TABLEAU II, SCÈN’E VI
ANDOCHE
C’est les Compagnons de la Truelle, qui m’ont baptisé de ce nom virginal...
Mais, qu’est-ce que vous faisiez là ?
ANDOCHE
Je venais de recevoir mon diplôme.
ZIZINE, riant.
Ah bah!
ANDOCHE
Je suis reçu, payse, je suis reçu apprenti maçon... J’ai un singe... Je suis gâcheur... j’ai subi mes examens.
Vos examens, et avec qui?
ANDOCHE
Avec les membres du bâtiment, M. Lambert en tète... Ah! payse, dire que ce sera à vous que je devrai ma position sociable !
Air : Ahl vive la pâtisserie I
Me voilà gâcheur, mais j’espère Qu’un jour je deviendrai maçon.
C’est possibl’, je n’ dis pas non. (bis.)
ANDOCHE
Et le nom d’ Camélia, ma chère,
Sera p’t’être bien un fameux nom !
C’est possibl’, je n’ dis pas non. (bis.) ANDOCHE.
Pour que j’ sois gentil et bien sage.
Et pour m’ faire mon petit potage.
Faudrait un’ femme à la maison.
C’est possibl’, je n’ dis pas non.
ANDOCHE
Un’ femm’ qui m’ dorloterait,
Un’ femm’ qui m’ rar.cominod’rait.
Et, T dimanche, à ma ménagère J’ dirais : viens danser, ma commère. Un p’tit rigodon à la barrière.
ENSEMBLE
Et, 1’ dimanche, à j j ménagère
3' dirais : viens danser, } ma commère Il dirait : dansons,
Un p’tit rigodon à la barrière.
(ils dansent.)
ANDOCHE *
DEUXIÈME COUPLET
Celt’ petit’ femm’ s’rait-elle heureuse D'avoir un maçon pour mari !
P’t-éft’ ben, mais je n’ dis pas oui. (bis.)
' ANDOCUE.
Pai lez, pays', vous qu’ êt’s franguusc,
• Un pareil sort vous irait-y?
P’t-êl’ lien, mais je n’ «lis pas oui. (bis.)
ANDOCUE.
Daus truis, quatre ans, si j’ v'nais vous dire : Mam’selle, pour vous mon cœur soupire...
Cet aveu-là vous plairait-y?
P’t-èt’ ben, mais je n’ dis pas oui.
Commencez par ètr’ maçon:
Je ne dis ni oui, ni non.
Il faudrait être, pour me plaire.
Pour que j’ devienn' votr’ ménagère,
Uu petit mari comme on n’en voit guère.