‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 130 sur 292 · DES · texte numérisé non relu

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lien sans le consentement exprès de M. le commandeur ou de ses officiers et représentants ; et pour l'entrée il est perçu, comme droit seigneurial, la somme de 9 livres, 6 pour la communauté et 5 faisant on tiers en sus de ce que les habitants perçoivent du sujet a entrer et recevoir parmi eux, lequel, ë défaut de paiement, peut et doit être expulsé, aucun habitant ne pouvant le réfugier, lui louer appartement ou maison, sous peine de dommages-intérêts....

ti Nous (les habitants) reconnaissons que relativement à la transaction du 27 décembre 1501, nous sommes atlenus à toutes les voilures par corvées nécessaires à faire pour aleviner la partie du grand étang de ce lieu qui appartient à M. le

commandeur Déclarons que tous bouchers de

ce lieu ou deforains qui vieunent tuer et abattre bestiaux, ne peuvent les tuer et vendre les viandes sans que les officiers de justice cl police n'en aient fait la visite..., et au surplus que toutes les langues des bestiaux tués appartiennent a M. le commandeur , et aux officiers de justice le droit de taxer les viandes (il en élait de même pour les boissons).

n Nous (commissaire) reconnaissons que tous les sujets et habitants de celle seigneurie ont le droit de grasse et de vaine pâture pour tons les bestiaux de leurs nourris sur toute l'élcndac des forêts que Mgr l'évêquc de Metz a dans la châtcllenie de Fribourg, que ce droit élait ci -devant illimité ; qu'au-delà de ce droit de grasse et vainc pâture, ils sonl encore usagers dans les mêmes forèls de l'Evèché sur la chàtellenic de Fribourg ez droits de marnage, affouages et cloisons, mais que ces droits sont aménages et restreints par jugement de la Réformation, du 16 avril 1746. (Suit l'exlrait de ce jugement.)

n Se sont confessés lesdits habitants obligés envers la commanderie a l'acquit de la laillc seigneuriale de 5 florins par année, faisant 4 livres 5 sels 9 deniers, cours de France, pour rétribution de la liberté accordée par la transaction de 1596, d'exercer le vain pâturage sur le ban de ce lien et de pâturer dans les forêts de Sapenholtz, ez lieux et taillis déclarés défensables, et de conduire leurs troupeaux à la vaine pâture dans les étangs de la seigneurie, lorsqu'ils sonl vagues et vuides, n'étant pas libre même de mettre en lerrasc le grand élan?, et l'interdiction en ayant été prononcée contre M. l'évêquc de Metz et le sieur

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commandeur, pour que le droit de pâturage reste cutier au profit des troupeaux des seigneurs et de la communauté.

h Ont avoue de même qu'au jour de foire et à l'Exaltation de ia sainte Croix, après que M. l'évéque de Metz, par ses officiers châtelains de Fri. bourg, a, pendant 24 heures, exerce ses droits de taxe des vins, de perception de 4 pois sur chaque lavcrnier, et les droits de chasse, justice, amendes, foires, ele, le sieur commandeur le reprend à midi, et à lui appartient alors le profit des droits de taxe... » (Comm. de Saint-Jcan-dc-Bassel.)

Les comptes du domaine de Dieuzc, pour l'année 1663, disent que, u pendant les guerres, le village de Desscling a été entièrement ruiné, désert et abandonné, n

Desseling a été érigé en succursale en 1802.

Patronne, sainte Barbe.

DEUX-MAISONS (les), censé, territoire de Dathain, composée d'une maison.

DEUX-RIVIÈRES, censé, dépendant de la commune «TAbreschcviller.

DEUXVILLE. Par lettres datées de l'an 13*7, Marie de Blois, duchesse de Lorraine, fait, avec Thibaut, comte de Blàmont, louchant <• les entrefaites de leurs hommes de Lunévillc et de Douville, n un accord par lequel elle pardonne au comte et h ses hommes tous les maux qu'ils ont faits sur ses Etats et pays. (T. C. Blàmont.)

On voit, par une transaction passée en 1384, que l'abbaye de Clairlieu était obligée de fouruir des missels pour l'église de Deuxvillc. (Abb. de Clairlieu.)

Le 8 aTril UJ47, Jean de Villey, contrôleur de la dépense ordinaire du cardinal de Lorraine, donne son dénombrement pour une maison de fief qu'il possédait à Deuxvillc. (Cart. Fiefs de Nancy cl Vosges.)

Le 29 juin 1664, Catherine dcPulleuoy, épouse de Jean-Claude dc~Lavaux, fait ses reprises pour moitié des seigneuries de Deuxvillc et Nébing. (Cart. Reprises.)

Enfin, le 16 avril 1716, Léopold cède à Antoine Le Clerc et Charles Chéron (orfèvre et graveur), a cause de Jeanne Le Clerc, sa femme, une pièce de terre arable silnée au ban de Deuxvillc. (T. C. Lnnéville 3.)

Une nommée Epvate, fille de Jean Willermin, de Deuxvillc, s'étanl accusée elle-même de sortilège, fut exécutée le U février 1622.

Les habitants de ce village devaient an seigneur les rentes suivantes, qui se comptaient le dimanche après la Saint-Jean-Baptiste : m Le laboureur faisant sa charme entière 9 gros et 16 resaux par moitié blé et avoine, mesure ancienne de La néville, lu demi-charrue et le quart à l'équipolenl. 'Le manouvrier marié un gros 8 deniers, un chapon cl 5 poules ; le manouvrier veuf un gros 8 deniers et un chapon, la femme veuve 12 deniers et 3 poulies, et les nouveaux mariés aussi un gros 8 deniers et un chapon. » (Domaine d'Einville.)

Le village de Deuxvillc fut entièrement dépeuplé pendant les guerres du XVIIe siècle : en 1647, il n'y avait plus d'habitants ; eu 1654, on y comptait seulement 2 ménages, et 4 en 1660. Il y avait 63 feux en 1768.

