‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 96 sur 292 · BRI · texte numérisé non relu

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établi sur la chaussée de l'étang de Cbanmont et pour celui que le couvent de Beaupré a sous la même ville do Chaumont. (Abb. de Beaupré et T. C. Rosières.)

Le mardi avant la Saint-Barnabé (juin) 1321, Jacques de Brcmonconrt, écuyer, fils de Ferry de Plombières, vend au duc Mathieu et à ses hoirs la grange de Bremoncourt, excepté la beuverie, moyennant 16 livres tonrnois.JT. C. Rosières.)

Le 17 juin 15015, Jacob cl Philippe de llaraucourl reprennent de René li leurs fiefs de Haraucourt, Pulligny, Bremoncourt, Rcraovillc, Richardménîl, etc. (Cart. Fiefs de Naucy et Vosges.)

Le 17 février 166,1, François de Raigecourt donne ses reversâtes au duc de Lorraine pour la baronnic de Bremoncourt cl appartenances. (T. C. Nancy i,

La cure de Bremoncourt était desserv ie par des chanoines de l'abbaye de Belcbamp ; voici les noms de quelques-uns de ceux qui en fureut en possession : Jean PusillU de Charmes (1£53) ; Charlcmagnc (1514) ; Georges (1560); Claude Poilicr (15G2) ; Claude Cades, alias Jobal (1G03) ; Taccoo (1030) ; Manchette (1690) ; Pestriche (1G99). (Abb. de Belcbamp.)

En 16i4, par suite de la guerre et de la pcslc qui avaient désolé le pays, le village de Bremoncourt ne comptait plus que trois ménages.

En 4710, la communauté de Bremoncourt se composait de 20 habitants. La seigneurie en haute, moyenne et basse justice appartenait à messieurs de Raigecourt qui y avaient des officiers pour connaître en première instance ; les appels étaient portés an bailliage de Nancy. (E. T.)

Il y avait, dans le château de Bremoncourt, une chapelle sous l'invocation de sainte Anne, dont le patronage élait laïc; on y célébrait la mosc tous les vendredis. Les seigneurs de Bremoncourt étaient collatcnrs de la chapelle Saint- Nicolas, érigée dans l'église du village.

Ecarl : le Château, censé composée d'une maison renfermant un ménage et 13 habitants.

Bremoncourt a été érigé en succursale en 1802, avec Haigncville pour annexe.

Patron, saint Remy.

BRICHAMUEAU. Par un acte daté du mois de janvier 1310, Hcnrion du Ncufchàtel, bailli de Lorraine, reconnaît, au nom du duc, avoir cédé au prieuré de Vandœuvrc la moitié de la tuilerie de Brichambal et toutes ses dépendances,

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avec ses profits cl revenus. (Coll. S. -G. el P.) La seconde moitié continua à appartenir au domaine ducal, qui la faisait entretenir cl exploiter. Eu 1529, clic étail u quasy toute demolue cl toniboil en ruvtic. n On la lit réparer. (Cellcrier de Nancy.) Elle fut sans doute ruinée pendant les guerres du XVIIe siècle, car on trouve, sous la date du 9 juillet 1GG9, un bail fait par les chanoines de Saint-Georges, à la dame du Monlct, de la moitié de la place où était la tuilerie de Brichambeau, ensemble d'un héritage dit le Champ des Briquièrcs. (Coll. S. -G. cl P.) Le chapitre de Saint-Georges était devenu possesseur de celte usine par suite de la suppression du prieuré do Vandœuvrc, dont tes biens avaient été réunis à ceux de la collégiale.

Le lor décembre 1605, Marie Raisin, veuve de Pierre Perrin, fit ses reprises pour le fief de Brichambeau. (L. P. KW2-64.)

Le 26 avril 1704, Guillaume Perrin, gentilhomme ordiuaire de Léopold, fit ses reprises pour un quart dans le même lief. Enfin, le 4 janvier 1721, Marguerite Laurent, veuve de Nicolas- Henri de Brichambeau, fit également ses reprises, au nom de sa fille, pour la moitié du fief de Brichambeau. (L. P. 1704-5 el 1721.)

BRIGADE (la), censé dépendaul de Vandœuvrc, composée d'une maison renfermant un ménage cl * habitants.

BRIN. Le 8 décembre 1290, Isambars d'Oriocourt, chevalier , seigneur dudil lieu, donne à l'église abbatiale do Salivai, dans laquelle a il prétend cl vcul èlre eu sépulture, »> ce qu'il possédait à Brin, le patronage de l'église paroissiale de ce lieu, laquelle devra être desservie par un religieux de Salivai. Celle donation fui continuée par une bulle de Bonifacc VIII, du 15 mai 1291, el ratifiée par Gérardin de Norroy, de qnf Isamhars tenait en fief ce qu'il avait h Brin.

