‹ Les compagnons de la Truelle drame en trois actes et neuf tableaux populaire, mêlé de chantChapitre 83 sur 100 · A MIOCHE · texte numérisé non relu

A MIOCHE

Mais je ne peux plus ouvrir mon (cil droit.

11 ne s'agit pas de votre oeil... allons, répondez-rnoi... M. Lambert, où est-il?..

ANDOCBt.

Lambert!., toujours Lambert!., mais il ne vous aime point, et c’est V châtiment de votre insensibilité pour moi !.. mais les calendes grecques, c'étaient des couleurs!..

Assez ! on me l’a déjà dit, je le sais.

ANDOCHE

Et si tous voulez le suivre, cet homme, qui n’éprouTe pour vous que de la glace, ça pourra peut-être vous mener un peu loin, vu que, dans une heure, nous parlons toutes les défisses, pour faire notre tour do France, d'Europe et au delà des mers!

ZIZINE, I clle-mlm®.

11 part! ah! pauvre Madeleine.

ANDOCHE

Ah! ça vous afflige, n'est-ce pas?., j'en suis fâché, Madame !.. mais ça me fait plaisir!

Monsieur Andoche, vous êtes un imbécile, c'est connu... Moi, de mon côté, j’ai été un brin vaniteuse» je m'étais fait des illusions, je m'étais mi» le doigt dans l'œil, quoi!., tout ça, c’est passé, mais s’il faut que je voie mon amie, ma pauvre Madeleine mourir de chagrin...

ANDOCHE

Mademoiselle Madeleine?.. Et pourquoi qu'elle a autant do chagrin que ça?

Parce qu’elle va épouser Lorrin... qu’elle déteste.

ANDOCHE

Pas possible !

ZIZINE, rivement.

El ça, pour sauver son oncle, à qui que Lorrin prête de l’argent... et si ce mariage se fait, et si Lambert s’en va, il en nfourra, Madeleine en mourra, et moi aussi... voilà !

ANDOCHE, attendri.

Mais, si vous mourez tous, qu’est-ce que je ferai sur l’univers, moi? mais je deviendrais plus malheureux qu’un moellon oublié sur la route de Fontainebleau!

Tenez, Andoche, le crois que je donnerais ma main, mon cœur et mille écus de rente, si je les avais, à celui qui empêcherait Lorrin d’épouser Madeleine!

ANDOCHE

Oui? eh bien ! votre main, votre cœur et les mille écus de rente, que vous tfavez [vis... ça me sufllt. Zizine, allez dire à M. Lorrin qu’une personne, qui a quelque chose à lui dire, demande à lui causer.

Vous?

ANDOCHE

Ne lui dites pas que c’est moi, il pourrait ne pas se déranger... dites-lui... une personne.

Mais que voulez-vous faire?

ANDOCHE

Zizine, c’est un secret... Je réussirai, ou je recevrai une tripotée atroce... c’est mon affaire... allez! (il u po«u« <m U

maison.)

Je ne comprends rien !..

ANDOCHE

Cestun secret, que je vous dis... respectez mon mystère.

Ah! ma foi, il en arrivera ce qui pourra)

Air de* Brodequins da Lis».

De nous sauver toi», je crois Que vous êtes incapable;

Mai* tout m’ parait préférable Au malheur que j'entrevois.

Ici, je dois vous l’ déclarer,

Je ne pense qu’à Madeleine :

FaU’s vous tuer,fajt‘s vous massacrer,

Mal* qu' «tu moins ça n' lui fass’ pas d' peine.

ANDOCHE, parie, avec émotion.

Merci 1 (il lui preatc la main.)

REPRISE EN 8E MBLE.

AKDOCBB.

D* vous uaver J' vous prouv'rai, j* crois,

Qu'je suis ou u' peut plus capable;

Pour moi, tout est préférable Au» malheur» que j'eDlrevois.

De nous sauver tou*, je crois, etc.

(SCjou* eatre du» ta maison.)

3tr

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