On lit dans l'Etat du temporel des paroisses : u II y a deux paroisses appelées Deuxvillc, l'une (ftte Dcuxvillc-Notre-Dame et l'autre Deuxville-Sainl- Epvre. Elles ne forment néanmoins qu'un village et une seigneurie qui appartient en hante, moyenne et basse justice à M. de Vilrimont dont les officiers connaissent des causes en première instance ; les appels vont an bailliage de Nancy.

u Dcuxville-Nolre-Damc. Il y a au village une église qui est la paroisse de Notre-Dame et qui est presque en ruines ; on n'y fait plus le service depuis six ans. Celte paroisse est séparée de celle de Saint-Epvre par un ruisseau, ce qui fait qu'on l'appelle Notre-Dame de la Outre.

u L'église de la paroisse Saint-Epvre est snr la montagne voisine éloignée du village ; il n'y réside personne qu'un fermier de la métairie dite de Saint-Epvre. Il y avait une chapelle de Notre- Dame-dc-Pilié, fondéo par Pierre Le Clerc, cure de Saint-Epvre et doyen de Port, mort en 156^, ainsi que l'indiquait son épitaphe, placée dans celte chapelle. L'église de Saint-Epvre a été rebâtie en 1713. « (E. T. et P.)

Deuxvillc a été érigé en succursale en 1802.

Patron, sainl Epvrc.

DEVANT -HUMBEP AIRE ROCHE DE LA GRANDEUR, censé, territoire de Berlricbamps.

DEVANT-LA-COTE-DU-ttOULIN , hameau faisant partie de la commune de Pirrrc-Pereée ; il renferme 8 maison*, 8 ménages et 40 habitants.

DEVANT-L'HUIS, écart de fîiriviller.

D1ANNE-CAPELLE. Ce village est appelé tantôt Cap-Diane, Cappcl-Dianne, tanlé-l simplement Capj)cly et dans un acte administratif de

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4810, Dianne-la-Chapelle. Le plus ancien litre où il en soil fait mention, est une obligaliou de 100 florins, faite, en 1427, par Jean de Fénétrauge à Coleman, nrchiprélre de Videstroff, sous l'hypothèque de l'étang situé près Cappel, et du grand étang proche Fribourg. (T. C. Fénétrange.)

Ce village fat ruiné, comme presque tous ceux de la terre de Fcnétrange, pendant les guerres du XVIIe siècle ; ce fait est attesté par une requête adressée, en 1707, au prince de Vaudémonl, par les habitants de Dianue-Capclle, à l'effet d'obtenir l'uulorisalion et les moyens de rebâtir leur église. lis disent : u que ledit village, avant été désert pendant un très long temps, en sorte qu'il a été inhabité et toutes les maisons reversées de mauière que les bois y étaient escrus, il a commencé à se rétablir depuis environ 2» à 25 ans, en sorte que présentement il y a li> hbitants qui se sont efforcés de rebâtir et défricher quelques terres pour leur subsistance, y ayant encore actuellement plus de 12 à 1,400 jours de terres en friches ; et comme, par ce rétablissement d'habitants, qui s'augmeule tous les juors, il leur est de nécessité de faire rétablir leur ég!i>e et d'avoir un vicaire pour leur administrer les sacrements et faire Toflice divin, qu'ils sont obligés d'aller à Kcrprich... »i Pour ces motif», il» demandent au prince de leur accorder la coupe de 200 joors de terres en friches pour les aider au rétablissement de leur église... « (T. C. Féoélrange 4.)

Il parait qu'il fut fait droit à cette requête, car oa lit dans la Déclaration fournie en 175S par ta communauté de Dianne-Capelle : u Ce village est un pauvre village et a un mauvais finage ; il est composé de 27 laboureurs et 27 manœuvres qui «itit pauvres ; ils ont cependant bâti une maison de cure il y a 5 ou G ans, sans aide, et bâtissent actuellement une église qui sera fort belle ; elle est à plus de moitié. S. A. R. leur a abandonné GOO cordes de bois qui leur ont produit environ 2.0UO livres ; ils ont bien besoin de secours...»..*

On a trouvé, vers la fia de l'année 1848, à Dianne-Capelle, une petite statue équestre presque semblable à celle qui a été découverte à Sarrdtonrg, et dont j'ai donné la description dans la Slatiiti/ptc (p. 538) ; mois celle en question est très-petite (un pied de hauteur) ; elle est en pierre 4e taille blanche ; le visage Cat sans barbe, renfoncement du cou assez prononcé ; la main droite,

dont les quatre derniers doigts sont étendus et rapprochés, semble embrasser l'oreille comme si le cavalier voulait mieux culendrc un son ; la main gauche lient la bride du cheval ; une espèce de robe descend jusqu'aux genoux du personnage; la jambe droite est portée en avant ; la gauche est fléchie, portée en arrière, et le pied appliqué contre la cuisse correspondante du cheval ; ce qui reste des jambes de ce dernier indique qu'il .était lancé au galop. La main qui est appliquée contre l'oreille est percée d'un trou qui était traversé par un instrument, un javelot peut-être ? Ce visage sans barbe n'cst-il pas celui d'une femme? t'atlilude du cavalier qui semble écouter n'esl-cllo pas celle d'un chasseur ? Ne serait-ce pas uu reste du culte de Diane ? Du reste, ce n'est la qu'une pure supposition. Il résulte d'anciens documeuls qui sont à Dianne-Capelle, que remplacement de ce village s'appelait autrefois Cappel-Wall (forêt de la Chapelle), et que le nom de Dianne n'y a été ajouté que lorsqu'il a été habité plus lard par une dame de la maison de Fénétrange, appelée Diane (Diane de Dommartin), circonstance qui porterait à croire que le nom de ce village ne viendrait pas, comme quelques personnes oui pu le croire, d'un temple consacré à celte divinité. (Note communiquée par M. le docteur Marchai, de Lorquio.)

