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des idées métaphysiques; il faut, en vers, que la pensée nécessairement se fonde et s'incorpore, si je puis parler ainsi, dans l'image : sans cela point de poésie, mais des vers ; point de strophes d'odes, mais des stances. Je ne cesserai de le répéter ; ô vous qui voulez nous donner des odes, lisez les prophètes, et avec ménagement les odes de nos voisins les Anglais; pénétrez-vous d'un feu qui embrase tout l'ensemble de l'ouvrage*.
Nous avons d'excellentes comédies en prose. Pourquoi ne ferait-on pas des tragédies dans ce langage? Parmi nos comédies en prose, j'en pourrais niéme citer qui sont presque tragiques. Ainsi, la Mothe avait raison ; son tort fut de donner pour modèle Œdipe en prose, c'est-à-dire de choisir le sujet le plus connu et le mieux exécuté par les anciens et par les modernes. S'il avait eu l'adresse de traiter en prose un sujet peu connu et intéressant, son Inès, par exemple, je suis persuadé qu'il aurait enlevé tous les suffrages.
L'essentiel de la tragédie est la terreur et la pitié, et (,)n peut exciter l'une et l'autre en prose comme en vers, l'u vers rimes comme en vers non rimes. Mais, je dis en même temps qu'admettre ces licences serait le plus grand malheur pour notre théâtre et pour notre poésie.
Le relâchement des anciennes règles est toujours l'avant-coureur de la décadence ; plus on facilitera