‹ Les confessions de FréronChapitre 172 sur 189 · Ibid., page · texte numérisé non relu

Ibid., page

poêles. Les uns et les autres doivent avoir du génie, et le génie est un présent de la nature'.

Malheur à l'écrivain qui tend à la fortune t C'est presque toujours la marque d'un esprit vil et d'une âme rampante. Le vrai poëte n'entend ni les affaires, ni le commerce, ni l'intérêt de l'argent, etc. Homère, Le Tasse, Milton, Corneille, Molière, la Fontaine, etc., n'ont jamais songé à amasser de grands biens ^,

Le mot bonhomie, injure pour les sots, est éloge pour les écrivains d'un ordre supérieur^.

Le style des Grecs ressemble à leurs belles statues de l'élégance sans affectation, du naïf sans familiarité'

Un des plus grands malheurs attachés j\ la célébrité est cette espèce de respect mal entendu que la plupart des hommes ont pour tout ce qui sort de la plume d'un écrivain connu par quelque ouvrage de génie; il est

Page 1