La supposition émise par M. le docteur Marchai, est confirmée par un passade d'un Mémoiro sur la baronnic de Fénélrangc, réd:;;é vers la lin du XVII0 siècle ; on y lit : u Dianne-Cappellc est un village bâti depuis environ 30 ans en ça, et por!e le nom de feue Mu,e la marquise d'IIavré (Diane de Dommartin). Il y peut avoir 60 bourgeois catholiques. Le prince de Salm y a un 8e à cause de l'acquêt de Hoonolslein ou Landspcrg, cl est collatcur de la cure ù l'exclusion de tous autres ; les sujets sont de même nature et condition que tous autres (voir l'article i't'nrt range), hormis qu'ils ue doivent point de corvées, sinon pour les étangs, n

Diaunc-Capclle, qui avait été érigé en succursale en 1S02, puis (li>07) annexé a Kerprich-aux- Bois, a été de nouveau érigé en succursale le 20 février 1840.

Patron, saint Deuis.

DIAHVILLE. Le mercredi après Pâques 1344, Jacques de Maisoueelle, écuyer, et Agnès d'Acraigne, sa femme, vendent h Colarl de Prayc le

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tiers du flef que Fourquaulx de Praye tenait aux bau cl ville de Diarvillc.

Eu 1.183, Geoffroy de Fontenoy quille Pierre de Geuève et de Vaudèmont d'une somme que celui-ci lui devait pour le réachat de la gagère de Diarville.

Le 18 mai 1411, Ferry de Lorraine, comte de Vaudèmont, abolit les mains-mortes au village de Diarville, et quille les habitants de certaines redevances auxquelles ils étaient allenus : u Nous, Ferry, etc. Faisons savoir... que... nous sommes informez par noz officiers, sur le faict de noslre ban de Dyarville, qui ù présent est mouli amanry, et que bonnement ilz (les habitants) ne puellenl paicr les droitures que nous sont dehues, ne faire les services que nous doient à cause de noslredict conté de Vaudemoul, ne auxi ilz nepuelientpaier à nous ne à nos parsonniers dudit ban les drois et charges debties chacun an tant eu argent comme en biefs el aullres choses , et pour ces causes, et à celle fin que noslredil ban puisse revenir en dehu estai, considérant le profût de noslredict conlé, nous, comme seigneur el souverain dudict ban et ville de Dyarville, nous avons acqnilé nosdis hommes el femmes supplians dudict ban el ville, culx cl leurs hoirs, de tous les debilz, droictures, renies el revenus dehues a lever en noslredict ban....

n Item avons nousencoraccordei, pour nous el ponr noz parsonniers, que nosdis hommes nous paieront chacun an ponr les tailles d'argent que nous sonl dehues, jusques à dix ans l'ung après l'a u lire eusuy vaut après le datum de ces présentes, c'est assavoir pour la taille de wayn quatre livres et quarante soulz pour les despens, el pour la taille de mars qualre livres et quatre soulz pour les despens, et pour la taille de may et pour les despeus soixante soulz, cl toutes lesdictes tailles à deniers toullois. Item des biefs, accordons que pour le gieslqueon nous doit à l'Ascension Noslre Dame, nous avérons quarante resaulx d'aveine, et les gelines pour la partie de Dyarville, cl pour le giest d'argent dehus a noz chanoines de nostre ville de Vaudcmonl pour la partie de Dyarville, paieront quarante soulz de pelis tournois, et pour la partie du val de Guigney, ce que bonnement se pourrai lever.

« Item de la mortemain el eschoiteque nous est dehue à avoir oudil ban des meubles de noz hommes et femmes qoe trcspassenl de cestui monde

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sens hoir de leurs corps, noua Collons et voulons que le plus prochain hoir les ait ainsi et par telle manière que les héritages eschoienl el doient esebeoir, c'est assavoir h ceulx el h celles que sont el seront demourans en noslredict ban de Dyarville el uon aullremenl.

« Item encor voulons que nulz defourain (étranger) de uoslredicl ban oc puissent tenir nulz héritaiges que sont à nous el aux dames de Remirexnoal c ilz ne sont bourgeois dudit ban, ainsi comme la couslume el droit Sainl Pierre le requiert.

n liera auxi voulons nous que tuil ceulx qui revenrool en nostredicl ban tant aux Afandres villes comme aultre part, sont et seront quittes de lous debis d'argent, de tailles et de biefs le terme desdiclea dix années.

n Hem des tailles de bief que l'on doit tu chanccllicr (de l'église de Rcmiremonl) et à Jtrffroy de Fonlenoy, noslre vouai (voué), lesdis de Dyarville paieront chacun an 40 resaulz tel bief et telle mesure comme ou les doit d'anciennetey, saulf el réservé que après Tescomplissemenl desdicles dix années, noz drois, rentes, revenus et services... seront et revenrool on point et en la forme que nous et noz officiers les ont receues...

n Hem nous par cspecial retenons noslre bau! le justice el auxi le cor et le cry et chevauchiée que l'en nous doit ondil ban pour deffendre nostre contei de Vaudemoul loutesfois que besoing nous serai el reqnis en seront nosdis hommes.

« Item nous voulons que noz hommes dudict lieu aient toutes libériez, couslumes es boix el ûnaignes de leur ban comme ilz ont eu ensiennement.... n

Le 21 avril 1438, Didier de Mous, écuyer, seigneur de Praye, déclare qu'il a engagé à Ferry de Ligniville, seigneur de Tanlonville, la moitié d'un quart en la terre et seigneurie de Praye, ex villages de Diarvillc, Mandreville et Dommarie, tant en hommes, femmes, tailles, rentes, cens, étaugs, que bois, blé et autres choses, moyennant 200 francs. . ,

Le 13 mars 1444, Jean de Brixey, seigneur de Fontenoy, vend à Antoine de Lorraine, coin le de Vaudèmont, et ù Marie d'Harcourl, sa femme, les part et portion qu'il avait ez terres el seigneuries de Praye sous Siou, Diarville, Mandreville, Dommarie, Vaudèmont, Vézclise , Forcelles Saint- Gergonne, Veroncourl et dépendances, moyenuaut huit vingt francs.

