‹ Les compagnies du papeguayChapitre 14 sur 16 · Roussel. — 5. Poulain. — 6. Renault. - 7. Daugeard · texte numérisé non relu

Roussel. — 5. Poulain. — 6. Renault. - 7. Daugeard

— 8. Anger. — 9. Costy. — 10. Bachelot.

Cible n"7,à 3oo mètres Carmes de guerre J.

MM. 1. Cernay, Gaen. — 2. Reinhart, Havre. — 3. Paul Aroux, id. — 4. Deglatigny, id. — 5. Coudreau, Caen. — 6. Fontaine, Havre. — 7. Siegfried, id.

— 8. David, Caen. — 9. Brambille, id. — 10. James, id.

Flobert

MM. 1. Sellier, Havre. — 2. Paul Aroux, id. — 3. Delaville, Caen. — 4. Carité, id. — 5. Damame, id.

— 6. V. Aroux, Havre. — 7. Bunouf, Caen. — 8. David, Havre. — 9. Poulain, Caen. — 10. Legoux , id. — 11. Gervaise, id. — 12. Picard, Lisieux. — i3. Tiercelin , Caen. — 14. de Perthuis , id. — i5. de La Toquenay, id.

Revolver.

MM. 1. Cailleaux , Caen. — 2. David, Havre. — 3. Goudot , Caen. — 4. Langer, Havre. — 5. de Revilliasc, Caen. — 6. Gervaise, id. — 7. Lebaron , id. — 8. Ch. Paulmier, id. — 9. Landry, id. — 10. D'infréville, id. — 11. Fontaine, Havre. — 12. Tiercelin , Caen. — i3. Gaullet, id. — 14. De Perthuis, id. — i5. Gand , id.

Un incident qui se produisit à ce premier concours mérite d'être signalé. Un moment, le grand prix avait

été gagné par M. Malorey, armurier à Caen. Mais M. Fontaine, de la Société de tir du Havre, qui s'était trouvé second par la série de six mouches en six coups de M. Malorey, fut informé par une dépêche de ce résultat, revint et l'emporta d'un point.

Un an après, à la distribution des récompenses du deuxième concours international, M. d'Annoville constatait ainsi les rapides progrès réalisés par la Société de tir de Gaen :

« Il y a à peine deux ans, disait-il, que notre Société existe; déjà elle est en pleine prospérité et ses membres, au nombre de trois cents, sont regardés comme de rudes champions par les Sociétés voisines.

« Dans la Société de tir, nous sommes tous amis, tous camarades, sans distinction d'opinions, de naissance ou de position sociale; nous nous trouvons, en effet, sur un terrain où tous les Français se comprennent: la défense de la patrie.

« Notre seul but est de former des hommes capables de protéger utilement le sol national, en présence des inventions modernes , qui ne livrent plus le sort des batailles aux plus courageux , mais aux plus habiles.

« Depuis le Ier janvier, il a été tiré dans nos stands 79,000 cartouches, dont 27,000 pendant le concours.

« A la cible, à 170 mètres, l'on a fait 267 mouches dans des cartons de om, 10.

« 320 mouches ont été faites à la eible, à 200 mètres, dans un rayon de ora,20.

o A 3oo mètres, aux armes de guerre, 27 balles sont venues atteindre un carton de om,2o.

a Telle est, Mesdames et Messieurs, l'indication sommaire des excellents résultats de notre concours. Et je suis heureux de pouvoir vous remercier, au nom de notre Société, d'être venus applaudir les vainqueurs. Ces remerciements s'adressent également aux Sociétés la Pomme et la Cigale, qui, présentes à nos fêtes, ont bien voulu s'y associer. »

Tout en s'appliquant à former des champions capables de lutter avec les membres de Sociétés plus anciennes, et par conséquent mieux exercées, la jeune Société de Caen ne perdait pas de vue le but patriotique qu'elle avait poursuivi dès l'origine : former de bons tireurs pour donner de bons soldats à l'Etat. Aussi, dans un discours du 5 août 187g, M. Toutain, maire de Caen, pouvait-il lui adresser à ce sujet des compliments mérités :

a On ne saurait, disait-il, trop hautement approuver la pensée que votre Société réalise et l'initiative qui a déterminé vos fondateurs à se mettre à l'œuvre... Au lendemain des désastres qui ont laissé la patrie mutilée et appauvrie, vous avez compris qu'il ne suffisait pas de remédier aux pertes matérielles que l'ennemi nous a fait subir, mais qu'il fallait aussi relever les caractères et les mœurs de la nation.

