‹ Les Complications Gastriques de la PhrénicectomieChapitre 28 sur 48 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

Observation d’après le Professeur STANBURY

Un homme de 45 ans est hospitalisé au Mountain Sanatorium pour tuberculose fibro-caséeuse du poumon droit.

Après un an de traitement, et devant l'augmentation des lésions pulmonaires, une phrénicectomie est jugée nécessaire. Quelque temps après l’intervention, le diaphragme est complètement paralysé, et il remonte jusqu’au niveau de la quatrième côte.

Dans les mois suivants, le malade présenta des troubles gastriques, vomissements incoercibles, révélant : un syndrome de sténose pylorique probable.

Les traitements médicaux usuels ne donnant pas de résultats, une gastro-entérostomie est pratiquée, pour permettre au malade une alimentation suffisante. Cependant au cours de

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l’opération, le malade est pris d'une syncope qui oblige à interrompre l'acte chirurgical. Malgré la thérapeutique d'urgence, toni-cardiaques et oxygène, il ne reprit pas connaissance et mourut au bout de quelques instants.

On put pratiquer l’autopsie qui révéla un volvulus gastroduodénal,

OBSERVATION XIV Observation d’après le Professeur STANBURY

Une jeune fille de 20 ans entre au Mountain Sanatorium pour une tuberculose ulcéro-caséeuse de tout le poumon droit.

Devant l'étendue des lésions, leur marche rapide et l’état général assez précaire de la malade, on décide de mettre en œuvre une thérapeutique active et rapide et l’on pratique bientôt une phrénicectomie droite. Celle-ci est efficace après quelques semaines, le diaphragme affleurant le bord supérieur de la quatrième côte.

Deux mois après l'intervention, la malade, qui jusqu'ici était indemne de tout symptôme gastrique, éprouve des douleurs sans rapport avec les repas, siégant surtout au niveau de l’épigastre, s’accompagnant parfois même de vomissements. Ces douleurs au moment des paroxysmes sont si violentes qu'elles amènent chez la malade des sueurs profuses et même des tendances syncopales.

Treize mois après sa phrénicectomie, elle présente alors des selles très abondantes à type dysentériforme, douleurs à la palpation de la région cœcale, et à plusieurs reprises on trouve du sang dans ses selles. La mort survint un mois plus tard et à ce moment on pensa qu’elle devait être due à une entérite bacillaire.

Autopsie. — On put pratiquer l’autopsie qui montra un estomac très dilaté et très allongé dans le sens vertical et déplacé vers la droite.

Le pylore était assez élevé puisqu'il reposait le long du bord supérieur de la vésicule biliaire.

Les parois de l’estomac étaient très amincies, et les villosités très aplasiées. Le duodénum était très dilaté, et à l'ouverture sa muqueuse très congestionnée laissait sourdre un sang noirâtre, Enfin, on fut très étonné de découvrir un volvulus gastro-pylorique, qui avait dû provoquer la mort.

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