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Par lettres datées du 23 mai 1448, Milel d'Au- Irey et Jean, son frère, tant en lear nom qu'en celui de Jeanne, leur sœnr, vcndcot el transportent à Antoine de Lorraiuc, comte de Vaudéraoot, ce qu'ils avaient el prétendaient avoir « en naefz (oeuf) homme* de fer en la ville et ban de Je Dysreville, » pour la somme de 400 vieux florins d'or du Rhin. L'année suivante, lors de la teoue des plaids annaux à Diarville par le maire de Fraye, le procureur du comte de Yandémonl demanda qu'on lui délivrât ces peuf hommes de fer, dits aussi les restaurés. Mais le chancelier de l'église Saint-Pierre de Remiremont, laquelle possédait une partie de la seigneurie de Diarville, s'opposa à celte délivrance. En 1452, la même demande fut encore renouvelée , mais les dames de Remiremont, conjointement avec les habitants, «posèrent au comte « que la poure ville de Diarville est destreut (détruite) cl diminuée, et s'il convenoit que mondit signour de Waudemonl bit (eut) lesdits ix hommes reslourcis, se seroit nnc pileusse chouse pour mez dames de Remiremont, el ausy pour lesdits habi tans de Diarville, et qu'il convenait que le résidait desdits habitons pjiessoicot (payassent) les droitures qu'il ont acostnmei de paiier... » En conséquence, ils prient le comte de se contenter de ciuq hommes. On ne dit pas si ie comte accepta celte transaction ; el il esl assez probable que les contestations continuèrent, car, le 2 octobre 4470, Ileué 11, étant an camp devant Nancy, donna des lettres patentes portant abolition de ces ueuf hommes. Voici quelques passages des lettres de ce prince ; elles aideront à faire comprendre ce qu'on entendait par ces tommes de fer ou restaurés, dont j'ai trouvé plusieurs exemples (1) :

o René, etc. Comme... Anthoinc, jadis coule de Vanderaonl..., nostre aycul..., eust acqueslé

(1) Il y avail, au ban d'Arches (Vosges), des hommes restaurés ou restaurables , dont la condition esl ainsi indiquée dans l'Etat du domaine : u 11 y a, sur ce ban, 41) sujets appelés les hommes restnrables , appartenant entièrement au roi el sujets à la maiu-morie et autres droits ; en considération de cette servitude, ils sont exempts de porter aucun office au bat), cl, au surplus, contribuables aux aides ordinaires cl aux autres devoirs de la prévôté. »» Il esl probable que les hommes Je fer de Diarville ne jouissaient pas des franchises accordées, en 1411, par le comte Ferry aux autres habitants de ce village.

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de Jehan d'Aultrey... ueuf hommaiges appeliez vulgairement restaurez, autrement dit hommaiges de fer, que ledil feu d'Aultrey disoit h lui appartenir en la ville de Dyarville, lesquels sont ainsi appeliez pour raison de ce que au deffault d'eulx ou l'un d'eulx il loisoit audit d'Aultrey, de prendre et retenir audit Dyarville les autres hommes d'icclui lieu, tant que lousjoors ledit nombre de neuf fut rempli, lesquetx hommes ainsi prins et retenus jusques audit nombre estoient nuemcnlet pour le tout de ta dominacion, jurisdiction, puissance, proffil el service de noslredit ayeul, et de ce tant par lui, h la csusc que dessus (par suite de la vente qui lui en avait été faite), comme par feu nostre perc et par nous à cause de nostredit conté de Vaudcmont, avions le droit et aclucle possession de la pluspari d'icenlx hommaiges, sans ee que les... dames de Remiremont ne la justice ordinaire dudit Dyarville, que appartient à nous et susdites dames, ne aycul cognoissance, jurisdiclion ne domination sur yceulx hommes, sçavoir faisons que.... pour hosier en l'advenfr toute matière de division entre les justiciers et officiers de noslredit conté cl les noslrcs et desdiles dames audit Dyarville, et affin que icelle

ville soit habitée de plus grant peuple , avons

remis, abolys et du toul extinclz les neuf hommaiges dessusdits...., en remectanl des à présent.... tous ceulx que au temps du datum d'icclles lettres avoienl lesdits hommaiges en et soubz la seigneurie, jurisdiction et loy commune de ladite ville * (L. P. 1476-78, et T. C. Remiremont.)

Le 27 octobre lî>G3, Pierrcsson Cuérard, prévôt d'Arches, donne son dénombrement au dur de Lorraine pour ce qu'il possède à ITousséville, Diarville, Jevoncourl, Xirocourl, Saint-Firmin, Prayc et Veroncourt.

Le 2 mai 1013, les habitants de Diarville obtiennent, moyennant une certaine redevance annuelle, d'essarter les contrées de ponrpris de îlanonchamp. (T. C. Vaudémont domaine.)

Le 0 mai 1708, la Chambre des Comptes de Lorraine ascense a Charles-Antoine Royer, seigneur de Marainville, intendant des plaisirs du duc Léopold et premier contrôleur de son hôtel, la terre el seigneurie de Diarville, en ce qui appartenait à S. A. R., moyennant un cens annuel de 500 francs. En 1730, la haute justice et la moitié en la moyenne, basse el foncière de la sci-

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gneuric de Diarville, furent asccnsées, pour une redevance annuelle de 1,'iOO fraucs, monnaie de Lorraine, à Charles Royer, premier maître d'holel de Léopold. (T. C. Vaudémont additions.)

Voici, d'après les comptes du domaine de Vaudémont, quelques-unes des redevances et servitudes auxquelles étaient soumis les habitants de Diarville : u Ils sont tenus faucher la moitié du breuil des Chevaliers, séant au han de Saxon, et les habitants de Prayc l'autre moitié, et on leur doit du pain, dos aulx et du fromage raisonnablement et de l'eau ; et doivent faner et amasser l'herbe dudil breuil pour la moitié et le mettre en un monceau et sur chacun laisser un râteau, la queue ou pique de sapin que le maire dudil lieu doit fournir... Les habitants sont sujets à la garde de la ville et château de Vaudémont.

« Si aucun a desservi la mort à Diarville, pour savoir à qui sera l'atlrahiere, les habitants disent qu'elle demeure aux hoirs et le corps au comte de Vaudémont, cl le comte peut faire abattre la festc (la toiture) de la maison dudit mort si on ne le rachète par censive mettre dessus ou autrement, et dient qu'ils ont ouï et retenu des anciens que les trois maisons, savoir : la maison Jean Masson, Wanllrin Frenel et la maison Mcngenot Cuidiers, sont venues par tel cas à Monseigneur.

