‹ Les conditions de la victoireChapitre 125 sur 204 · UN PEU D'HISTOIRE ». W · texte numérisé non relu

UN PEU D'HISTOIRE ». W

siques, l'incurie commerciale» la négligence de IVxpansion et de la défense nationale (en matière militaire, mariliino, aéroiinuli(|uei, loiil ce que Je Temps fltHrissait a régulièremcnl passé dans l«'S lois, dans les mœurs, dans les institutions. Admirable régime, digne de tous les « vœux » du Tcmpsf

Pour obltMiir une légère amélioration, il a fallu au Temps le coup d'Agadir, c'esl-à dire la violente menace de l'Allemagne, et aussi la coopération (désavouée, mais subie, refusée constamment, mais toujours plus féconde de notre Action franraist') : une monarchie étrangère et des monarchistes français, voilà les conditions auxquelles on obtient de la démocratie autre chose que son opposition obstinée à tous les avertissements du patriotisme, à toutes les preuvesde la raison! La leçon devrait être comprise, mais comprise à fond.

PRENEZ GARDF

Puisque nous y sommes, ne laissons pas subsister les derniers ni"'>^ -!•? T'""-' ils IoucIiciiIm des points trop graves.

Le Temps dit que la République a relevé le pays de d.'sastres inouïs. Nous avons toujours proclamé la République française supérieure à l'Empire. Mais le relèvement fut l'œuvre d'une assemblée conservatrice et le commencement de la fin s'est dessiné en bien des matières essentielles avec la Republique des républicains.

Notre empire colonial e^t immense? Mais il a élé formé, au contraire de ce que dit le Temp<, avec une discontinuité de vues parfaite ; selon une observation

Mackkas. — Le Parlement. 15

de M. Lockroy, d'ailleurs parue au Tejnpt^ commt il convient à tout ce qui accable la République, ce sont les vues d'ensemble qui ont le plus manqué. Ce n'est là que du passé: mais l'avenir! Les patriotes réfléchis qui suivent le cours de cette guerre savent qu'en calculant la défaite allemande la plus complète avec une nouvelle paix de Westphalie, les plus graves questions s'ouvrent dans le monde, et notre empire colonial en peut être l'enjeu. Il y a des amateurs qui n'attendent qu'une chose : que nous ayons fini de le mettre en valeur.

Le Teinp.< ajoute que notre alliance a été « recherchée par les monarchies les plus fortes. » Trop recherchée... Et quelquefois par des moyens plus qu'impéri<ux. On aurait mieux aimé de notre part plus de liberté, plus de choix. On ne peut oublier ce que Guillaume II disait à M. Etienne, propos rapporté par M, Jacques Bardoux dans son Atufleterre radicale : « Ce que je veux, c'est que la France cesse d'être gouvernée par mon oncle Edouard VU ». Nous prions le Temps de lire le Livre Jaune, de le lire attentivement, et aussi de se pénétrer des termes de la lettre adressée par M. Poincaré à George V à la veille de la guerre. Nous recauserons librement de cela à la paix. En attendant, le Temps se fera une idée de ce que nous entendons et devons entendre par « l'absence de volonté d'une démocratie » : c'est tout l'opposé du genre de volonté qui serait digne de lu France.

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