‹ Les compagnons de la Truelle drame en trois actes et neuf tableaux populaire, mêlé de chantChapitre 70 sur 100 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

aZINE, ANDOCHE.

ANDOCHE, paroiiuot tout à coup.

Elle est seule !.. ô autour, merci!

Z17INE, sc replantant.

Tiens, c’est vous?

ANDOCHE

Mon Dieu, oui... c'est moi... je passais sur votre tretloir et je m’ai permis de venir savoir de vos nouvelles, pour quand vous serez malade.

Alors, faudra repasser quand j’aurai la coqueluche... Quant à présent, je me polie très-bien... ainsi, bonjour, je ne vous retiens pas.

ANDOCHE

Ah! Mam’selle, que vous êtes froidasse, à ce matin!., c’est donc comme ça qu’on reçoit un jeune homme, qu’a monté cinq étages, au-dessus d’un sous-sol, pour vous dire le plus haut possible : je vous aime !

ZIZINE, prenant de* çrau.U airs.

Tenez, mon petit Andoche, il est bon d’avoir une conversation ofliciclle à ce sujet... Et je. vous saurai gré de ne plus m’entretenir, à l’avenir, d’un sentiment que je ne saurais partager avec vous. (Eik pu*c » druitc.)

ANDOCIIE.

Qu’entends-je I.. Mais se peut-il que vous me receviez avec si peu d’enthousiasme?.. Mais ce que vous faites ne se fait point!

Ah çà, mon bonhomme, est-ce que je vous ai vendu des pois qui n’ont pas cuit?.,

ANDOCHE

Ah! lorsque mon cœur vous demande l’hospitalité... vous me parlez de pois ramés... Ah !.. ça n’est point écossais... (p**-

uoncei écorné.) Ah! Eizine!.. (u bit trot grimace atroce, connue s’il allait pleurer.)

Ah ! quelle mine vous avez! Dites donc, faites-la payer plus cher, mais faites-la meilleure.

ANDOCHE

Ab ! tenez, c'est iroppe fort! Je vous le dis du fin fond..; c’est Iroppe fort., après les espérances que vous m’avez laissées poindre.

Des espérances! Je vous ai donné des espérances... moi?.. Ah! mais, dites donc, monsieur Andoche!

ANDOCHE

Oui, oui, que vous m’en avez données!., et même que, dans le bateau du père Larfailloux, que vous avez chanté en duo z-avee moi, et que je vous ai ternie par la taille, et que nous avons abandonné le gouvernail'

Ça n'est point une espérance, ça!

ANDOCIIE.

Et ce baiser au clair de la lune, qu’elle s’en est cachée un instant derrière un petit nuage !

Ça n’est point une espérance.

ANDOCHE

Et encore, cette autre fois, oùs que je me désespérais et oùs que vous m'avez dit : Espérez!

Eh ben, aujourd'hui, je vous dis : n'espérez plus... et, pour que vous le sachiez, pour tout vous dire enlin, je vais me marier.

ANDOCHE, qui *‘n finisse.

Vous... vous... marier!.. Sans moi?

Je ne dis pas ça...

ANDOCHE, renaissant à l'espoir.

0 bonheur !

Vous serez mon premier garçon de noce, st vous voulez.

ANDOQIE.

Mais c’est de la dérisoire l Vous vous marieriez devant moi, avec un autre!.. Mais vous ne savez donc jus, qu’avant ça, j’anéantirais M. le maire et tons ses adjoints !.. et avec qui donc que vous prétendez vous marier?

Avec M. Pierre Lambert.

ANDOCHE

Mon singe !

Je serai madame Pierre Lambert, rien que ça !..

ANDOCIIE, aliasjunli cl tombant *ur une chiiv.

C'est mon singe quu vous épousez!

ZIZINE, noblement.

Oui, mon cher, il vient de me dire ici, à l’instant même, qu’il comptait m’épouser aux calendes grooquet... c’est assez clair, n’est-cc pas?.. Ainsi donc, Andoche, vous comprenez que ma nouvelle position, que notre devoir respectif... enfin, je n’ai pas besoin de vous en dire davantage... Adieu, mon ami. (Elle entre à gauche.)

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