DROITS DE L'AVENIR
Telle t'ianl la réponse que fait à l'anarchie radicale ou libérale le programme du bon citoyen en temps de guerre, tel étant Tusage qu'il fait de sa volonlé. des directions qu'il donne à toute sa conduite, rola n'épuise pas son activité. Si surtout il a \^ malheur d'appartenir au groupe des ubn-combattants, .- (I.'voirs envers le pays ne peuvent pas s'arrêter M |ii(>ent. Il doit penser. Il doit se souvenir, calculer et prévoir. 11 doit faire proflter les autres de ses iL-riexions; parmi les cadavres dont le sang fume, devant les champs incendiés, les villes délrnite«î. occupées, rançonnées, le bon citoyen ajout» fonction d'innombrables devoirs présents Ta* rumplissement non moin*^ nécessaire de ses devoirs envers l'avenir.
Il faut que les rintn-> «ie [\)\\ el lill.*» servent à la totalité de Tintelligence française contemporaine. II ne s'agit pas de faire argument pour une thèse ou pour un parti. Il s'agit de montrer le « trou » où il est, au haut de la voûte, et de le faire voir à tous ecux qui ont intérêt à ce que ce trou-là soit bouché,
Tii LE PARLEMENT SE BÉUNIT.
le nombre infime de ceux dont le bien personnel serait en désaccord avec le bien général, loua les Fraii(;ais ont intérêt à ccllf» réparai ion décisive, depuis M. Poincaré (parfail«'menl!)et M. Viviani (mais oui), et M. de Monzie, et M. Daniel Renoult, à qui j'ai dit et redit cette vérité, jusqu'au dernier des bûcherons perdus dans la plus lointaine de nos forêts. Si voilà le moment où les intelligences sont plus ouvertes, les cœurs plus sensibles, où, d'autre part, les évidences sont plus claires, les fissures et les lacunes plus éclatantes, la dernière des impiétés françaises serait de ne pas profiter de ce moment décisif pour occuper les avenues de la réflexion nationale et pour y établir, dans sa pleine clarté, une vérité salutaire.