En 129-4, uue nommée Marialle, sœur de Wr.nthier de Hryn, donne à l'abbaye de Sulunvalz (Salivai) une maison au lieu du Bryu. (Cure de Brin.)

Au commencement du XVIe siècle, il y eut procès eu cour de Home, au sujet du droit de patronage de celte cure, entre l'obbessc de Saiute- Glossinde de Metz et l'abbé de Salivai : par une transaclion, en date du 9 novembre 1504, l'abbesse consentit à l'union de l'église paroissiale de Brin [ccclcsiœ parochialis de Drim) à l'ab-

baye de Salivai, à condition qu'elle jouirait des menues dîmes de.ee village, qui appartenaient auparavant au curé. Cette uniou fui confirmée par le pape Jules H, au mois de juillet 1505, cl ratifiée, le 1er juin 1513, par les administrateurs de l'évcché de Metz ; enfin, une sentence de l'Officialité de Metz, du 51 mars 1719, déclara la cure de Brin bénéfice régulier affecté ii l'ordre de Prémonlré et dépendant de l'abbaye de Salivai. (Cart. de Salivai.)

Par lettres du 24 mai linr>, Jacquemin de Toullon, éeuycr, déclare que Poirot d'Amancc a laissé et amodié à Pierrcsson, dit Tenre, le colombier de Brio pour dix ans, moyennant six douzaines du pigeons. fT. C. Nomeny.)

Le 18 mars 1430, Henri de Lioncuurt donne sou dénombrement au Roi de Jérusalem pour sa part en la ville de Brin, à Saiul-Dizicr lez Naucy, à Réméréville et sur les salines de Rosières. (T. C. Fiefs de Nancy cl Vosges.)

Il y eut, en 1508, plusieurs actes d'échange entre le duc de Lorraiue, d'une part, les seigneurs de Lenoncourl el de Ludrcs, d'autre part, par lesquels Reué II el Philippe de Gueldres, abandonnèrent ce qu'ils avaient en l'étang le Comte, près Lenoncourl, contre des portions de l'étang de Briu. (T. C Chùleau-Salins, cl Cart. Nancy domaine.)

Le 1G mai 1527, le duc Antoine donne à Didier Bertrand, conseiller et trésorier général de ses finances, pour récompense de services, pour lui, ses hoirs et ayant cause, tout ce qui est échu audit prioce par le trépas de messire Jean de Baulde, tant au lieu de Brin qu'au ban d'icclle, soit en justice moyenne cl basse, eu hommes, en femmes, en cens, rentes el revenus d'or, d'argenl, de grains, cire, chapons, gelincs, œufs, four, moulin on autres choses quelconques, confisquées sur messire Jean de Toulon el'ensuilc données audit Jean de Baulde. (L. P. 1527.)

Par lettres du i î> avril 1555, Nicolas, comle de Vandémout, tuteur du duc Charles, déclare que François Dubuschcl, seigneur d'Ajoneourt, a fait ses foi et hommage et donné sou tîeuorobrcmenl pour Ajoncourt, Briu et Bussy. (T. C. Fiefs de Lorraiue 2.)

En 1016, Baltliazard Rennel , président des Comptes de Lorraine, donne, ses reversâtes h cause de la donation à lui faite par le duc Henri, cn^ccroisscmcnl du lief de ta scigueuric du Brin,

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de 5 arpents de twis et !0 étalons poar affouage de sa maison de Brin, à prendre ez coupes de la grurie d'Anmce. (T. C. Amance.)

Le II janvier 1G2;>, Baïthazard Renne), donne encore s« reversalcs audit dnc, à cause des reprises par Ini faites pour les fiefs et seigneuries de BWn, SaitiMicrmain, avec ses maison cl gajnst'C de Jirvillc. (T. C. Fiefs de Lorraine.)

Le 16 janvier de la même année, Jean Bertrand, érnyer, donne ses rcversales pour ce qu'il pn*ède an village de Brin. (T. C. Fiefs de Nancy' et Vosges.)

Enfin, le 12 décembre 1603, Georges des Camus, éenyer, au nom et comme curateur de Marie et Henriette le? Boutillier, donne son dénombrement an duc de Lorraine pour les terres et seigneuries de Magnières et Brin. (T. C. Niary i.)