»t Les exploits de justice se tiennent deux fois Tan et se jugent par le chancelier de Remircmonl assisté du procureur général du comté, qui les modère cl les ramène à tel prix que bon lui semble, la moitié appartenant à Monseigneur et l'autre aux dames de Remircmonl, et si partie grevée «iemaudail jugement d'une plus haute amende qu'elle ne devait être, se jugerait par ceux du ban.

»» Le maire de Diarville doit chacun an à Mgr le comte de Vaudémont quatre services de poisson, et les doit porter en quel lieu ledit seigneur soit en son comté de Vaudémont.... «

Ce village fut régi, jusqu'en 4017, époque où le duc Henri crut devoir l'abolir, par une coutume bizarre, appelée le droit Saint-Pimi-, *» en vertu do laquelle le (ils emportait les deux tiers de la succession de ses père, et mère, contre la fille pour un tiers seulement, voire même quand il u'y eût eu qu'un fils cunlre plusieurs tilles ; aussi, n'y ayant qu'une fille seule, elle emportait le tiers contre une multitude de fils. « Par lettres patentes du 10 décembre 1617, Henri II abrogea que ses officiers prétendaient percevoir deux

cette coutume cl ordonna qu'à l'avenir les successions de biens meubles et immeubles se régleraient et se partageraient d'après les usages «h comté de Vaudémont. (L. P. 4617.)

En 1585, une uomméc Mengcolle, veuve de Nicolas Gcncvrie, de Diarville, fut brûlée comme sorcière.

Ce village, de même qoe les autres du comté de Vaudémont, fut affligé, en 1632, de la perte et du passage des gens de guerre , notamment de l'armée française. En 1607, il n'y avait, dit l« comptable charge de percevoir les rentes, u aucun habitant, à cause du temps, n C'est il c«llc époque, sans doute, que disparut le village de Mandretille, dont il est question dans quelqucs-uus des titres qui précèdent. En 1709, Diarville comptait environ 40 habitants, et près de 100 en 1738. La paroisse'compreuait les villages de Gogney et de Housséville.

Diarville a été érigé en succursale en 1802, avec Housséville pour annexe.

Patron, saint Epvre.

DIEULOUARD. Quoique les découvertes fait* aux environs de cette localité puissent faire présumer qu'elle remonte à une époque fort éloignée, toujours est-il qu'aucun document authentique antérieur à l'année 4028 n'en fait meoliou : c'est de celle année que sont datées les lettres de l'empereur Conrad pour le prieuré de Gellamont, fondé près du château de Diculouard.

^An mois de décembre 1230/(iobert, seigneur d'Aprcmont, confirme la donation testamentaire faite à l'église de Sainl-Laurcnl de Dieulouard, par son cousin Warnier, de 5 setiers de fromeol cl de lî rauids de vin à prendre sur les revenus de sa vouerie de Dieulouard ; lesquelles chose< relevaient en fief de Gobert, comme seigneur dudil lieu. (Coll. S.-G. et P.)

En 1240, Raoul, évèqnc de Verdun, et Thiébaut, comte de Bar, font un accord dans lequel il esldil, entrautres choses, que le comte ni ses héritiers ne pourront retenir en leur terre ni eu leur pouvoir les hommes sur lesquels révoque fait taille, «i sauf Penlrecors des borgois des villes franches qui purent aler là où il vuclenl, et sauf l'cnlrecors de mariape de la terre de Deulowarl cl de la terre de Slcnnin. n (T. C. Bar fiefs.)

En V2oQ, les chanoines du chapitre de Dieulouard s'étanl plaints à l'évéque de Verdun de ce

parts dans la dîme de vin des vignes de Dieulouard, l'évéque déclara que lesdits chanoines avaient droit à lontc la dîme des vignes plantées et a planter en-deçà de la Moselle.

Une charte d'Henri, évêque de Verdun, de l'an 1325, porte qne, pour éviter tous différends qui leurraient s'élever entre lui et ses gens d'une part, et les doyen et chapitre de la ville de Dieulouard, d'antre part, il reconnaît que le doyen duJit chapitre a droit de tenir troupeau à part de menues bêles sur le ban de Dieulouard, sans contredit de qui que ce puisse cire... Item doit panre et avoir ledit doyen le lier don prouOl don «ael de nostre chaslellcrie de Dculcwart et doit ooeorc avoir et pourler une des clefs dou sael don thabcllion de nostre dite chastelleric ou faire pourteir par autres personnes soufisant de sondil chapitre, n II déclare que ledit doyen peut entrer et sortir du château toutes les fois que besoin sera; < et outre, s'il avenoil que ledit doyen prenoil alcuns de ses snbges, clers ou autres, il les ptiet mettre eu nostre dit chaslel et li doftus (doivent) *ardier nous sergeus en semblant menierc que broient pour nous. Item lui li habitons de nostre dite fourleresse sont et doient estre perrochies 'paroissiens^ doudit doien et avec ccailuis (ce) nous officiers de ladite ville de Dieulewarl, pro- Tois (prévôt), maire, cchaivains, doiens et tous autras que par nous sont affranchis de lotir rentos, sont et doient estre dou parochaige doudit doien tant et si longuement comme ils démolirent eu lonr dite franchise, u

Nonobstant celle déclaration, une contcslalion s'éleva, en 1529, entre les chanoines et le sieur Albert, cure de l'église paroissiale de Dieulouard, u <ur ce que lesdits du chapitre prétendaient que buis les nobles, franches gens, leurs femmes, ensuis, ménages, tous les clers, leurs femmes et pofauts, élaicut leurs paroissiens, et sur ce que ledit curé soutenait qne les femmes des clercs devaient cire ses paroissiennes, u Henri, évéque de Verdun, pris pour arbitre, t» juge qne les femmes des clers doivent être de la même paroisse que leurs maris. » (Coll. S. -G. et P.)

