SCÈNE PREMIÈRE
MADELEINE, seule.
(Au changement, la scèiq; est vide. — Il fait nuit. On entend chanter de l’intérieur du cabaret le chœur suivant.)
C H OE U R, en dehors.
Remplis ton verre vide,
Vide ton verre plein.
Ne laisse jamais dans ta main Ton verre ni plein, ni vide.
Ne laisse jamais dans ta main Ton verre ni vide ni plein.
(Grands applaudissements après ce chœur, avec des cris de : Bravo! bravo ! — Madeleine parait alors au fond, à gauche, marchant vite et avec l’inquiétude d’une femme poursuivie dans la rue.)
MADELEINE
Je crois qu’il m’a perdue de vue... Ah! le vilain homme!., m’a-t-il fait peur!.. Séparée de Zizine par la foule, et, après l’avoir cherchée en vain, j’ai couru, j’ai couru, sans savoir OÙ j’allais... (Regardant une maison à droite.) Je reconnais Cette maison... c’est celle de mou ancienne maîtresse d’apprentissage... Me voilà bien éloignée de mon chemin, il faut retourner sur mes pas... Maudit homme! pourvu que je ne le rencontre pas encore... (Elle va regarder au fond, à gauche. — Musique.) Je ne me trompe pas... là-bas, c’est encore lui... C’est bien moi qu’il poursuit... Ah! je n’ai qu’un moyen... (Elle va frapper à la porte cochère de la maison à droite. — On ouvre, elle entre et referme la porte.)