I.i: MOHAL
vertiges, celui de lorgucil comme les autres, celui de l'orgueil personnel comme de Torgueil national. Mais si, dans l'ombre et à l'écart, en un temps où nous n'étions connus encore que d'une élite, il nous était pourtantpossible de servir dans cette direction, nous conservons l'espoir de pouvoir servir encore, au même grand objet. A défaut d'armes, nous nous efforcerons de rendre cette plume utile. Dans ce journal, où parut V Avant Gue7're, dans l'organe qui, dès avanthier, proposait à la presse parisienne la juste conception du devoir militaire et civique S nous essaierons de rendre le même service sacré si les conditions changent et que la guerre doive éclater. San» crier : « A Berlin », sans consentir à prendre aucune responsabilité dans les décisions politiques, nous soutiendrons de notre voix ceux qui courront à la frontière, en essayant d'y mettre tout ce que nous avons de vie, d'âme et de sang !
4. Le 30 juillet, par l'initiative de Jacques Bainville, ï Action française avait publié un « appel à la presse française » invitant nos confrères à imiter les journaux anglais qui venaient de prendre « l'engagement d'honneur de ne publier, sur les préparatifs militaires de leur pays, aucune information qui n'ait été communiquée par les administrations compétentes et responsables aux fins même d'une publication ». Le soir du même jour, le ministre de l'mtérieur convoquait les directeurs des journaux parisiens pour leur demander la même chose dans les mêmes termes ou à peu près.