Les compte* dn receveur du domaine d'Amancc, pour le* années \'M et ItiNl, font mention de sommes dépensées pour la réfection du pont de Crin. En 158i, ce receveur fil observer qu'il sertit Imn de faire encore un étang au-dessous dn premier, avec une chaussée de pierre, duquel on fournit tirer pins grand proffit. En IGI2, on fit •m pnnt de hoîs sur la chaussée de l'étang, l'nc note des compte* de 13^9 nous apprend que l'on devait, dans cet étang, des carpes au miroir qui y étaient apportées des viviers du Saurupt.

Chaqne ménage do Iîrin sur Saille devait ananellement au duc de. Lorraine, à la Sainl- Marlio, un bichet d'avoine, mesure do Metz, cl une jteline. Les habitants étaient soumis aux mêmes coutumes que ceux de Condé et Val des Faulx.

En 1592, ce village renfermait déjà 40 mé-

Denx femmes de Brin. Marthe Mcrgclat cl la femme Claude B«>garl, furent brûlées comme sorcières, la première en 1 5S8 et la seconde en

On lit dans la Description des gîtes de minerai *t des bouches à feu de la France (t. ô), par M. Dietrich : «M. de Lanmont, inspecteur général des mines de France, expressément envoyé en Wraioe ponr la recherche des charbons de terre pi pourraient cire utiles aux salines, a remarqué, uix limites des territoires de Brin et de Monccl, le long de 'la Seille, et au bas du bois de Ramon, un lit de tourbe d'environ 5 pieds d'épaisseur.

qu'il reconnut sur une étendue d'environ 20,000 toises carrées. Il estime, par aperçu, que cette tourbière pourrait fournir 27,000 toises cubes de tourbe. 11 observe qu'il serait très-possible que l'épaisseur réelle se trouvai beaucoup plus considérable que celle qu'il indique ; et ce qui le détermine à le penser, c'est l'existence de deux couches de dépôt marécageux, superposées l'une à l'autre, que l'on a reconnues à Marsal, et dont la couche supérieure a depuis sept jusqu'à douze pieds d'épaissenr. 't

Il y a, dans les Archives du département, une carte de la division des bois dépendant de la cure de Brin, et un plan du bois de cette cure.

Briu a élé érigé en succursale en 1802.

PMrnn, saint Martin.

BlUSPANÉ, censé, territoire de Vandœuvre, composée d'une maison renfermant habitants.

On devrait écrire Brice-Pané ; voici, en effet, quelle fut l'origine de cette censé : vers l'année IGOj, nu nommé André-Bricc Coîlcsson, maître des salles en l'hôtel du duc Charles III, résolut de quitter le service de la cour et de se retirer dans la solitude, il lui fut donné ou il acquit un terrain sur le territoire de Vandœuvre, et com-, mença à y bâtir tin ermitage et une chapelle. Le duc vonini contribuer lui-même à cette construction et lit délivrer à Collesson .*> milliers de tuiles, i milliers de briques et 1,'iOO rarreaux, plus différentes sommes d'argent. En 1G00, mandement fut adressé au trésorier général pour lut donner encore JÎ50 francs, desquels, est-il dit, » lui avons fait don tant pour se faire faire une robe d'hermilto que. pour subvenir à plusieurs nécessités de l'hcrmitage qu'il a fait faire à Nabccor près Nancy, et où il se veut rendre dedans peu de jours pour solitairement y servir Dieu, m En IGli, Brice Collesson étant tombé malade, Charles III paya lui-même le, médecin cl l'apothicaire qui lui donnèrent leurs soins.

Cet ermitage avait été placé d'abord sous le vocable de saint François ; il prit, plus tard, le nom de Notre-Dame dc-Lorclle.

En lOi'J, les héritiers de Brice Collesson vendirent à messire Charles Robert, curé de la paroisse Saint-Epvre de Nancy, moyennant une somme de. Cllt» francs de principal et 12 francs aux vins, les maison, chapelle, ermitage, jardin, arbres et enclos de l'ermitage Notrc-Damc-de- Lorcttc, ban de Vandœuvre, lequel appartenait

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aux vendeurs à cause du décès dudit défunt, propriétaire d'icclui par donation à lui faite par le duc Charles III, ratifiée par le cardinal de Lorraine.

Le nouveau propriétaire lit remettre en état l'ermitage cl la chapelle, « pour y attirer la dévotion cl s'y retirer en cas de contagion, n II y mil un nommé Nicolas Contai, «pâtre et ermite, » pour avoir soin des bâtiments et faire quelqnepcu do jardinage. En 4654, M. de la Fcrlé-Senneterre, général des armées du Roi en Lorraine, donna des lettres de sauvegarde pour cet ermitage, défendit à tous gens de guerre d'y loger, fourrager, prendre ou enlever quoique ce soit, l'exempta du logcmcnl des gens de guerre, des contributions, tailles, etc. Enfin, le 17 août 1665, M. Robert le vendit aux Dominicains de Nancy.

