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iher, fils de feu Jean d'Harouel, reconnaît et )nfc>se avoir repris en lief et hommage-lige de eau, duc de Lorraine, la forte maison d'Harouel 1 ses appartenances» (T. C. Nancy.) Cet acte ne il malheureusement pas en quoi consistait cette

Le 4 juin 1599, Elme, comte de Linauge, engévîllcr, chevalier, la moitié de t qu'il possédait à Ormes, Vaudeville, Hçrpelioui, Laneuvcville, Sainl-Remimout, Lemainillo, Gerbécourt, Benncy, Harrouel, Affracourt, xaoïenois, Ceiolrey, Haplcmont et autres lieux, iO\tnnant 600 écus couronnés. fT. C. ConfirlatioDi.)

Le 25 mars 1471, Louis de Dommartin donne 3n dénombrement à Nicolas, duc de Calabre, our ce qu'il possède à Ormes, Iiaplcinonl, Affrayuri, Haroué, etc., savoir : « la quarte partie e li forte maison de Harooel, foucelz, baisle cl ourpris d'icelle ; la maison de son gaignaige deasi ta porte iludit ciiaslel ; le gaignaige apparlcani à ladicte maison, les usuaircs, jardins, etc. ; i quarte quarlie ez villes dudict Harouel, Affroioort et Haplemont.... n (Cart. Fiefs de Nancy et

Par lettres patentesdu 6 janvier i486, René II ermet à^bîéry et à Claude de Lenoncourt, sciacurs en partie d 'Haroué, d'élever et ériger au an dudit lieu u une haute justice et signe paliuliire, à charge d'en reprendre en fief avec le arplus de la maison et seigneurie dudit Harouel, t Dota qu'auparavant ils n'avaient l'exécution es criiniueulx, ains étaient tenus livrer les corps •us aux prévôts d'Outre -Moselle, n (L. P. 4S6-89.)

Eu 1809, le même Thiéry de Lenoncourt donne en dénombrement pour ce qu'il possède à Haoue : la moitié du chastel clos et forte maison iudil lien, les foussez, hommes, femmes, justice j ulie, moyenne et basse , etc. ; devant ledit hasicl uue petite maison avec ses appartenante., «i ^Carl. Fiefs de Naucy et Vosges.)

Voici quelques passages des lettres patentes du » juillet 1623, par lesquelles le duc Henri II ingea le village d'Haroué en marquisat : « Henry, .le La grande réputation que notre très-cher vissai naturel, le sieur François de Dassompicrrc, imréchal de France, s'est acquise par ses vertus et valeur, ne lui étant pas seulement glorieuse, mais aussi honorable à sa patrie, nous avons tout

sujet de signaler encore davantage son nom en nos pays, cl par quélque marque de notre pouvoir fajre reluire au dehors cl à la postérité l'estime que nous avons toujours faite de ses mérites ; c'est pourquoi, ayant mis en considération l'ancienneté et les amples dépendances des baronnies d'Ormes et Haroué, qui lui appartiennent..., nous avons volontiers incliné à ce qui nous a été représenté... que le château dudit lieu d'Haroué était renommé, non seulement pour divers somptueux édifices, et cnlr'aulres pour une chapelle de structure très-rare, mais aussi pour tous autres ornements cl dépendances qui se pouvaient désirer en maison très-accomplie..., nous avons érigé... lesdiles baronnies en dignité de marquisat.... ; voulons que la justice y soit dorénavant administrée, tant en matière civile que criminelle, par un prévôt qui y sera établi, en transférant la prévôté d'Ormes audit Uaroué, auquel lieu nous avons encore établi le siège de séance de la justice ponr tous les lieux qui sout unis et incorporés audil marquisat..., avec pouvoir d'y créer un

procureur fiscal et autres officiers de justice

Et pour marque plus notable et exécution u'icelle, nous avons permis de faire dresser un signe pâlibulairc à quatre pilliers.... El pour d'autant accommoder ledit marquisat, nous établissous un marché le lundi de chaque semaine à Haroué, comme aussi deux foires chaque année, la première au jour Saint-Jean-porte-Laline et l'autre

au jour de Saint-Denis n (L. P. 1623.) La

prévôté établie à celle époque à Haroué, fut érigée eu prévôté bailliagère, par lettres patentes du 24 mai 1756, en faveur de Marc de Beauvau, prince de Craon. (L. P. 1756.)

Le dernier mars 1666, Louis de Crussol d'Uzès, adjudicataire des marquisat, terre et seigneurie d'Haroué, fait ses foi cl hommage au duc Charles IV, pour raison de ces terre et seigneurie. (T. C. Fiefs de Nancy et Vosges.)

Pareil acte fut donné, le 13 janvier 175-fc, par Marc de Beauvau, prince de Craon, grand d'Espagne de première classe, marquis d'Haroué, baron d'Aulrey, seigneur de Bauzemonl, Tomblaiue, Jarvillc, conseiller d'Etat cl grand écuytr de Lorraine.

