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LE MINISTRE DE LA GUERRE

50 juin 1915.

M. iMillerand a pris le seul parti qui lui fût ouvert. 11 a prononcé un discours plein de substance'. N'eûtil nécessité qu'une heure de compulsation de dossiers, n'est-elle pas, celte heure utile et nécessaire, absolument perdue en palabres? Le moment de rendre des comptes viendra avec la paix. Ce qui presse à la guerre, c'est d'abord l'action, ensuite l'action, encore et enfin l'action.

Nous avons çà et là des résumés de ce qui se passe dans les assemblées parlementaires allemandes. On n'y voit pas un ministre de la Guerre rendre de ces comptes publics. On ne l'y entend pas énumérer sc^ points faibles et ses points forts, donner la proportion de rendement de nos usines en obus et en canon, ni préciser le nombre des généraux, officiers supérieurs ou chefs de services misa pied par l'auto rite souveraine. On me dit : — C'est que les Aile mands ne sont point libres... Je voudrais que nolro gouvernement fût aussi libre que le leur de ne pas abattre ses cartes et de ne pas montrer son jeu.

Il le fallait ici. Car, si les nécessités de la démocratie, du gouvernement d'opinion, du gouvernement électif conduisaient i\ doubler. ^^ déeuplcr. h cen-

I. Le h» juin, .M. .MiUeraïul .iNau «jai^ teuient avait fait pour adapter la mol) économiques de la nation, SHn8,pourcelu, oua.u.w ... ucci nationale.

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