En i~ô{, Rolin Wyllequans, prévûl île Dieulouard, déclare tenir en licT et hommage du cûtiilc de Bar ce qu'il a d'hommes et de femmes à Diculouart, et devoir la moitié de trois semaines de garde au château de Mousson.' (T. C. .Nancy.) b mèinc aunée,"*"lluart de"Bcaufrcmont donne

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une déclaration conçue dans les mêmes termes, (T. C. Foug.)

Par suite d'un échange fait, en 1471, entre le chapitre et le curé de Dieulouard, le premier emporte la masure ou maison ruinée de la corc, près de la pelile église, et le curé une maison lieudit sur la Roche. '

Le 28 janvier 4484, Marguerite de Pulgncv, Jtveuve dc^can de Lignivillc, donne au chapitre ce qu'elle pouvait avoir à cause de la vouerie do la terre et châlellcnie de Dieulouard, « ez menus deniers qu'on appelle les songntes (cens) des voels; n elle leur assigne, en outre, une rente en argent assignée sur différents héritages, notamment sur une chènevière lieudit h ta porte Iltisxon. En 1487, le chapitre fait le réachat d'un cens qu'il devait à Guillaume d'Haraucourl, évèqnc de Verdun, h cause de la vente que celui-ci lui avait faite d'uu terrain sis près la jtoriede Boulac, et sur lequel était construit un pressoir banal. Des actes de vente ou d'échange, passés vers la même époque, font mention de cantons du ban de Dieulouard, dont les dénominations semblent indiquer que celle localité était plus considérable anciennement qu'au XVe siècle ; c'est ainsi qu'on trouve, les lieux dils à la porte Gairjenel ou Guigcnel ; la porte du Pdquis ; vers la porte Goxcncllc ; la porte Saint-Laurent : le Vetit- Moutier; la Malmaison; enfin le lieu dit en Ruine»

Le 2G mars \:>0&, Jean Mcngin, doyen de l'église collégiale Saint-Laurent, donne au chapitre, "a la paroisse et à la communauté de Dieulouard, une grangcltc ou maisonnette, sise en la rue Saint-Laurent cl chargée d'un sou de cens annuel envers h chapelle Saint-Laurent dudit Dieulouard, pour la convertir en uuc maison d'école pour les enfants de la paroisse.

En 11)26, Jean de Ligniville, chevalier, vend à Henri de Saux, son cotisiu, les droits seigneuriaux qu'il avait «i Ville-au-Val-Saîiitc-Maric, Livicres cl en la vouerie de Dieulowart.

En 1ÎJ8I, le clnpilre cède il messire Afriran de Ilaiissonville une maison sise eu la nie Saint- Laurent, communément appelée la maison de la Trésorerie.

En 1021, Marie de Frcligny, conseiller d'Elat et gentilhomme de la chambre du due de Lorraine, vend à André des Porcelets, seigneur do Maillanoc, ce qui lui appartenait en la prévoie et

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en la seigneurie dite la seigneurie vouée de Dieulouard. Pareille vente fut faite, en 1622, par Bernard de Saint-lgnon, seigneur de Villers-le- Prud'homme, à Maries llicrosme, prévôt, gruyer et capitaine de Dieulouard.

Plusieurs pièces des années 4609 et 4635, font mention des réparations à faire à l'hôpital ou Maison-Dieu des pauvres de Dieulouard. Aucun titre antérieur ne fait connaître par qui ni à quelle époque cet hôpital avait été fondé.

On voit, par des déclarations des droits des seigneurs de Dieulouard, que l'évèque de Verdun, les doyen et chapitre de l'église Saiul-Lnurent et les voués pouvaient avoir chacun un four banal, une bergerie, un colombier et uu moulin à blé. Le droit de soignées ou Mngnéei, dû aux seigneurs voués, et dont il a été précédemment parlé, consistait en une redevance annuelle de 2 bichets d'avoine, mesure de I'ont-a-Mousson, cl 2 deniers d'argent, par chaque ménage. Cette rente se payait la veille de la Saint-Martin ; les femmes en couches en étaient exemptes, sauf a donner, en revanche, une tarte ou un gâteau cl un pot de vin. Les habitants de la rue Saint-Laurent étaient également exempts de ce droit.

Dieulouard était le chef-lieu d'un doyenné ecclésiastique qui comprenait 49 cures, 5 annexes, 45 chapelles, £ ou U oratoires et ermitages, un hôpital et une maison religieuse de l'ordre de Saint-Benoit, laquelle avait remplacé la collégiale de Dieulouard.

Ainsi que je l'ai dit en commençant, cette collégiale, appelée aussi Gcllamont, avait été fondée au commencement du XIe siècle ; elle fut supprimée et unie, vers le milieu du XVe, à l'église . Sainte-Croix de Ponl-a-Moussou, par le pape Calixtc, qui, en 1457, annulla sa bulle d'union. En 14G0, Pio II supprima deux prébendes de cette collégiale, et y établit quatre vicaires amovibles h la volonté du chapitre. Au mois de janvier 1181, le pape Calixtc IV y établit une trésorerie, a laquelle il unit la cure de Faulx et les revenus en dépendant, avec faculté au titulaire de cette dignité, la seconde du chapitre, de pouvoir faire desservir celte cure par '.m vicaire amovible.

L'église de la collégiale, de même que celle du bourg, axant été. ruinée* pendant les guerres qui désolèrent le pays, Hené II permit, en aux chanoines de porter processionuellemcnt , dans toute l'étendue de ses Elats, les reliques du glo-

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ricux martyr saint Sébastien, pour faire des quêtes afin de pouvoir réparer les églises Sainl-Liarent et Saint-Sébastien. En 1487, de nouvelles lettres paleules furent accordées aux chanoines pour renouveler ces quêtes, dont le produit devait être employé aux réfections el réparations de leur église, u laquelle, par les guerres du passe, fortune de feu et autrement, est chcule en dévolution et ruyne. n (L. P. 4486-89.) Ces réparations ne s'exécutèrent pas immédiatement, car, le 5 février 1544, le Ticaire-général de l'évèché de Metz publia un mandemeut portant invitation aux curés du diocèse de recevoir proccssionnellcmcnl, avec tontes les cérémonies de l'église, les rcliqnes de saint Sébastien, de Dieulouard, lesquelles seraient portées parmi le diocèse pour engager les fldèles h foire des cadeaux destinés aux réparations des églises de Dieulouard.

