I-N AVANT LES CIVILS
Aote lie tmO. — Cette protestation du 1." îioûl l'Jli, contre le sansgi^ne anarcliislc de M. (iNiincnceau n'était pas la première que nous eussions publiée. Dès le ti, notre administrateur aujourd'hui chef d'escadron au front, Bernard de Vesins, rendant compte de la réunion du Syndicat de la presse, à laquelle il avait assisté la veille, parlait de « la voie dangereuse où M. Clemenceau prétendait engager la presse » et s'engageait lui-même en présentant t une proposition qui, sous prétexte de sauvegarder la dujnité de la presse, avait pour effet de substituer au contrôle du ministère de la Guerre la censure d'une commission prise dans la presse elle-même. Encore cette censure ne s'exercerait-elle que sur les nouvelles de la guerre, mais non sur les articles, les commentaires ou les discussions que chacun pourrait écrire à sa fantaisie sur ces nouvelles. Et comme on lui objectait la loi adoptée la veille par les Chambres, il se déclarait prêt à désobéir le premier à la loi qu'il avait votée ».
Bernard de Vesins protesta énergiquement.
Le 7, toute VAclion française s'associa à cette protestation.