‹ Les compagnons de la Truelle drame en trois actes et neuf tableaux populaire, mêlé de chantChapitre 94 sur 100 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

PÉBLA, CHÉRUBIN.

chérubin. Ollft

PÉBLA, à pari. Il soupire!

chérubin. Je ne la verrai plus!

pébla, k pirt. Il est tout tnslel... C’est peut-être qu’il a faim, le pauvre enfant. (Haut.) Seigneur cavalier, nvrz-vous «li-jounéT chérubin. Non... et je n’ai pus faim...

LE CAPITAINE CHÉRUBIN

pébla. C'est que... vous avez l’air si malheureux... que, otalgré moi, je suis toute triste aussi. . . .

chérubin, *« et aiiaai * «tt«* Oh! oui, ta... Je suis bien malheureux, ma pauvre... Comment t'appelles-tu T pébla. Pébla. » . ,

chérubin. Tiens! c’est un joli petit nom... Le sien aussi est joli... Rosine... Cômme U cal doux à prononcer!... Aussi, je le prononce toute la journée... cl puis, après, toute la nuit.

pébla. Mais enfin, qu’avex-vou»?... Je serais si heureuse de vous consoler I

cataetnt. Tu voudrais me consoler?... Hélas! c est impossible!... J’ai des peine* de cœur.

pébla. Des peines de cœur?

chérubin. Oui... J’aime, j’adore une rerame, Pébla... et son mari m’a chassé. , ,

pébla. Elle est mariée!... Mais c’est bien mal d’aimer une femme mariée! .....

chérubin, 4*>b ion ««tnt. Cfest Wcn mal... mais c est bien bon !... Et puis, il faut tout dire, elle est ma marraine.

plbla. Ah!... alors, c’est différent... Et cet homme-là a eu le cœur de vous chasser!... Faut-il être méchant !...

CHERUBIN. Alors, on m'a donné cinquante pistoles, un grand cheval, une grande épée, et une commission de lieutenant dans les armées du roi... Je vais rejoindre mon régiment... Je n’ai qu'un pas à faire, un sentier a suivre, un ruisseau à franchir pour être dans une autre province!... Voilà pourquoi je reste daui ce village... Il semble nue je suis encore près d’elle!.. pébla. Elle habite le pays?

chérubin. Oui.

pébla. Et vous l'aimez bien?

chérubin, tTte cxaitaUoa. Obi Si lu savaiscomme CUC est belle!.. Des yeux!.. (Regardai* pébla.) Tiens!... toi aussi, lu as de jolis yeux... Une taiUcl... Tiens!., mais, toi aussi, tu as une jolie taille, (il «olaet Pébla.)

pébla. Seigneur cavalier!.. ..... ,

chérubin. Ohl que crains-tu?... Je suis si timide!... (u garde r«iu br»».) Si tu savais quelle émotion s’emparait de

moi , quand elle me regardait... quand, par hasard, je touchai sa maint... (pr«*Bi u «*in u# Pébla.) Ticusl... elle est gentille.

PÉBLA, touUoI U raUrn. liais...

chérubin. Ohl laisse-la dans la mienne... je suis si timide!., et puis, nous causons bien mieux comme cela... et c’est si bon de causer, d’ouvrir son cœur, de raconter ce* mille petits riens dont le souvenirenivre! —Tiens... un soir.. .j’étais près d’elle... comme je suis près de loi... nous lisions dans lu môme livre... c’est-à-dire, moi, je ne lisais pas... et je crois bien quelle ne lisait pas non plus... Ses cheveux effleuraient ma joue... comme les liens, en ce moment... (s’rai*rronnpai»i.) Ah! qu ils sont doux, tes petits cheveux!... (Repraaaat.) Alors, comme ma marraine était probablement fatiguée, ses yeux SC fermèrent cl sa tète çc pencha... ainsi, sur mon épaule, fil pot* doueauwm u tèia »ur r*-

pluie de PéUa. de façon » effleurer (i joue.)

pébla, irét-iumfc Seigneur cavalier!...

chérubin, uni quiutr i* p«iitiOT. Oh! je su is si timide! pébla. Heureusement que vous êtes timide !.. Sans cela, je ne vous laisserais pas pas faire, allez.

chérubin. Puisque nous causons.

pébla. Oui, mais ces causerics-là, cesl bien drolc... Il me semble que ma tête s’alourdit... mes yeux se ferment malgré

moi...

chérubin. Comme ma marraine... tu vas t endormir. pébla, R«Tem«j)i «i ne dég»gr»ni. Ah! non, puisque mon cœur bat! Seigneur cavalier... je vous en prie, ne soyez plus timide... ça me fait peur. .

chérubin. Que crains-lu?.. puisque jen aime une autre... pébla. triaeauBi. Ah! c’est vrai... c’est vrai... vous cii aimez une autre. „ ,

chérubin, pmin. Ohl oui!.. Sans cela, j oserais... (il

fwItf M H. )

pébla. Mais, vous osez!.. # .

chérubin. Tiens! c’est, ma foi, vrail.. j ai osel pébla. Je suis fiancée à Diégo... on n’embrasse pas les fiait cées-.. Ainsi, restons bons amis...

cHKULiiiN. Tu as raison... Adieu, PéWa pébla. Adieu, seigneur Chérubin.

crkruuin, i*»»»aBt a g««cb«. Je vais me jeter sur mon lit; je tormer.ii les yeux, et je la verrai... car, à chaque instant, je croit la voir... je crois... (Apareennrt tout A eoop U comtcis*. qui rirnt d» rentrer » drtk*, il P «HK uo cri) U COBUtAfa l« r«OM)al»a»l, d.tOBTB» ftpéde

tocBi la tu «.)

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