‹ Les compagnons de la Truelle drame en trois actes et neuf tableaux populaire, mêlé de chantChapitre 40 sur 100 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LAMBERT, puis POIVRIER, MONNEP.ON, FRAPPART, plusieurs

COMPACTONS MAÇONS, puit ANDOCHË.

LAMBERT, tenant on petit drapeau bicolore . et paraiasant «or le toit.

Arrivez, les coteries! il s'agit de planter le drapeau, et d’arroser la maîtresse du ramoneur... Oh! hisse!..

TOUS, arrivaitl sur le Soit.

Oh ! hisse!., (lb apportant un broc de vin et des verra.)

- LAMBERT, criant.

Camélia... ohé!..

AKDOCBE, du dehors, criant.

Là... où!..

LAMBERT

Une demi-traeliée au sac... et serrée...

AMDOCUE, du dehors.

Là... ou!..

Air populaire.

Père Barbnnçnn!,.

Bon! bon!

Payez-vous il' l'caU’tT-vUf Oui! oui!

A tous les maçons.

Qu’a fai* la maison.

POIVRIER

Mais ton gâcheur n’arrive pas vite.

LAMBERT

C’est qu’il est vif comme uu chien de faïence, mais il a l’amour du plâtre et il arrivera, s'il ne se casse pas une patte.*. Ohé! Camélia, ohé!...

AN DUCHE, paniasaot avec tou auge sur la lit*.

Ou... oilà...

BONNERON.

Ah! voilà l'oiseau.

ANDOCHB.

Où faul-il porter ça... si plaît?

LAMBERT, qai a fait tu trou po-.r y fourrer la manche du drapeau.

Amène ici.

ANDOCRB, iiu(ut avec ersiate*

Nom d’un d’ là!... Il y aurait z-une rampe, que ça ne serait pas une chose de luxe!

LAMBERT, lui aidant A défier tut auge.

Est-ce que t’es peur?

AKDOCBE.

Peur?... Ah! co mot est sanglant; la peur et moi, nous n’avons jamais gardé les volailles ensemble.

i Air de Lauxun (DocHt).

Avec voua, sur le mêtno loit,

Heureux le gâcheur qui respire !

Je n* connais pas un seul codroit.

Où vous uc puissiez mo conduire ;

Caron est heureux, selou moi.

De promener ace rêveries,

Quand on voit Paris en bas d’ soi,

Et qu’on le r’çardc des lu il relies.

L’ maçon volt Pari# en ha* d' soi.

Quand il est sur lus tailleries.

(il s’assied sur le toit.)

TOUS

Bravo, Audochc!

LAMBERT,. Iravaiüaut.

Tiens, c’est pas trop bête, ce qu’il a dit là.

poivrier.

C’est sans s’en douter... Faut pas lui en vouloir à cet innocent.

LAMBERT, qui A Gui. ■»

Là ! v’ià le drapeau piaulé sur la citadelle... Hourra pour le drapeau!...

TOUS

Hourra! hourra!

Passez- moi le broc que j’arrose la cheminée, (n fait tmbLut

de vener du via sur U cheaàuCe ; puis tou» trinquent et bot veut mit les couplet» suivsids.)

Air de Fa i lichette (Eo. Douve).

Soldat do la truelle.

Comme sur un rempart.

Sur cclt’ maison nouvelle,

Piaulons notre étoadart.

La victoire est complète ;

C’est l’instant de chanter : (6<z.)

Un p’iit verr* de piquette!

Mettons-nous en goguette!

Un p*tit verr’ de piquette.

Avant (6 m.) de nous quitter.

Buvons, (A fois.) avant de nous quitter TOUS.

Uu p’lit verre do piquette! etc.

LAMBERT

Viv* la maçouncric.

Qui, mieux que le destte.

Du soleil et d’ la pluie Prtserv’ le genre humain.

De» caves Jusqu’au fallu Nos voix doivent monter. (6 m.)

Un p’lit verr’ do piquette, oie.

TOUS

Un p’lit verr’ de piquette, etc.

LAMBERT

Dans c’tc maison peut-être Nos travaux s’ront bénis;

Le» amours qui vont naître Y trouveront des nids.

Là, plus d’une amourette Va venir s’abriter. (6 As.)

Encore un coup d' piquette, etc.

TOCS.

Encore un coup d' piquette, etc.

TOUS

Braro! bravo!

AKDOCBE.

Ahl nom d'un d’ là!... ça me palpite dons le coeur !...

POIVRIER

Vlà qu’est fait!

LAMBERT

C’est cc qüi lé trompe, c’est pas enedro fait... j'ai un raccord à finir, à la façaae, à la corniche.

POIVRIER

Eh ben! quoi! ça sera pour demain... Tu vas ben venir faire un tour à la barrière avec nou3?

MONTER ON

Il s’agit de manger le pourboire de l’entrepreneur... Tu ne peux pas déserter !

LAMBERT

Non, merci; vous savez ben que j’ai fait une croix sur la barrière.

POIVRIER

Ahçà... c’est donc vrai ce que cancana e le Lorrin?

LAMBERT

Qu’est-ee qu’il chante?

MONTER ON

11 ebanta que t’es rajeuni, au point qu’on fa remis un bourrelet et des lisières, et que tu te laisses mener par une crinoline.

POIVRIER

Et enfin, que tu n’es plus un homme, quoi !

AKDOCBE, te rucnlat.

Oh! obi oh!

LAMBERT. J

Eh ben! s’il veut venir me chanter cette romance-là à trois pouces du nez... je me charge de l'accompagnement... et il saura ce que c’est qu’un homme...

POIVRIER

Une querelle avec Lorrin, mauvaise affaire l monneron.

J’aimerais mieux avoir un rhume de poitrine.

LAMBERT

Il est donc bien fort, ce cadet-là T

POIVRIER

Non ; mais c’est qu’il est traître.

LAMBERT

Oh! je ne crains pas plus scs traîtrises que ses coupsde poing.

MONNERON

Faut mieux prouver qu’il a tort, en v’nant avec nous. LAMBERT.

Non , les coteries, merci ; in va* finir la corniche : allez, je n’ai pas besoin de vous, Antioche me suffit.

POIVRIER

A ton aise! Quand t’auras lini ton vœu de chasteté, tu nous reviendras.

TOUS

Allons... au revoir, Lambert !

LAMBERT

Amusez-vous bieu et ne vous grisez pas trop !

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