La collégiale Saint-Laurent ayant été réunie (1602) au chapitre de la Primatiale de Nancy, te dernier obtint, en 16U4, du pape Clément VlH, la permission de vendre les maisons canoniale», pour contribuer aux frais qu'il convenait faire pour établir cl loger ses chauoines. En 1606, le même chapitre, du consentement de son priant et des éveques de Verdun et de Tool, abandonna à des Bénédictins anglais u l'église anciennement collégiale de Saint-Laurent de Dieulouard, avec les cloches, ornements el au 1res meubles, plus le cloître, le jardin el la maison aliénant à ladite église, et antres dépendances, pour lesdils religieux y faire leur résidence et habitation, à charge par ces derniers d'entretenir l'église et les bâtiments comme le chapitre y aurait été obligé, t En 1609, ce dernier céda encore aux Bénédictins le haut d'une petite maison joignant la tour de leur église, le chapitre se réservant le bas poory faire son vin. (Il existe, aux Archives, plusieurs feuilles de plans de la maison des Bénédiclios.)

L'église Saiul-Laurcnt renfermait plusieurs chapelles ou chapellcnies ; c'étaient celle do Saiote- Calhcrine, fondée en 1346, par Nicolas de Oclon- \ille, doyen de la collégiale; celle de Sainl-Jean- Baplistc, dont la Primatiale avait abandonné la collation à la confrérie de Saint-Sebastien, établie en l'église paroissiale de Dieulouard ; celle de Notre-Damc-dc Lorcttc , située dans le cloître; la chapelle Notrc-Damc-des-Grollcs, fondée en 11)80, par Iluin Boisart, qui affecta a cette fondation, uu gaguage considérable sis au village de

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Sainte-Geneviève ; celle de Sainte-Croix, située près de la précédente, fondée, par Claude de Vitlers-le-Prud'horame, le 1er février 1392 ; eufin, celle de Saint-Erasme, qui ne fut érigée qu'après l'installation des Bénédictins.

Il paraît que le doyen do la collégiale remplissait les fonctions de curé de Dieulourd , sans eu loucher les revcuus, il était en même temps obligé d'assister aux offices et heures canoniales. Il se fit dispenser de celle obligation en 1553, en abandonnant au chapitre 50 quartes de blé de moulure qu'il avait droit de prendre annuellement sur le moulin du chapitre, •lit le moulin Saint -Laurent. Eu 1481, Jean Mengio, doyen du la collégiale, ayant remontré qu'il ne pouvait vivre décemment ni soutenir les charges aouexées à sa dignité, par la perle des biens ; attachés, causée u par les guerres, incursions et mires accidents survenus par le malheur des temps, n Julien, évêque de Sabine et légat en France, unit et incorpora les biens, droits et revenu» de l'église paroissiale de Saint-Sébastien à U dignité de doyen, à condition que celui-ci desservirait ou ferait desservir la cure. Lorsque la Primaliale eut été substituée aux droits du chapitre de Dienlouard, elle fit desservir la cure par un vicaire.

Le !> juillet Ib'Ot, Jean Mengin, doyen, et Nicolas Masson, trésorier de la collégiale, avaient foodé, dans l'église paroissiale de Dieulouard, une confrérie sons l'invocation de saint Sébastien, en laquelle H devait y avoir deux maîtres ou gouverneurs, élus par le doyen et le trésorier du chapitre et par les membres de la confrérie. Les statuts de celle pieuse association nous ont élé conservés.

La vénération que l'on portail au saint patron de la paroisse, attirail, a ce qu'il para il, chaque année, beaucoup de pèlerins autour de la châsse qui renfermait ses reliques ; aussi la vente de ses images, de même que celles de saint Nicolas au bourg dn Port, formait-elle une branche de commerce de quelque importance ; le monopole de cette vente appartenait au curé, qui l'abandonnait moyennant une redevance annuelle qui, eu 1507, s'élevait à la somme de 6 francs.

On sait, que les Bénédictins anglais, en s'élablUsant à Dieulouard , y avaieul importé une industrie qui jouit longtemps d'une graude réputation dans la province : je veux parler de la fabri-

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carion de la bière. Par lettres patentes du 7 janvier 1753, le duc François régla les droits auxquels ils seraient allenus pour la vcnle de cette boisson. 11 est dil, dans le préambule do ces lettres, que u les Bénédictins, depuis leur établissement, auquel les ducs nos prédécesseurs ont beaucoup contribué, sont dans une paisible et constante possession de fournir de la bierre à noire cour et aux principaux seigneurs de nos Elals... « (Ent. 1735.)

A une époque antérieure, Dieulouard possédait uoe autre branche d'industrie dont l'existence n'est signalée par aucun de nos historiens : on trouve, dans les (ilres de la Primaliale, sous les dates de laOO, 1587, 16(Hel 1669, des baux du u moulin à papier et bled, dil la Papctteric de Dieulouard, assis sur le Chaudrup au-dessous du moulin de Monseigneur de Verdun, n Ce « moulin à papier t. existait déjà au XV0 siècle : le 15 octobre 1580, les manans et communauté de la ville de Dieulouard ascensent à Alexandre de Nouviant, clerc juré de Pont-a-Mousson, u une pièce de pré fourrière, sise au long de la Tanche du Chaud Rupt, depuis le mouliu du seigneur, en liraut vers la papeterie.... n; cl le 1er juin 1485, Jean Guillcmey et Mengin Brocard , de Dieulouard, vendent à Jeau Mengin, doyen de la collégiale, ti uoe fourrière derrier le moulin à papier, entre le Chaud Rupt d'une part et le chemin d'autre. »

