‹ Les confessions de FréronChapitre 145 sur 189 · Ihid., tome III, pages 135 et 13G · texte numérisé non relu

Ihid., tome III, pages 135 et 13G

parterre enchanté, augmentent la chaleur de l'action même, et communiquent une sorte d'enthousiasme aux esprits les plus difficiles à remuer.

Ce n'est pas là le moment d'apprécier un ouvrage dramatique; il faut attendre qu'il paraisse en public sans ce faste imposant de la scène; il me semble voir un roi dépouillé de sa grandeur suprême; c'est alors que ses vertus, ses vices et ses défauts sont mis dans la balance, et qu'on le juge définitivement'.

La prose peut sans doute être poétique; mais, quand elle l'est, il faut qu'elle le soit toujours; sans quoi, une phrase ou deux d'un autre genre lui font perdre l'unité de coloris, et produisent le même effet que des vers prosaïques dans la poésie*.

La prévention est pire que l'ignorance. Celle-ci est ordinairement simple , timide et avide d'apprendre ; l'autre, au contraire, rejette toute instruction; elle tient lieu de savoir, et lorsqu'elle s'est emparée d'un esprit dur et altier, les faits les plus frappants, les preuves les plus convaincantes ne font aucune impression sur luis.

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