Fol. 19 r
2. Ce personnage semble être le même que celui appelé « Santaint », dont il est question au n° i65.
3. Probablement maître Jean Guion qui fut abbé de Saint-Médard de Boissons. Châtelain et Denifle, Auct., t. II, p. 782, note 6; Gallia christ., t. IX, p. 420.
4. Il est de nouveau question, un peu plus loin, de m monseigneur de Saint-Simon ». Son prénom n'est jamais donné, mais, comme dans plusieurs passages Colin de Lormoye lui reconnaît trois enfants, et que l'un d'eux est dit s'appeler « Aubellet », son identification avec Gaucher de Saint-Simon — l'un des ancêtres du fameux duc, auteur des non moins fameux Mémoires — ne semble laisser place à aucun doute. Et cette conclusion se trouve corroborée par la mention d'une « madame d'Orville », qui paraît être Isabelle de Saint-Simon, l'une des filles du susdit Gaucher^ mariée à Jean d'Aunoy, seigneur d'Orville (Bibl. nat., Dossiers bleus, vol. 587, dossier Rouvroy, fol. i5, et Annuaire de la Société de l'histoire de France, t. XV (1878), p. 2i5, art. de M. A. de Boislisle). Gaucher de Saint-Simon fit son testament à Saint-Quentin, le 5 janvier 1458, et mourut en 1459. Il avait eu de sa première femme, Jeanne de Wavrin, un fils appelé Antoine — celui, sans doute, qualifié ici de « grand fils » — qui, d'après Olivier de La Marche {Mémoires, éd. Beaune et d'Arbaumont, t. I, p. 268; t. II, p. 12, 5o et 398), jouta à Besançon, en novembre 1442, accompagna le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, en Luxembourg, en 1443-1444, et se fit cordelier à Besançon en 1454. De sa seconde femme, Marie de Saarbrùck, il eut quatre filles : Isabelle, Jeanne, Marguerite et Jacqueline, et deux fils : Jean et Aubert, dont on retrouve les noms dans le présent compte. Jean jouta, au siège d'Amiens, en 1471, contre Baudouin de Launoy (Olivier de La Marche, Ibid., t. III, p. 72) et mourut en 1494, d'après les uns, en i5o2 seulement, d'après les autres. Aubert, appelé aussi Aubellet, fut recteur en 1462, conseiller au Parlement, chanoine de Noyon et abbé de Saint-Satur au diocèse de Bourges; il mourut en 1458 (cf. nouv. acq. fr. 8027, fol. 23).
Item, ay fait laver et nestier deux houpelendes noires pour luy, pour ce, ij s. viij d. p.
Sur ce ay receu deux escus d'or.
Item, pour maistre Aubert, ay fait une houpelande noire et ung chaperon de demie grainne', pour ce...
129 (1448). — Pour maistre Jaques des Goudas''^. — Mémoire du compte fait entre maistre Jaques de Coudas et moy Lormoye.
C'est asavoir en l'an mil IIIPXLVIII, au mois de setambre, par ainsy que il me deu la somme de xix s. C'est asavoir xvj s. pour une apithogie de pers et pour une chosses, outre, pour la teille et pour la façon, iij s. p.
Item, depuis, ay fait pour luy une houpelande de gris, pour la façon, vj s. p.
Item, luy ay fait ung chaperon noir et fait tondre le drap dud. chaperon, pour ce3...
Item, luy ay retayllé une houpelande noire par en hault, pour ce, ij s. p.
Item, luy ay fait une houpelande violete de mesme que sa chappe, pour ce, vj s. p.
Item, pour la façon de sa chappe, xv s. p.
Item, luy ay fait une chappe perce ordinaire, pour la façon, x s. p.
Item, ay paie ung quartier de toille vermeille pour garnir ladite chappe, pour ce, iiij blans.
Item, ung pourpoint d'ung chaperon noir, pour façon et estophes de dedans, xiiij s. p.
Somme de ces parties : iij 1. xvij s. p.
Item, depuis, ay fait une houppelande grise doublé pour Philippe, pour la façon...
Item, pour ledit Philipe, ay fait ung pourpoint de drap noir, pour la façon et pour les estophes, xxij s.
Item, pour ledit Philipe, ay [fait] ung chaperon de drap noir, pour la façon, ij s. p.
Item, une paire de chances noires doublés de blanchet, pour la façon et pour la toille, ij s. viij d.
Item, pour ledit Philippe ay retaillée et rapparillée une houppelande noire, pour ce, iij s. p.
1. C'est-à-dire d'un rouge violacé. On a presque toujours désigné, sous le nom de graine d'écarlate, le petit insecte à l'aide duquel on obtenait cette couleur. Les tissus dits en graine étaient d'écarlate sans mélange; mais il en était autrement des demi-grainjs ou mi-graines. Cf. Franklin, Dictionnaire des arts et métiers de Paris, p. 219, v° Couleurs.
2. Il est très souvent question de ce personnage, dans Châtelain et Denifle, Cartulaire, t. IV, p. 644, note 2, etc., et surtout Auctarium, t. II. Son vrai nom est Gouda, mais on trouve les variantes : Goudas, Coudas et Gougdas.