Fol
Lettres.
i85. — Très* cher seigneur et amy.
Je me recommande à vous tant comme je puis, de par ... vostre cousine. La femme Gilet Savart a esté payée; et luy estoit [dû ... 1.], sur laquelle somme il me semble que vous disiez que mons. |lui avoit payé] vj livres de sucre, au pris de ij s. vj d. t. la livre, à Gervaise Gi[let, soit xv s.] t. pour les six livres; et ainsi fut escript, ou papier de Gilet, [qu'il avoit] receu de mons. xv s. t. pour ledit succre. Mons. a vo ... somme de XV s. t. aud. Gervaise, disant qu'il avoit comptée ou pa ... de ce que led. Gervaise à denyé; et dit que jamais ne le ... par mondit seigneur pour led. succre. Et a esté appoincté vous en r... la vérité, car vous estiez présent au compte; il en souvient ... aussi aud. Gilet qu'il avoit escript en son papier ...; led. Gervaise ne les veult pas croyre et fait de grans s[ermens que ce n'est] pas vroy. Et pour ce je vous prie mandez moy la vérité. Et adieu. Recommandez moy à tous vos parens et amys de pardela...
(Au dos) : [Mon]s. maistre Symon [Villot^], maistre es ars et chappelain ... Nostre-Dame de Paris ... la rue Saint-Jaques...
i86 (1474). — Ma 3 mère. Je me recommande à vous tant comme je puis. Tous pardeça s[ont] en bon point, la mercy Dieu. J'ay receu voz lettres pour responsse desquelles je ne scay se seroit bon que mon cousin maistre Jehan vint pardeça. Et me semble qu'il ne doibt point venir ancores. Se Pierre, fiz de mon cousin Montaudonny est à Paris, dittes luy que son père luy mande qu'il garde bien de se monstre[r] à quelque personne que se soit et qu'il se tienne en franchise, car son homme est en danger de mort. Dedens huit jours on luy mandera comment il se portera. Je cuide qu'il trouvera bien à besongner en quelque lieu de franchise; et s'il n'en peust trouvé vault mieulx qu'il soit sans besongner, ung peu de temps, jusqu'en voie le danger hors. Aujourd'uy* le Roy doibt faire son
1. Fol. 35. Ces lettres étaient mêlées aux fragments de comptes de Colin de Lormoye. Il nous a paru intéressant de les publier également, malgré leur mauvais état et bien que nous ne soyons en mesure de donner de longs renseignements, ni sur les personnes dont elles font mention, ni sur les circonstances qui les ont provoquées.
2. Il s'agit évidemment ici du même personnage que dans les lettres suivantes. Ce Simon Villot est qualifié de « chapellain de la chapelle Saint-Denys et Saint-Georges en l'église Notre-Dame de Paris », dans un compte du domaine royal à Paris de 149 1, publié par Sauvai, Antiquités de Paris, t. III, p. 496. Est-ce le « magister Simon Viloti » qui figure dans le compte de 1464, édité par M. Spirgatis, Personal Ver:^eichniss, p. 48 > col. 2 ?