‹ Les compagnons de la Truelle drame en trois actes et neuf tableaux populaire, mêlé de chantChapitre 48 sur 100 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ANDOCHE; pub ZIZINE.

ANDOCHE, en dehors.

Oui, mam'selle Madeleine, c’est des ablettes... ça a mordu...

(H entre par le (oud, iwe un panier su Lrv et une liait k pêcher à li trvaia.

— Montrant un petit poisson qu'il Iseut.) Quand je ci* de* ablettes, ça c’est un goujon... Hélas! aue ni'avoit-il fait? nulle offense... quand il *e promenait de dessous le pont au Ciiango, oùs que ravaient appelé ses occupations, et que je l’ai arraché de son élément natal... j’ai t-y songé seulement qu'une mère, une sœur, une amante l'attendaient peut-être au débarcadère?...

Mais alors, brigand que t’es, pisque t’as le cœur de faire ce que tu fais, pourquoi que tu n'as pas le courage de faire ce que tu ne fais pas?... Pisque t’asdes instincts féroces, sers toi-z-en pour la vengeance!... car, e.ifiti, tu l'as vu, toi... et si tu ne dis rien, grand capon, c’est que tu as pear qu'il ne te trempe une soupe copieuse... Eh bien, oui, je crains l’heure de la soupe.

ZIZINE, rentrant, k part.

Le voilà dans ses réflexions. (ED* approche peu k peu.)

ANDOCIIK, mm U voir.

Après tout, si je parle, ça fera t-y que ce qui est arrivé ne toye pas arrivé?... Ah! si c’était avant... bon!... mais c'esl après, c’est quand lu crime est accompli..

Un aime?...

ANDOCHE, effrayé.

Hein?...

Qu’est-ce que vous avez dit?

ANDOCHE

Moi, rien... si... oui, non, mais...

Von* avez parlé d’un crime?... Quel crime avez-vous commis, Monsieur?...

ANDOCHE, I put, d'an ton nwlodrnmaUqae.

O mon secret ! reste dans mon sein !

ZIZINE, IVtunifUmt.

Pourquoi avez-vous l’air du dernier jour d’un condamné? et puis votre nez remue... pourquoi ça?

ANDOCHE

S’il s’agite, c’est à mon insu...

ZIZINE, lirirtqumrnt.

Qu’cst-cc que vous tenez là, dan* votre main?

ANDOCltE. lui ni cuit ru! *.i» pobfou.

Un goujon que j'ai dérobé aux flots... Le malheureux, h me doit la tin de sa vie.

Comment!... c’est ça que vous preniez pour un crime?

ANDOCHE, vîtrhiüuI.

Oui, oui... Eh bien! oui... c’est rapport h ça!

ZIZINE, riait.

Ah ! faut-il que vous soyez l»ôle, mon pauvre Andochc!

Ali! ali! ah! ah! inu faire une frayeur pareille, pour uu goujon !

ANDOCUE, k part.

Sauvé! (Rbuiareo effort. Uni.; Ah! ah! ah! ah! faut-il qu’il y ait des gens assez lié tes!

En avez-vous pris beaucoup?

ANDOCHE. lilas! poser foi panier rl u liÿne sur U table.

Pas mal... mais les autres c’est des ablettes ; ça ne vaut pas le goujon.

Vous vous livrez donc toujours à la pêche?

ANDOCHE

Tantôt plus, tantôt moins, un attendant que mon singe toye guéri...

Je comprends ça; moi, jo passerais des journées entières à voir couler l’eau !

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