‹ Les Commissaires de l'Assemblée Législative et de la Convention Depuis la Révolution du 10 Août 1792 jusqu'en Avril 1793Chapitre 75 sur 104 · Arch. nat. D XL, 15, n · texte numérisé non relu

Arch. nat. D XL, 15, n

6, Arch. nat. D XL, 17, n° 99.

Porrentruy en vertu d’un traité du 20 juin 1789 entre le roi de France et l’évêque de Bâle, les commissaires le requièrent d’y maintenir l’ordre public et veillent à ce que le traité soit fidèlement exécuté (1).

Is ont encore à s'occuper de la question des approvisionnenents de l’armée du Rhin. Leur mission se termine brusquement, un décret du 28 août (2) pris sur l'initiative de Cambon, rappelant tous les commissaires envoyés aux armées. L'assemblée rapporte bien le 4 septembre son décret et proroge les pouvoirs de ses commissaires. Mais ceux délégués à l’armée du Rhin viennent de rentrer et font le RU leur rapport d'ensemble (3).

Les commissaires à l’armée du midi, Gasparin, Rouhier, Lacombe Saint-Michel, trouvent Montesquiou en son camp de Cessieux, après qu'il vient d’adhérer offciellement au mouvement de la capitale (4).

Cette manifestation paraît d'autant moins sincère aux envoyés du Législatif, qu’ils sont circonvenus par les ennemis personnels du commandant de l'armée du Midi, le maire de Lyon Vitet et le lieutenant général de Hesse. Aussi, n'en réclament-ils pas moins sa destitu-

tion (5).

1. Lettre du 28 août à la commission de correspondance. Arch. nat. D.X.,84,5,.86,

2 Arch. Part, t 49,075

3 Arth nat. CG. 173, n° #25,

4. Lettre de Montesquiou au ministre de la Cruerre Servan, 45 août 1792, Ternaux, Terreur, III, 449.

5. Pour toute cette affaire, voir l'ouvrage de Jung ; Dubois- Crancé, I, 262 à 264.

Les commissaires à l’armée du Nord : Delmas, Bellegarde, Dubois-Duboy, chargés de visiter les corps d’armée sur la frontière entre Dunkerque et Maubeuge, se dirigent sur CRmbrai (1) et Valenciennes. Là ils appellent à eux Dillon et Dumouriez.

Dillon qui avait d’abord obéi à l’ordre de La Fayette de faire prêter serment par ses troupes à la Constitution de 1791 (2) se rétracte et obéit aux commissaires. Dumouriez se prononce hautement pour la révolution et promet à l’assemblée l’appui de son épée. Il en est récompensé en étant nommé sur-le-champ au commandement de l’armée du Nord (3).

Le 20 août, Dumouriez avec l’appui des commissaires, place Dillon à la tête des forces réunies à Sedan sous le nom d'armée des Ardennes, forces qui constituent en fait un simple détachement de l’armée du Nord. Mais le jour même, l’assemblée décrète que Dillon a perdu la confiance de la nation et le ministre de la Guerre Servan le destitue (4). Cependant Dumouriez toujours soutenu par les commissaires insiste auprès du ministre (5) et obtient le maintien de Dillon (6).

Les commissaires Delaporte, Lamarque, et Bruat sont envoyés le 20 août auprès de Lückner commandant

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