LES RESULTATS
le commerce des Indes ne ressorlail, annce moyenne, qu'à 8 276 000 livres,
Ces résultats ne sont pas absolument contradicloires. Jusqu'en 1740 et mème un peu plus lard encore, la Compagnie semble avoir été bien administrée : au contraire, à celte première période succède une période d'inertie et de désorganisation, La moyenne annuelle de 1725 à 1769, de 8276000 pour le commerce, ne SIgnifie rien. Ce qui le prouve, c'est Je laux décroissant des dividendes. Outre l'intérèt fixe, chaque action recevait : en 1725, 448 livres, en 1536, 136, en 173,135, en 1756, 85, en 1767, 65. [Il faudrait done, Pour pouvoir conclure avec quelque sécurité, diviser l'histoire et Ja gestion de la Compagnie des Indes en trois périodes dis= Unctes : de 1719 à 1725, sous et après ladminislralion de Law, époque de lroubles: de 1725, date de la reconstitution, Jusqu'en 1745, époque de la prospérilé; enfin, de 1743 à 1769, époque de la d'eadence. On trouverait tous les éléments de ce travail uans le célèbre, mais partial, Mémoire de Morellet.
Malgré ces lacunes dans nos documents, nous Pouvons conclure : Les résultats financiers de
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ces Compagnies de colonisation furent médiocres, et même mauvais. Elles n'ont pas beaucoup enrichi le pays, et quant aux particuliers, aucun de ceux qui leur ont accordé leur confiance au delà de quelques années n'a mème revu son capital".
Mais ces Compagnies n'étaient pas seulement des Compagnies de commerce; elles étaient avant tout et par définition des Compagnies de colonisation. Ont-elles fondé des colonies et les ontelles peuplées ?
Les premières d'entre toutes les Compagnies (Henri IV, Louis XIIT) ont découvert les terriloires à coloniser; les secondes (Louis XII et la Régence de Louis XIV) les ont peuplées; les troisièmes (depuis Louis XIV) ont fait surtout du commerce, et le peuplement est le fait de la multiplication naturelle ou d'une émigralion spontanée.
Les territoires colonisés ont été, si on se con-
1. Cela ne veut pas dire que les colonies n'aient rien rapporté à la France, IE SV est fait d'immenses fortunes, dont pourraient témoigner les archives publiques et privées des villes de Nantes, Bordeaux, Rochefort, ete, Mais ces fortunes ont été le fait des particuliers, non pas des compagnies de colonisation,
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