Un dernier acte, du 15 décembre 1771, éraaué de Charles-Jusl de Beauvau , prince du saint Empire, chevalier des ordres du Roi , lieutenant général de ses années, capitaine de ses gardes, tic,

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porte : u ....Déclarons posséder à litre patrimouial, par contrat de mariage du 39 mars 1745, le marquisat de Craon, ci-devani Haroué, sous l'usufruit réservé à Mme Anne-Marguerite de Ligniville, grande d'Espague de première classe, notre ....mère ; ledit marquisat formé des bourgs d'Haroué et d'Ormes, villages d'Affracourt, Gcrbécourt, Haplemont, Ville-sur-Madon, Lemainville, Saiul-Remiinont, Herhémont, Laneuvcvilledevanl-Bayon, Crantenois, Vaudeville, Vaudigny, Xirocourt, Jcvoncourt, Benney, Ceintrey et Voinémonl, pour ce qui dépend de ces trois derniers villages de l'ancienne baronnie et prévôté d'Ormes unie à celle d'Haroué, chef-lieu du marquisat, où il y a château à deux ailes a coté, dans l'une desquelles sont deux chapelles à notre collation, le tout renfermé de fossés. Item, droit de tabellionnage établi depuis plus da 400 ans, confirmé, de même que celui de sceau, par arrél rendu au conseil d'Etat le 17 août 1769... Nous avous s«r tous les sujets et habitants des villages éuunccs ci-dessus, au bourg de Craon, oflicicrSj, auditoire, chambre du conseil tapissée, plafonnée et boisée, greffe, 'geôle, geôlier, prisons civiles et criminelles, carcans, fourches patibulaires...; droit de han et de maîtrise de tous métiers... n (Fois cl hommages.)

On lit dans la Déclaration fournie, en 4758, par la communauté d'Haroué : u Ladite communauté jouit, de temps immémorial et sans titre, de cinq paquis servant de vainpàturagc au 4roupeau communal.

n Chaque laboureur doit annuellement à RI. le prince de Craon 4 francs barrois pour les corvées donl ils étaient ci-devant chargés, et 4 francs pour d'autres droits. Chaque manœuvre doit aussi annuellement k francs poor les corvées et 3 francs G gros pour autres droits. Chaque laboureur et manœuvre doit un hichet d'avoine et trois poules à la Saint-Martin d'hiver. Les habitants qui ne sont arrentés envers le seigneur doivent faucher, fanner cl voilurcr dans sa grange le surpoil de douze fauchées de pré dans le breuil dudil seigneur. M

Par arrêt rendu au conseil d'Etat, le 26 décembre 1704, Dominique Brazy, curé de Craon, avait obtenu l'autorisation d'établir, dans ce lieu, une école pour y instruire gratuitement les filles pauvres et leur donner tous les secours qu'exige îa charité. 11 avait affecté a cette fondation une

somme de 3,009 livres, et abandonné, ptv , placer cet établissement, une maison avec <nrJ. din derrière, située à la rue de l'Aire, prè» glise. (Eut. 17G3.)

Enfin, on lit dans l'Etat du temporel do ses (1709) : « L'église d'Haroué n'était lot^, qualifiée que de chapelle ; le village, qniètei;^ de chose, dépendait de la paroisse d'Ornes, l'union des deux baronnies d'Ormes et et l'érection de ce dernier lieu en ayanl foires et marché», y attirèrent des bat* Celte communauté, ainsi peuplée, ayant difttf* d'aller à la paroisse, le seigneur, Chrisiopl* % Bassompierre, et Louise de Radeval, sosu;*^ demandèrent l'érection d'Haroué en cure; «tf fut fait, le 29 juin 1598, par Christophe dt U Vallée, évèquc de Ton!. Le droit de ftttc^ est conservé à l'abbé de Sainl-Epvre itlw.^i avait celui de l'église d'Ormes.

» La communauté est composée de 70 toi. lauts, dont il y a plusieurs pauvre* manciiTO* meodiauls.

h On trouve, dans les registres de la Ctaai épiscopale de Tout, qu'il y a, en l'égluep*. siale d'Haroué, une chapelle sous riavoeaiHitr sajnt Pierre cl de saiul Paul ; collaleun,les de Malvoisin.

w Dans le château, csl une chapelle qoi fondée par les seigneurs, et dont ils ont le nage laïc ; elle est sous l'invocation de »io:Mt Baptiste. On croit qu'elle était à Ornes, (4M par Wary d'Haroué, cl qu'elle a clé liront dans ce dernier lien pour l'érection de la tk$$ au château. La chapelle Sainte-Caiberine tiadj été fondée par les seigneurs ; son service * W à l'autel Saiul-Jeao (c'esl-à-dire que la dojtl castrale était double.) Le curé a droit de ducal messe dans celle chapelle les jours dcfètpà Saint-Jean el de Sainle-Catherine, et il ; pcn<K les offraudes. n

Les documents que je viens de rappeîfr tel mention : 1° d'une maison forte dont la contrelion devait remonter à une époque fortéloi^w; 2° d'un château, " renommé pour due»

tueux édifices, el entr'aulres pour une ckipril de structure très-rare, »i comme d isent les kaa patentes d'érection d'Haroué en marquas»;^ enfin, le château dont parle fade de foi et ta mage de Charles-Jusl de Beauvau.

