‹ Les compagnons de la Truelle drame en trois actes et neuf tableaux populaire, mêlé de chantChapitre 55 sur 100 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Z1Z1XE et ANDOCHE, entrant par 1a droit*.

ZtZtNE, te dégageant de l'etreinte d'Andoehc. qui lui tient la taille.

Mats làcbcz-moi donc la taille, monsieur Audoche!

ANDOCHE

Mais, Mam’selle, si je m’ai permis de vous enlacer, c’était pour vous aider à descendre l'escalier du pont au Change, et il ne faut point vous en effaroucher... eu échange.

ZIZINK-

Je n’ai pas besoin de vos brus pour descendre, j'ai nies jambes, et tout bêta que vous êtes, mon pays, vous êtes ünaud, et vous profitez des occasions.

ANDOCIIE.

Oh! si on peut dire ! si on peut dire!

ZtZtNE

Oui, faites la sainte ni touche.

ANDOCHE

On fait ce qu’on peu», Mim’selle. Ab! que je tous o.Ioro donc, chère créature!., c’est une fêlure que j’ai pour vous!.. Kl «lire que nous sommes seul à seul, loin des regards du vulgaire!. .

ZfZINK, cherchant * changer U convmatiun.

EU bien ! et ce bateau, où donc est-il?

ANDOCHE, rvrrwwiLn» »<r* U pauchc.

C’est ici qu'y d’vrait être; le |H*re Larfailloux devait l'amener là, mais je ne vois rien venir...

zizine.

Serait-ce un piège?.. Monsieur Andoche, m’auriez-vous attirée sous cette arche sous prétexte de clair de lune, et dans des intentions clandestines?

ANDOCHE

Par exemple! dites tout de suite, que ie suis un Faublas, un snluclionneur... moi qui ai remporte un prix de sagesse et de bon tempérament :i l'école de Coulanges-la-Vineuso!.. d’ailleurs ici, Mam’selle, il n’y a que les poiss ms, et, je les connais... ils sont incapables de la moindre indiscrétion. Z.7.INK.

l’.is moins pourtant que, tandis que vous me teniez par la taille, il y avait quelqu'un qui nous suivait et qui nous a vus descendre... Qui nous dit que c’était nas quelqu’un de connaissance?.. J'ai cru un instant que c’ètiit monsieur Lorrin.

ANDOCHE. i rouille.

Hein?., comment dites-vous?.. Vous croyez que... le serrurier... 11 serait possible!...

Eli bien ! qu’est-ce qui vous prend donc?

ANDOCHE

Moi? rien... Qu’est-cc que vous voulez que ça me fasse... Lorrin... ou tout autre?.. Mais c’est égal, comme ça, le soir, j’aimerais mieux... Et vous êtes sure qu’il nous suivait?... (U rc-rsrde arce frayeur autour delai.) IliÜS alors, pourquoi? dans quel but?., quelles sont ses intentions... sur le bord de la rivière ?

Ah cà! est-ce que vous devenez fou?

Ail POCHE.

Mais oui... mais non... c’est-à-dire... Tenez, M adt moisellc, vous voyez ben qu’il n’y a personne, et que je suis seul, et vous aussi. Parlous de la lune, si ça vous est égal?.. (Remontant.) Vous avez voulu ln voir, regardez-la dans son plein.

ZIZINE, rvrnonUnl .iu«*i.

Ça, c’est vrai qu’elle est bien belle ce soir!.. Ah! je comprends qu’on soit amoureux de U lune, comme dans lu roman du monsieur Paul de Kock!... (tu mifnnwirnc)

ANDOCHE

Elle demeure trop haut pour moi! Trouvez-moi une lune à ma hauteur, et je m’en contente, {on entend uu «.La « drhon

gi i (haute.)

Page 1