Z1Z1NE
Quoi donc?
Eh bien ! oui, quoi... Sou père s’est laissé choir d’un cinquième au-dessus de l’entre- sol*.. Imbécile que je suis! ..
ZlZINË.
Oh ! le pauvre garçon !
GUILLAUME, tendant la main à Lambert.
Pierre !
LAMBERT, la prenant.
Ça va mieux!.. Pardon... je n’at pas été maître... J’étais pourtant bien petit, mais j’ai toujours devant moi ce brancard... avec le père couché dessus...
MADELEINE, sc levant.
Assez ! assez ! ne parlez plus de cela.
LAMBERT
Oui, vous avez raison, disons comme le père Guillaume : c’est un soldat du travail tombé au champ d’honneur.
VOIX, au dehors.
Ohé! la coterie!..
LAMBERT
On m’appelle... Comment, déjà deux heures?., (a la fenêtre.) La, la, ou la, ou la, ou la ou !
LORR1N, reprenant son sac.
Je vais continuer ma visite à la ferraille...
GUILLAUME
Et moi, je vas continuer mes courses... J’entame demain mes deux premières affaires; car, dites donc, j’en ai déjàdeusse, une maison à Belleville et l’autre à Chatou... (a Lambert.) Je comptais même sur toi, pour te faire limousiner un peu, mais, puisque tu es embauché!..
LAMBERT
Pour quinze jours... *
LORRIN.
Et moi de même.
GUILLAUME
Pour lors, nous voirons plus tard, pas vrai ?...
LAMBERT
Tout à vous, père Guillaume.
GUILLAUME
Un dernier mot... Ce soir, je régale les camarades, pour arroser mes épaulettes d’entrepreneur; je vous invite, les amis, rendez-vous au Coq-Hardi.
LORRIN ET LAMBERT.
Merci, père Guillaume, on ira.
GUILLAUME *, à Madeleine.
Dis donc, Madeleine, c’est lundi, il y aura la danse , viens, le soir, avec ton amie.
Avec plaisir, mon oncle.
ZIZINE, se levant.
Avec plaisir, monsieur Guillaume; oh! pour danser, j’irais en Chine, à pied. t
GUILLAUME
Eh ben! t’iras en Chine, en passant par le Coq-Hardi... A
ce Soir ! (il repasse entre Lambert et Lorrin.)
TOUS
A ce soir !
GUILLAUME
Air de la Corde sensible.
Ne soyez pas retardataires,
Nous avons des devoirs nouveau* :
Adieu, je vais à mes affaires.
Vous, retournez à vos travaux.
* Ziz. Mad. Guil. Lamb. Lor.
** Ziz. Mad. Lamb. Guil. Lor.