SCÈNE PREMIÈRE
ZIZINE et ANDOCHE, entrant par la droite.
ZIZINE, se dégageant de l’étreinte d’Andoche, qui lui tient la taille.
Mais làchez-moi donc la taille, monsieur Andoche!
ANDOCHE
Mais, Mani’selle, si je m’ai permis de vous enlacer, c’était pour vous aider à descendre l’escalier du pont au Change, et il ne faut point vous en effaroucher... en échange.
Je n’ai pas besoin de vos bras pour descendre, j’ai mes jambes, et tout bêta que vous êtes, mon pays, volts êtes finaud, et vous profitez des occasions.
ANDOCHE
Oh ! si on peut dire ! si on peut dire !
Oui, faites la sainte ni touche.
ANDOCHE
On fait ce qu’on peut, Mam’selle. Ah! que je vous adore donc, chère créature!., c’est une fêlure que j’ai pour vous!.. Et dire que nous sommes seul à seul, loin des regards du vulgaire!..
ZIZINE, cherchant à changer la conversation.
Eh bien! et ce bateau, où. donc est- il?
ANDOCHE, remontant vers la gauche.
C’est ici qu’y d’vrait être; le père Larfailloux devait l’amener là, mais je ne vois rien venir...
Serait-ce un piège?.. Monsieur Andoche, m’auriez-vous attirée sous cette arche soU3 prétexte de clair de lune, et dans des intentions clandestines?
ANDOCHE
Par exemple! dites tout de suite qùe je suis un Fatiblas, un sédudionneur... moi qui ai remporté un prix de sagesse et de bon tempérament à l’école de Coulanges-Ia-Vineuse!.. d’ailleurs ici, Mam’selle, il n’y a que les poissons, et, je les connais... ils sont incapables de la moindre indiscrétion.
* And. Ziz. *