I.F.S COMPAGNONS DK I.A TRUELLE
ilsïZ
217 ns.
Oui, ma chère, j’y suis en plein. (ChaaUat.l Car Je pourrais être riche et préfère Ce qui me vient de Dieu (tris).
MADELEINE, toitrianU
Tu pourrais être riche?..
ZIZtNK, h levait.
Et sans effort... Oui. ma bonne, toutes les fois que le sors, pour reporter notre ouvrage, je suis suivi/e par une collection «le Messieurs qui me murmurent : « Oh ! la julio taille ! Ah 1 voilà un petit pied qui ne devrait aller qu’en voiture!., et quelle ijjuibe ! » Quand il a plu , ou qu’il fait du vent, c’est t rès-gé nant d’ètre suit 1 ite... et je suis obligée d'entendre des choses!..
Air : Vaudeville de flUriiière.
Mais, sans répondre à ceus qui ms courtisent.
Je marche, je marche toujours,
Et bientôt cei messieurs me diftsot Que dans la soie et le velours Ils voudraient mettre nos amours.
Tour à tour, baronne ou duchesse.
Ils m'enuobtissent en chemin...
Et quelquefois je suis princesse,
Lorsque j'arrive au magasin.
Et tout cola ne te séduit pas ?
SUiM.
Ma fol, non... swr, tu sais, j'ai les hommes bon genre en horreur... dès nue j’euhuvois dus gants serin, et une raie de chair derrière là tête, ça m’agace... Moi, d’abord, quand on lue fait lu cour avec des bottes vernies, je crois qu’oa se moqua de moi.
maMleine.
C'est donc aux pieds que tu regardes ?
sains.
Ça prouve que je baisse les yeux en marchant.
MADELEINE
C’est drôle que ty fasses toujours des rencontres... moi, quand Je son, on ne me suit pa«.
sur».
Tu ne sors jamais ; c'est la croix cl la bannière pour te (aire descendre l'escalier.
MADELEINE
C’est vrai que j’aûna bien notre petite chambre et que je me plais à y rester... mais je ne suis pour ça ni bégueule, ni sauvage... et la preuve, c'est que le dimanche, quand nous allons avec mon oncle Guillaume à l'ermitage Montmartre ou aux Folies-Belleville, si le plaisir vient à nous, je sais bien en prendre ma part.
XIZ1NE.
A l’ermitage Montmartre !.. j’aima t-y c’t endroit-là, les jours surtout où M. Lorrin ne m'y écrase pas les pieds en polkanl... comme dimanche dernier, par exemple... et ça, à cause de toi...
A cause de moi?
chère; c’est pourtant un bon parti, il gagne de lionnes journées, sans compter une vieille tante, qui habite le Marais, qui [ l’a fait son héritier légataire unique et universel. Tu mangerais de bons petits plats.
MADELEINE
C’est possible, mais le bonheur n'est pas dans les entremets sucrés et dans les soupes à la tortue, va !
DU tout bonnement que lu préfères Pierre Lambert.
MADELEINE
J'avoue que Lambert est franc et jovial autant nue Lorrin est sombre et sournois... il ne pense qu'à rire et A chanter, et, avec un mari comme celui-là, pas moyen de s’ennuyer.
Pour lors, qui t’empéche de l’épouser ?
MADELEINE
Ah ! c’est que ce n'est pas seulement pour rire qu’on se marie.
XIXINB.
Çcst dune pour pleurer?
madeleine.
Lambert est un bon ouvrier aussi, mais il aime trop le plaisir. Il a commencé par faire Je lundi, puis le lundi s’est prolongé jusqu'au mardi, et, maintenant, pas une semaine ne se passe sans qu’il se grise... Oh! je lui aurai» tout pardonné; mais épouser un ivrogne... un honmie qui laisse sa raison à la barrière, et qui, dans ces moments-là, peut battre sa femme, jamais I
Bah ! en ménage, il faut bien se passer quoique petite chose... tu lui en passes.. . il t’en repasse...
MADELB4NB.
Grand merci!
IBM.
Allons, tu es trop difficile, aussi; tu n’épouses pas celui-ci, parce qu’il est trop triste ; tu ne veux pas de l'autre, parce qu’il est trop gai... Tu Uniras par coiffer sainte Catherine, ma chère amie.
MADELEINE
Sil je préfère ÇA ! {On entend chanter en 4*hers.)
MADELEINE
C'est la sienne !
LAMBERT, de dehors, frappant sut carreaux <1* la crottée
Le cordon, s’il vous plaît !
Ah çàt il a gripi pé après le mur... c’est donc un lézard?
(La (métré <lu fond l’ouvre et latetr voir Pierre Untert en dehors, en coatume 4a travail.)