Dieulouard eut, enfin, un atelier monétaire appartenant aux évoques de Verdun ; on lit, à ce sujet, dans une dissertation insérée dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de France :

u Une charle, en date de 4552, indique la ville et le château d'Hallon-Chàtel comme étant le chef-lieu du temporel des évèques de Verdun. C'était là qu'ils avaient leur alelicr monétaire ; mais depuis que, en 1546, l'évéque Nicolas de Lorraine eul aliéné Hallon-Châtcl à la princesse^ Christine de Danemark, duchesse douairière de* Lorraine, les évèques de Verdun firent fabriquer leurs monnaies au château de Dieulouard. En 1608, le prince Erric de Lorraine, évèquc de Verdun, y faisait encore haltre monnaie, car Henri IV lui envoya Pierre Joli, sou procureurgénéral à Melz, pour le prier de lui céder le droit de frapper monnaie dans les terres dépendantes de son évèché. Erric y consentit... Le 11 janvier 1629, le prince Henri, duc de Lorraine et de Bar,

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fil publier une ordonnance émanée de sou Conseil des finances, pur laquelle, pour arrêter l'in- Iroduclion el le cours des mauvaises espèces mises en circulation dans ses Etals, il avertit ses sujets qu'il interdit l'usage des petites monnaies présumées avoir été frappées, tant à Dieulouard qu'à Chàicau-Rcgnaull, cl données dans le commerce pour gros de Lorraine... »t

Dieulouard a été érigé en église paroissiale eu

Patron, saint Sébaslieu.

DIEUZE. On a donué à cette ville tantôt le nom latin île Decempagi, tantôt celui de Décima, et on en a fait, soit uue station romaine, soit une cour royale ou habitation des rois de la première race. J'ai fait connaître, dans la Statistique, les raisons des antiquaires qui ont embrassé l'une ou l'autre de ces opinions ; sans vouloir soulever une discussion que les bornes de cet ouvrage uc comportent pas, je me boruerai à faire remarquer que la dénomination laliuc de Dieuze, telle qu'on la trouve dans des documents authentiques, n'est ni Decempagi ni Décima, mais simplement Dosia ou Dosa. Ces documents se trouvent dans les papiers de l'ancienne collégiale de Dieulouard, réuuis aux archives de la Primaliule de Nancy.'

Le premier est une lettre, malheureusement sans date, par laquelle le comte Godefroy restitue à l'église Saint-Laurent de Dieulouard les églises de Dieuze {de Dosia), d'Assenoncourt et d'une autre localité appelée Htssclonis villa.

Le. second est une charte de Henri, évéque de Verdun, donnée vers l'an 1120, cl portant que le comte Godefroy a renoncé, en faveur de l'église Saint-Laurent de Dieulouard, à une certaine coutume très-abusive qui lui donnait le droit d'exiger, à certains jours de l'anuée, des rafraîchissements des églises de Dieuze {de Dosia) et d'Assenoncourt.

Enfin, un titre de l'abbaye de Vcrgaville porte qu'en V275, un nommé Mathieu de Dieuze (de Doza) a donné à celle abbaye la collation de la cure d'Angviller.

Il parait, d'après ce que disent D. Cahnel el le P. Benoit Picarl, qu'au XIe siè<le, Godefroy, comte de Verdun, possédait la ville de Dieuze el ses salines ; en lUiS, ce seigneur ayanlété obligé de donner des indemnités aux citoyens de Verdun

pour les dommages qu'il avait causés à leur ville l'anuée précédente, il vendit, à cet effet, le do-

mainc de Dieuze à l'archidiacre llermeofroi, ou plulot à l'église de la Madelaiue de Verdun. Ce fut, sans doute, celle église qui fit don, j'igoort h quelle époque, de la cure de Dieuze à la collégiale de Dieulouard.

Par un acie daté du mois de juillet 1296, le chapitre vend, ou plutôt engage au duc de Lorraine Ferry III, tout ce qu'il avait, pouvait avoir el prélcndrc dans la ville el ban de Dieuze el a Bisping, pour neuf anuées, moyennant 40 livres de petits touruois que le duc devra lui paver annuellement, la veille de la Sainl-Jean-Baptistc, sans pouvoir, pendant Icsdi tes neuf années, aliéner ni mettre hors de ses maius les choses à lui cédées, mais il doit ies défendre à ses risques cl porta, cl, après ce lermc expiré, le tout doil revenir an chapitre de la Madelaiue. Dom Calmct donne ecl acte comme extrait du Carlulairc de Par, où je n'ai pu le découvrir; toutefois, sans vouloir révaquer en doute son authenticité, je dirai qu'il ressort de lilres antérieurs, que les ducs de Lorraine élaieul déjà en possession des salines , ou au moins d'une partie des salines de Dieuze au milieu du XIIP siècle : en effet, la vigile de b Saint-Michel l'25j, le duc Ferry donne à Henri, comte de Luxembourg, pour six années, la moitic du profit de se6 salines de Mojcuvic, Dieuze et Rosières. (Cart. Luxembourg.) En i-'IiO, le même duc reprend en fief el hommage de sou onde Jacques, évéque de Metz, Dieuze el tout ce qui en dépend, eu accroissement des autres fiefs ipe lui et ses hoirs doivent tenir des évèques Je Mclz. (T. C. Dieuze.)

En 1347, dit D. Calmel, Marie de Blois fil encore, au nom de son fils mineur, ses reprise» de révèque de Melz pour la ville cl les salines dr Dieuze ; mais, depuis ce temps, il ne parait pas que les ducs de Lorraine aient reconnu tenir Dieuze ni ses salines, soit de l'évèque de Mou, soit du chapitre de la Madelaiue de Verdun. J'ajouterai qu'on trouve, au contraire, un granl nombre de lilres portant assignation de reDto sur ces salines, par nos ducs, au profit de differeuts individus, à titre de fief et hommage.

Le jeudi avant la Décollation saint Jean-Bap liste 1374, le duc Jean engage à Marguerite de , Lorraine, femme d'OIry de Bibeaupierre, les salines de Dieuze, jusqu'à l'entier paiement dv 10,000 petits vieux florins d'or. (IL L.)

En iii'i, René Ii:r engage à Pierre de Crcve,

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