CHATIMENTS DE L'IDOLATRTE SOUS l'aNCIENNE LOI
Si l'un des principaux objets de la politique des Hébreux était de leur enseigner l'unité de Dieu, l'extermination de l'idolâtrie n'en était qu'une fin subordonnée. Jéhovah, le Dieu des Israélites, était le chef de l'état. Il était le Roi théocratique du peuple, qui les avait délivrés de l'esclavage, et auquel ils avaient volontairement juré fidélité. Conséquemment, l'idolâtrie, pour un Israélite, était un crime contre l'état, un crime politique du caractère le plus grave, une haute trahison contre la majesté de son Roi. Mais c'était plus encore. Tandis que l'idolâtrie chez les nations étrangères est stigmatisée simplement comme une abomination aux yeux de Dieu, et qui appelle sa vengeance, le péché des Israélites est considéré comme une énormité plus frappante et comme une faute morale plus grande... Les individus et les peuples sont également soumis aux rigueurs du code. Le particulier coupable était condamné à mort.^ Ses plus proches parents n'étaient pas seulement tenus de le dénoncer et
I ExoD. xxn. 20.
de le livrer au châtiment; ^ mais ils devaient encore, de leurs propres mains, porter le premier coup, lorsque sur le témoignage au moins de deux témoins, il était lapidé. ^ Tenter d'entraîner les autres à ce crime était une égale énormité. 3
On peut mentionner d'autres châtiments déterminés par l'Ancienne Loi pour punir le crime d'idolâtrie. Des Israélites qui adorèrent le veau d'or: « il y eut environ vingt -trois mille qui furent tués ce jour-là. » 4 De ce même peuple, vingt-quatre mille hommes furent mis à mort, pour avoir cédé aux sollicitations des filles de Moab, avoir pris part à leurs sacrifices, en avoir mangé et avoir adoré leurs dieux. «C'est pourquoi le Seigneur étant irrité, dit à Moïse : Prenez tous les princes du peuple, et pendez les à des potences en plein jour, afin que ma fureur ne tombe pas sur Israël. » 5
Nous avons encore l'histoire de Jéroboam. Il avait fait élever deux veaux d'or, à Dam et à Bethel. Il pécha et poussa Israël au péché. Le Seigneur livra Israël à ses ennemis, désigna un autre roi, et infligea plusieurs autres châtiments à Jéroboam et à Israël. Et Salomon, Achab, Manassès, et plusieurs autres rois, aussi bien de Juda que d'Israël, furent punis avec le peuple pour ce même crime. « Le Seigneur abandonna toute la race d'Israël : il les affligea, et les livra en proie à ceux qui étaient venus les piller, jusqu'à ce qu'il les rejetât entièrement de devant sa face. Ceci commença dès le temps qu'Israël fit schisme, qu'il se sépara de la maison de
1 DeUT. XIII. 2-20.
2 Deux. xvii. 2-5.
3 Ibid. xiii. 6-10. — Voy. Smith : Diction, de la Bible.
4 ExoD. xxxii. 28.
5 NOMBR. XXV, 3, 4.
Il6 LES COMMANDEMENTS
David, et que les dix tribus établirent Jéroboam, fils de Nabath, pour être leur roi ; car Jéroboam sépara Israël d'avec le Seigneur, et les fit tomber dans un grand péché. Les enfants d'Israël marchèrent ensuite dans tous les péchés de Jéroboam^ et ils ne s'en retirèrent point.» ^