On lit, en tète d'une pièce qui se trouve dans les archives de ces religieux : u Bricc était marchand de pannes, voilà pourquoi on appelle cet ermitage Brice-Pannè. « Je donne celle élymologic pour ce qu'elle vaut.

Il y a, aux Archives, un plan de la maison de Brispané et des terrains voisins, dressé en 1760.

BROMSEUHOF, ferme, territoire de Gossclming, composée d'une maison renfermant un ménage cl 6 habitants.

BROUDERDORFF. Aucun litre des Archives ne fait mention de cette commune ; on voil seulement, par la déclaration qu'elle fournil an Conseil des Finances, en 1758, qu'elle possédait, à litre d'ascensement à clic accordé par le comte de Lulzelhourg, des terres et prés dont la dame de Nidcrvillcr lui conleslail la jouissance. Outre les cens que les habitants payaient aux scigueurs, ils devaient encore une redevance annuelle de 57 sous 6 deniers pour leur corvées.

Broudcnlorff a été érigé en succursale en 1802; Plaine-dc-Walsch fait partie de la même paroisse.

Patron, saint Michel.

BROUVILLE et BROUVELOTTE. En 1270, Ferry, duc de Lorraine, et l'abbaye de Beaupré font, au sujet des moulins de Brouville, Gerbévillcr et Mcharménil, un accord par lequel ils conviennent qu'ils auront chacun la moitié du profit de ces moulins. (Abb. de Beaupré.)

Le jour de la Nativité Sainl-Jcan-Baplislc 1270, Liétard de Brouville achète de Orry, dit Griscy, de Lunéville, le fief de Brouville. (Cart. Fiefs de Nancy et Vosges.)

En vertn d'nne sentence rendue, le 20 septembre 1298, par deux juges délégnés dn Saint» Siège, l'abbaye de Senoncs fut confirmée dans le droit de présentation a la cure de Broville. (Cart. Senones, t. 2.)

Brouville et Brouvelolle, appelé alors Brouillât le, faisaient partie du domaine des comtes de Blàmonl qui les avaient laissés en fief à plusieurs seigneurs: en 1500, Ferry, Warnekels et Bernard de Brouillallc se - reconnaissent . hommes-liges d'Henri de Blàmonl et reprennent de lui ce qu'ils ont dans ces deux villages et à Gélacourt, notamment la maison (la forteresse) de Brouillalle. (T. C. Blàmonl cl Blàmonl liefs.)

Au mois de mars 1501, le même Ilenri de Blàmonl fait savoir qu'il a pour hommes-liges Bernard de Brouillalle, écuyer, et ses hoirs, à charge par eux de faire garde, chaque année, pendant six mois, en sa ville de Deneuvre, cl de tenir ligement de lui la maison de Brouillalle, pourpris, fossés, etc., cl tout ce qu'ils ont à Ogévillcr, Boissicres (Bouxières), Gclacourl, Masonruy et à la Fosse-Morcnville. (T. C. Deneuvre.)

Dans un traité fait, en 15U, entre Edonard, comte de Bar, cl le duc de Lorraine, on termina les différends que le comte de Blàmonl el l'évoque de Metz avaient au sujet des villes appelées alors d'entre-cour, telles que Jlorvillcr (Morivillcr), Brouville, Hadomeix, Hablenvillc, etc., qui furent déclarées communes entre les deux parties.

Le 10 décembre 1522, Henri Dauphin, évêque de Metz, convint avec le duc de Lorraine d'abolir, pour le temps de leur vie, le droit d'enlreconrs qui était entre eux, el d'obliger leurs hommes cl femmes de corps de retourner chacun dans les villages dont ils étaient sortis, pour y garder la foi qu'ils devaient à leur seigneur. (H. M.)

Au mois d'avril 1516, Bernard et Warncqucis. frères, fils de Varnicr de Broveîllate, chevalier, donnent des lettres par lesquelles ils déclarent avoir vendu à l'abbé de Senones toule la pari qu'ils ont el doivent avoir au moulin dit le moulin le Clerc, sur la rivière de Varnix, enlrc le moulin la Dame el celui de Mcrviller, pour la somme de 21 livres de tonlois. (Cart. Senoncs,

En 1550, un nommé Henri, dil Hanroutc, et sa femme, consentent au rachat des cens qnc

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