« Vous avez compris que si, aux ressources immenses que présente la France au point de vue de la production et de la richesse, nous pouvons ajouter cet autre élément de puissance, résultant de ce que la population

aurait le goût et l'habitude des armes, notre pays pourrait retrouver la sécurité dans la force et reprendre dignement sa place dans le monde...

u La force ne peut primer le droit, parce qu'elle est périssable et parce que le droit est impérissable. Mais il est vrai de dire que , dans l'état actuel de l'humanité, le droit doit encore s'appuyer sur la force pour se faire reconnaître avec une durable certitude. C'est cette force légitime, non la force injustement agressive des conquérants, c'est cette force, garantie du droit et de la paix, que les peuples libres doivent s'efforcer d'acquérir et de conserver. C'est celle-là que dans votre sphère d'action vous contribuez si utilement à développer. Quand nous proclamerons tout à l'heure les noms des lauréats de votre concours , nous aurons donc nonseulement applaudi à leur habileté, mais nous saluerons aussi en eux des ouvriers travaillant avec succès à cette œuvre qui doit être notre constante préoccupation et qui n'est autre que la grandeur même du pays, d

A ce concours.de 1879, ce fut un jeune américain, M. Milton Farrow, qui remporta les principaux prix. Les applaudissements, qui lui furent prodigués à chaque appel de son nom, lui montrèrent comment on sait pratiquer chez nous la courtoisie internationale.

« C'est sans jalousie , dit M. d'Annoville dans son discours annuel, et en applaudissant à la supériorité d'un étranger, d'un américain, M. Milton Farrow, président de la Société de riflemans de New-York, que nous allons lui attribuer trois de nos premiers prix.

Mais, si aux armes de précision nous sommes battus, nous sommes toujours les maîtres au tir aux armes de guerre, vers lequel tendent tous nos efforts. Aussi, verrez-vous les premiers prix attribués à MM. le capitaine Lacollonge et de Civille, et, après une brillante lutte, M. de Saint-Quentin obtenir le premier prix au revolver.

i II ne m'est pas'possible de citer les noms de tous ceux qui ont fait preuve d'habileté : vous apprendrez à les connaître lors de la distribution des récompenses, et vous applaudirez aux succès des citoyens d'une grande nation qui s'exercent aux armes.

■ Les Sociétés de tir du Havre et de Lisieux sont venues lutter avec nos tireurs, et il nous a été donné de serrer de nouveau la main de leurs présidents et en particulier de notre cher collègue, M. Langer, président de la Société havraise de tir, qui nous a tant aidé dans notre création et qui est le dépositaire du grand diplôme d'honneur obtenu, à l'Exposition universelle de 1878, par notre Société en collaboration avec vingt-six sociétés de tir de France.

« Permettez-moi d'appeler votre attention sur notre cher drapeau; quoique la fondation de notre Société soit récente, vous le voyez cependant déjà couvert de médailles. Cette année, la Société de tir et ses habiles champions lui rapportaient le Ier prix de Société au concours de tir de Lisieux, et le 2e prix au concours de tir du Havre. «

L'année suivante, en 1880, la Société de Caen, tou-

jours en progrès, obtenait dans les concours des sociétés voisines, au Havre, la médaille d'or, itT prix de société, et quatre premiers prix ; à Lisieux, deux premiers prix.

Cette année même , au moment où s'achève l'impression de cet ouvrage , nous sommes heureux de pouvoir mentionner ici les nouveaux et récents succès de la Société au concours du Havre et à celui de Condésur-Noireau.

Voici les noms des lauréats appartenant au Calvados qui ont pris part au 9e concours international du Havre, du 5 au 12 juin 1881.

Prix d'honneur des Sociétés. — Ier prix, Caen, 62 %, médaille d'or. — 2e, Lisieux, 5g, 33 °/0, médaille de vermeil. — 3e, Condé-sur-Noireau, 48, 62 "/.,, médaille de vermeil.

Flobert. — 7e prix, H. Boisne (Condé).— 8e, Germain (Condé). — ge, L. Boisne (Condé). — 10e, Cailleaux (Caen). i5% Le Baron (Caen). — 23% Gauthier (Caen ). — 28e, Le Féron de Longcamp (Caen).

Revolver. — 2e prix, Le Baron (Caen). — 3e, Le Féron de Longcamp (Caen). — 4*, Froger (Condé). — 10e, d'Annoville (Caen). — 20e, David (Caen).

Sanglier (séries). — 3e prix, H. Boisne (Condé). — 4e, Kroger (Condé). — 5e, G. Durand (Honfleur ). — 8e, d'Annoville (Caen). — 17e, Lepelletier (Lisieux).

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