SI L'ON VEUT QUE CELA RECOMMENCE
Il y a plusieurs cas où le recommencement à bref lélai de la guerre apparaît comme inévitable.
C'est d'abord le cas où une paix trop vite luiL»
irOlerait reiïorl des Alliés avant que la force aile
lande eût reeu le coup décisif. Une guerre indécise
iii' ferait qu'aiguiser les convoitises d'un peuple qui
1 entrevu nos richesses, en a pillé une partie et lîst trouvé arrêté en pleine razzia, non par scru-
j'Ii1p< ou par remords, mais par les baïoinu'Hp^ de
La guerre risquerait aussi de recommencer au • as où l'Allemagne, vaincue et bien vaincue, serait iiénagéc par quelque traité nigaud. En laissant à Allemagne soit l'unité impériale, soit l'unité pruslenne, double principe de sa force, on lui laisserait le moyen assuré et infaillible de recommencer les hostilités avant dix ans et d'y déployer des ressources qu'elle n'a pas encore aujourd'hui, du fait de l'immenàe supériorité de sa population en bas âge : au lieu que nous ne retrouverions peut-être ni autant d'alliés ni les mômes conditions d'unanimité l d'élan.
La menace de guerre subsisterait encore si l'ou s'eu tenait à des précautions diplomatico-juridiques contre le peuple du « chiffon de papier *, qui trompa si bien la vii^ilancc impériale après léna.
Et le môme péril serait maintenu si Ion se bornait à la substitution d*unc république unitaire à l'empire unitaire existant. Une organisation politique quelconque, assemblée ou présidence, succédant au Hohenzollern, commencerait par disposer d'une immense accumulation de ressources militaires, économiques, maritimes qui ne se gaspilleront qu'à la longue, au fur et à mesure des dissipations du régime. Une république allemande serait dans la môme situation que les jacobins qui après avoir coupé le cou au roi Bourbon purent soutenir 25 ans de guerre au moyen des organisations séculaires créées par ces mêmes Bourbons. Une République allemande abuserait d'autant plus volontiers de ses ressources que i^ l'abus lui promettrait une meilleure affaire et que 2" elle sentirait ses voisins moins capables de lui résister. Est-ce que TUnion américaine, quoique République, quoique Fédération, s'est gênée pour faire une guerre de conquête en 1898, quand elle a vu la possibilité d'annexer Cuba et les Philippines, quand elle a senti Pimpiiisauce de l'Espagne à lui tenir tête?
Le péril de guerre sera surtout plus urgent que jamais si la consigne est de se fier soit au bon cœur des Allemands, soit au progrès fatal de la vie moderne. Pendant vingt ans, depuis que Jaurès les menait, les socialistes français se fiaient ainsi à la bonté des Allemands social-démocrates. Et qu'est-ce
IL NE FAUT PAS QVK CELA RECOMMENCE ». m
|iie cela leur a rapporté? La guerre! Pendant les lônaes vin^jl ana, les mêmes socialisles rraui.-ais ont i "claré la guerre impossible de par révolution géné- \\e du moude : elle leur a été imposée par les .,ons qui professai»*»»* '>:nr «•«' i^.M*iif îi mAin«> i<l#^<» }U*eux!