‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 14 sur 292 · LUI · texte numérisé non relu

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cartes ou plans, dont quelques-uns de châteaux, d'abbayes, d'églises ou d'auirs édifices qui ne subsistent plus aujourd'hui ou ont subi des transformations p w permettent plus de les reconnaitre (1).

Ces indications, si incomplètes, si superficielles qu'elles soient, suffiront, [ose l'espérer, pour donner une idée de l'importance matérielle et de la valeur tiitorique de nos Archives. Il faudrait, pour les faire bien connaître et surtout bien apprécier, entrer dans des détails que ne comporte pas le cadre d'une ilroduction. J'essaierai, plus tard, d'entreprendre ce travail , qui aurait plus futilité cl offrirait plus d'intérêt qu'on ne pense. II ne s'agirait plus seulement, «effet, de présenter des nomenclatures sèches et arides, mais de signaler, en «donnant la substance, une foule de titres qui sont restés jusqu'à présent inédits, et qui se rattachent, soit à l'histoire politique, soit à l'histoire religieuse de notre province. Beaucoup de ces titres serviraient à éclaircir des doutes, à dissiper des erreurs qui se sont accréditées avec le temps et ont pris la place de la vérité.

Ce que j'ai voulu, dans ce travail, qui n'est qu'une ébauche, c'est appeler ïailentioD publique sur le vaste et précieux dépôt que nous possédons ; dépôt

(I) Je filerai , parmi ces plans, celui du monticule où était bâti l'ancien château il'Amanee ; ceux des différents bâtiments qui composaient l'abbaye (le Beaupré ; ceux lia ornent des religieuses de Blàmont ; de l'emplacement cl dépendances du château >k toimiile-aux-Miroirs ; de la maison des Bénédictins de Diculouard ; du clocher de iVjfee des Minimes de Dieuze ; du couvent des Tiercclins d'Einvillc ; de l'ermitage ùinl-Ltunard . près de Fénétrnngc ; de celle ville et de son château ; de la commande de Saint-Jcan-dc-Bassel ; du château de Jaulny ; de la maison conventuelle des Ofwciiis de Lunéville et du château de cette ville ; des jardin et parc du château de Vimller-sur-Moselle ; du couvent de la Visitation de Nancy, du palais de la Chambre ■■n Comptes (hôtel de la Monnaie), de l'hôtel du Gouvernement, des bâtiments du i^pilre de Bouvières à Bon-Secours , de la Manufacture de tabac , de la Manufacture de Saint-Jean , de l'hôtel de Craon , de la maison des frères de Saint-Jean-dcli'iii.rtc., etc. ; du bâtiment des Prémontrés et de la maison des Jésuites de Vonl-à- Stam : des bâtiments et usuaires du prieuré de Salonne ; du palais èpiseopal , des iK«stèrcs des Cordeliers , des Tien-clins et des Capucins de Toul , du collège Saint- 'iauJcet de l'abbaye de Sainl-Léon de la même ville ; du couvent des religieuses de la OflprcgaUou de Vézclise, etc. etc.

Di

LIV INTRODUCTION

bien autrement riche qu'on ne le croit généralement, et qui mérite d'occupé un des premiers rangs parmi les archives départementales de France.

Quoique les Archives offrissent un champ bien vaste à mes investigations, j'a voulu puiser encore ailleurs : j'ai emprunté des renseignements à tous les ouvra ges anciens ou modernes dans lesquels il ma été possible de découvrir quelque: particularités dignes d'être rappelées (1) ; j'ai consulté tous les manuscrit qu'on a eu l'obligeance de me communiquer.

Parmi ces derniers, il en est trois que je dois mentionner ici, parce que j< lescite fréquemment dans mon livre : ce sont, d'abord, les notes recueillie: par M. Dupont et qui font partie de la riche collection de M. Beaupré ; en second lieu, un précieux Gartulaire de l'abbaye de Gorze, appartenant à la bibliothèque du Séminaire de Nancy, et dans lequel un de mes collègues a puisé les éléments d'un excellent travail (2) ; enûn, une nouvelle édition du Pouillé de Toul, corrigée et considérablement augmentée, par M. l'abbé Chatrian, vicaire à Saint-Clément (17G8). Ce manuscrit, qui m'a été confié par l'Evèché, m'a mis à même de compléter les renseignements donnés par le P. Benoit Picart et par l'auteur de l'Etat du temporel des paroisses, et de présenter, au point de vue ecclésiastique, beaucoup de faits qui n'étaient pas encore connus.

Ces matériaux divers, ces éléments de toute nature, réunis, coordonnés, forment, comme je le disais en commençant, un ensemble que je me suis efforcé de rendre aussi satisfaisant que possible.

Nos historiens se sont bornés, pour la plupart, à retracer la vie des princes

(1) Parmi ces ouvrages, je citerai le Dictionnaire des Ordonnances, par Rogévillc, et le Recueil des édils et ordonnances, ouvrages précieux, qui ne sont ni assez connus, ni assez appréciés.

(2) Quelques Pagi de la Première Belgique, d'après les diplômes de l'abbaye de Gorze, par M. Henri d'Arbois de Jubaiuville, archiviste du département de l'Aube.

INTRODUCTION. LV

-:t de quelque personnages marquants ; à raconter les guerres, à faire le récit aes batailles qui ont ensanglanté tant de fois le sol de notre patrie. J'ai voulu éenre la rie du peuple des villes et des habitants des campagnes ; faire connaitîteors mœurs, leurs usages, les coutumes qui les régissaient à une autre ^e; peindre, enCn, leur existence sous le régime de la féodalité. J'ai voulu nafcer, pour le département de la Meurthe, ce que, dans sa Notice, Dom Caimel a tenté de faire pour I» Lorraine.

Tel a été mon but en m'occupant dQ ce nouvel ouvrage, auquel j'ai consacré î>kii des années de constantes études, de recherches pénibles, d'investigations Rentes. Ce but, l'aurai-je atteint ? je l'ignore ; mais ce que Je puis dire, c'est jup j'ai tout fait pour rendre mon livre digne d'être offert à mes concitoyens

comme une marque de ma reconnaissance pour leurs bienveillantes sympathies ;

a mon pays, comme un témoignage de l'amour profond que je lui porte. Avril 1853.

ABREVIATIONS

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