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HISTOIRE D'UN PARTI

23 juillet 1915.

Le socialisme a reçu ilc nombreux démeat is à la doc- • rine el à la politique qu'il suit depuis vingt ans; les MIemands qu'il nous donnait pour les amis du peule, ne sont pas les amis du peuple el tirent dessus: i pakx représentée comme certaine et inamovible a té remplacée parla guerre; les camarade.s sozialdémokrates se comimrtcnl en nationalistes allemands; enfin, les armements considérés comme une ( grandeur de ferraille > indigne de la France, appalissent plus que nécessaires, ils sont la nécessité, le ilut, el c'est de leur absence que vient la moitié de nos deuils.

Contredit avec cette force, le parti socialiste ne discute pas. Il ne rectifie pas non plus les fausses osilions d'autrefois. Il se borne à tenter de remplacer l'influence de ses idées el de ses groupes par le moyen artificiel qu'il tient des élections dernières : une propagande inspirée d'erreurs et de fautes nijourd'hui établies, hélas! lui avait valu plus de ni sièges à la Chambre, il utilise ces cent sièges il s'efîorçant d'occuper l'administration et de tenir i.oaucoup de place au Parlement. En multipliant les tlémarches de sollicitation ou de contrôle et de critique, il croit éviter des discussions dangereuses sur son passé et tout couvrir, tout étouffer sous la démonstration de son influence. La preuve de son zèle ressort, eslime-l-il, de la fréquence de ces interven-

Macrr^s. — Le Parlement. 32

lions à la tribune. Le scrupule de persécuter et de harceler un cabinet composé en grande partie des siens ne l'a jamais arrêté, jamais fait réfléchir ; non pas même l'idée qu'il est lui-même solidaire de ses amis ministres, convoqués dans ses réunions! lia pris pour programme le tapage et le mouvement. Quant à la légalité constitutionnelle et à la justice, il réserve cela au vocabulaire de ses journaux.

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