La maison forte a complètement disparu. «

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c semble pas même connaître au juste la place u'clle occupait.

Le second château, qu'on désigne sous le nom e château des Bassompierre , était à peu près i même endroit qnc le château actuel, mais entrée, qu'on voit encore indiquée par deux ■achicoulis qui surmontent les portes de la bassemr, était un peu plus haut en moulant dans le liage. C'est là qu'était né le célèbre maréchal î Bassompierre, et qu'il passa une partie des 'ornières années de sa vio : c Je naquis, dit-il ir.s ses Mémoires, le dimanche, jour de Pâques uuries, le i'i* avril, h quatre heures du matin, i Tannée 1579, au château de Haroucl eu Loru'ne, et le mardi seeond suivant, je fus tenu sur i fonts de baptême par Charles de Lorraine, an, comte de Sa hn, maréchal de Lorraine, et iaaoe de DampnWlin, marquise de Uavray. On «'éleva en la même maison jusque* en octobre 584, qui est le plus loin dont je me puisse sou- »nir, que je vis M. le duc de Guise Henry, qui ail caché dans Ilarouel pour y traiter avec plueors colonels des lansquenets et raislres pour a levées de la Ligue... » Bassompierre passa icore, au château d'H&ronj;, les années iHS'J et :aiî ; l'année suivante, on le mena â Nancy, fec sa mère et son jeune frère African, u sur irrivée de la grande armée des raislres, qui râlèrent le bourg de Ilarouel. o De 1588 à on voit encore le maréchal venir séjourner i cet eodroit aux vacances de chaque unnéc, ois il le quitte pour se lancer dans la carrière si rentureuse qu'il parcourut.

Le château actuel, construit par le célèbre offrand, est un édifice vaste et grandiose, ayant . f*rmc d'un quadrilatère légèrement allongé, cl ont le style, du moins pour quelques-unes de ses mies, rappelle une autre époque que le XVIIIe <de ; m 11 consiste, dil Buffrand, dans son Livre •rchi lecture, eu une avanl-eour séparée do la ior du château par un large fossé d'eau vive xlle du Madou) qui renferme le principal corps e logis et les ailes flanquées de quatre tours. A ùte da château il y a une grande lusse-cour où ont les écuries, les remises de carrosses et les aires commodités d'une grosse maison.

Le principal corps de logis est distribué à If m appartements; l'aile à droite a une chapelle :t deux appartements, et l'aile à gauche est appliquée aux offices el cuisines. Le premier étage

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est distribué â deux grands appartements el â d'autres plus petits.

» Le deuxième étage est aussi appliqué à plusieurs appartements et à des logements d'offleiers et de domestiques.

♦» Les souterrains sont voûtés dans toute l'étendue du bâtiment, cl sont employés â une orangerie sons le principal corps de logis, et sous le* ailes à des salles pour Télé et aux autres commodités de la maison.

u Quoique ce bâtiment soit moderne, il a été construit avec des tours sur les vestiges d'ancien château, qui étant fort caduc ne pouvait plus subsister.

> Les façades du principal corps de logis sur la cour et sur le jardin sont ornées d'un ordre d'architecture ionique au rez de-chaussée, d'un ordre corinthien au premier étage, el au-devant des ailes, d'un pérystile de colonnes d'ordre ionique, conduisant à couvert au principal corps de logis, n

Le château d'Haroué, qui a échappé au vandalisme révolutionnaire, est encore tel que l'a décrit Boffrand ; mais celle description, froide el technique, ne donne qu'une bien faible idée de la grandeur et de la majesté de l'édifice ; du côté des jardins on remarque un large escalier à trois rampes, dont la première élail séparée des autres par un pout-lcvis jeté sur le fossé ; cet escalier, vraiment princier, est, de même que la cour d'entrée, décoré de plusieurs groupes eu pierre qui ornaient autrefois la place Carrière de Nancy. Les jardins, très-vastes, renferment une magnifique promenade, ombragée par des marronniers séculaires.

L'intérieur du château répond parfaitement à l'extérieur ; ses superbes appartements sont garnis de portraits de famille, de meubles précieux, dont l'un renferme un sabre gigantesque qui a été donné à un prince de Beauvau, et dont la poignée el le fourreau soul semés d'alérions et de croix de Lorraine ; plusieurs pièces sont tendues en superbes tapisseries de Flandre, qu'on dit remonter au XVe siècle. Parmi les meubles, i! en est qui rappellent des ^ouveuirs historiques : ainsi, on moulre un lit dans lequel a couché Stanislas, et le guéridon sur lequel ce prince a déjeuné.

Le chateuu d'Haroué, qui a continué h être la résidence des princes de Cenuvau, a reen, dans ces dernières années, de notables embellisse-

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