L'UNITÉ ALLEMANDE
Bracke se plaint que les vues des socialistes sur \c règlement final des comptes avec l'Allemagne
i\\ \.E l'Ail I.nMICNT si: UliUMT.
soulèvent dos « clameurs » parmi nous. La ci.^v^ic, la vérité est allérée. Les clameurs sont poussées par les socialistes. Chez nous, l'on fait des objections, l'on donne des raisons, l'on étudie des plans et des projets. Les socialistes érigent en doj^mc politique l'inlangibilité de l'unité allemande. Ils poussent des cris lorsque ce dogme est touché. Ce dogme est dangereux, disons-nous. Et nous le montrons. Mais quand, au lieu d'un dogme, on produit, comme l'a fait une fois le général Bonnal, une objection nette, nous la discutons. L'Allemagne de 1866 n'est pas un bon modèle de division de ce pays. Il faut en dire autant de l'Allemagne de 1806. « Les clémences d'Iéna >, comme disait un républicain, M. Lintilhac, ne sont pas à renouveler.
Le problème est, comme l'a dit souvent Bainville, de dégoûter l'Allemand de l'empire et de Tunité ; mais après une guerre rondement menée jusqu'au cœur du pays prussien, une guerre atteignant la vie économique allemande, l'unité et l'empire seront certainement moins populaires qu'auparavant; le grand œuvre diplomatique sera de dégager les intérêts séparatistes, les passions centrifuges qui attacheraient les Allemands à leur nouvel état. Ce n'est pas la première fois que l'Allemagne a connu quelque unité ; mais ce ne serait pas la première fois non plus qu'elle connaîtrait la plus infinie diversité, et ses périodes de division sont de beaucoup les plus longues : peut-être furent-elles plus heureuses pour elles que les périodes de l'unité. L'Allemand semble mieux adapté aux premières qu'aux secondes, dont il n toujours abusé jusqu'au chfttiment.
KHUEUKS A CONSTATEK ET A lŒCTIFIEK. «,:,
"^^ lie, si l'on v songe bien, cclln division do l'AIle-
• peut amener la fin de la • paix armée •. Bain-
ile l'a encore dil en propres termes à celle place.
• monstrueux militarisme né de la Révolution et
i mouvement des nationalités n'a rien d'élernei.
. fin de la Guerre, alors? I^e désarmement général?
si absolument antre chose! Là encore, il y a une
silion à rechercher entre le désir légitime de mon-
r à nos combattants le bul fructueux de leur
. ande guerre et aussi le devoir très net de ue pas
ur inspirer de fausse espérance et de leur dire la
rilé sur l'avenir du monde moderne.
Cet avenir est incertain et nuageux. Tant mieux
•ur Bracke s'il n'en découvre pas les menaces.
Tant pis pour ses lecteurs s'il parvient à les aveu-
crler avec lui. Mais quand les faits arriveront pour
-siper leurs illusions et faire apparaître les véri-
" réables, nous aurons toute liberté pour
.ment au nez do Bracke et des amis dr
acke expliquant qu'ils ne se sont jamais trompés.
' ont tout vu, tout su. tout dit et tout annoncé.
Parlement.