‹ Les compagnons de la Truelle piece populaire, melee de chant en trois actes et neuf tableauxChapitre 46 sur 106 · LES COMPAGNONS DE LA ÏRÜELLE · texte numérisé non relu

LES COMPAGNONS DE LA ÏRÜELLE

Je me suis dit: conscrit, sois général!

(Montrant le portrait du manœuvre.)

Tiens, me voilà, mon auge sur la têtu;

Mais, sans songer à faire le lundi,

D’un livre, moi, j’allais faire l’empiète.

Lorsque j’étais payé le samedi.

Tu comprends bien qu’il fallait me réduire,

Je n’avançais que petit à petit;

Dans ce temps-là, pour vivre et pour m’instruire. Maçon le jour, j’étudiais la nuit.

J’ai mis vingt aus à lutter de la sorte;

Mais du travail je connaissais le prix :

Sachant combien d'intérêts il rapporte.

Pour tout savoir, moi seul, j’ai tout appris.

Mais, aujourd’hui, que le progrès nous mène, Chaque ouvrier veut un bonheur complet.

Et s’imagine, en travaillant à peine,

Que ce bonheur arrivera tout l’ait.

Ah! cessez donc d’atlendre des miracles, Dégourdissez votre esprit et vos bras:

Marchez toujours, en dépit des obstacles,

Et plaignez-vous, si vous n’arrivez pas.

Mais si, vivant où s’amusent les vôtres.

Vous ne savez que ce qu’on apprend là,

Sans murmurer, comme font cent mille autres.

Faites vos murs... vous n’ètes bons qu’à ça!

(il sort par la gauche.)

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