‹ Les conditions de la victoireChapitre 97 sur 204 · LA RENTRÉE DE M. CAILLAUX · texte numérisé non relu

LA RENTRÉE DE M. CAILLAUX

17 mars \9\b.

C'est un anniversaire.

Il y cul hier une année que Gaston CalmolU* {ombail à son poste sous une balle d'assassin.

Hier donc, par une lettre que le Temps insère à litre de document, M. Joseph Caillaux ou « le Crime impuni » comme Capus l'appelle, faisait sa rentrée dans la politicjue française.

Cette proclamation aux électeurs de Mamers est du reste datée du \\ mars. Le 14 mars 1915 sera-t-il une date fatale de notre grande guerre? La défense républicaine va-l-elle succéder, ou ton! nu ni<.in<. se juxtaposer à la défense du pays?

Ces trois cents lignes de copie grand formai ont brusquement rouvert une baie sur le « cloaque ». L'air méphitique de la politique des partis dont nous étions déshabitués rentre ù flots. L'ancien ministre des finances donne un corps aux aspirations diviseuscs de la démocratie laissées depuis huit mois inertes et sans emploi; c'est ce que l'auteur appelle avec une jolie emphase, qui doit avoir sa sincérité : * la politique dans le sens le plus élevé du m-

M. Caillaux commence naturellement par une plainte «jui est de style. Toutes les mauvaises querelles, toutes les querelles d'Allemand de rintérieur ont le mémo oxorde : Vllunianit^^ publie-t-elle de sales caricatures du Pape? elle se plaint qu'on n'observe pas l'union sacrée; la Lanterne veul-ellc crior, des

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