UNE LETTRE DU GENERAL MERCIER : LE CANON DE
L'un de nous a reçu du général Mercier une fort belle lettre. L'illustre ami de l'Action française nous pardonnera d'en extraire quelques lignes :
... Je vous félicite de l'attitude si digne et si patriotique que VAction frawaise a prise dans la crise actuelle. Il faut rester fidèle à la devise de notre Prince : « France d'abord ! » Mais comme ce cher Prince doit souffrir de son inactivité forcée dans de pareilles conjectures! Je suis angoissé quand j"y pense.
J'ai naturellement écrit au ministre de la Guerre pour me mettre à sa disposition, avec une entière loyauté, dans la limite de mes forces. Combien je regrette de n"avoir plus que celles que m'ont laissées mes quatre-vingts-ans! Enfin, tout semble aller pour le mieux, et je crois vraiment qu'un vent de folie pousse l'empereur Guillaume vers le démembrement de l'Allemagne.
Je vous serre la main de tout cœur, ainsi qu'à tous nos amis de VAction française.
A. Mercier.
Les regrets du général Mercier doivent être adoucis par le souvenir des immenses services qu'il a rendus à la Patrie, notamment lorsque, ministre de la Guerre de décembre 1895 à janvier 1895, il prit sur lui d'adopter et de faire construire, contre toutes les oppositions, ce canon du colonel Déport qui n'est autre que l'admirable canon de 75.
Cet engin puissant, le chef-d'œuvre de l'artillerie moderne, fut enfin mis en service en 1897, toute
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l'armée en était pourvue en 1900 el, en 1907, aux premiers engagements marocains, il faisait son entrée dans l'admiration de l'Europe et du monde. Il y a sept ans de cela, mais aucune nation n'a encore trouvé un ccpiivalent du canon choisi par le général Mercier.
La Patrie bien défendue sur les champs de bataille de l'Alsace, de la Lorraine et de la Belgique, témoignera sa reconnaissance à ce grand Français.