‹ Les compagnons de la Truelle piece populaire, melee de chant en trois actes et neuf tableauxChapitre 94 sur 106 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

A N DOC HE, puis un GARÇON.

ANDOCHE, seul.

Oui, je partirai, et très-loin ! c'est une occasion de l’oublier... Si j’y pense encore oùs que je serai, j’irai encore plus loin... et toujours comme ça! Je ne sais pas où ça me mènera, mais ça lui apprendra que, pour vaincre un amour comme le mien, il faut la force de vingt-cinq mille kilomètres.

UN GARÇON, sortant de la maison *.

M’sieu a appelé?

ANDOCHE

Non, je me parlais.

LE GARÇON

C’est tout ce qu’il faut vous servir?

ANDOCHE

Absolument... Au fait, j’ai soif, et ça me fait penser que j’ai faim aussi... Donnez-moi du vin, du pain et un quart de gruère.

LE GARÇON

Où faut-il vous servir ?

ANDOCHE, montrant la droite.

Dans ce bosquet, sous les lilas en fleurs, allez. (Le garçon sort; on le voit un instant après servir dans le bosquet.) 0 Zizino! tu pleureras des larmes abondantes et salées... niais il ne sera plus temps.

GUILLAUME, du dehors.

Par ici!., suivez-moi!

ANDOCHE, remontant.

La voix du père Guillaume !.. (Regardant à la cantonade.) Ah ! qu’est-ce que je vois?.. C’est elle et mademoiselle Madeleine aux bras ae ce Lorrin!.. Qu’est-ce que ça veut dire?.. Les v’ià... cachons-nous! (il disparaît dans le bosquet de droite.)

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