‹ Les confessions de Fréron (1719-1776): sa vie, souvenirs intimes et anecdotiques, ses penséesChapitre 100 sur 213 · V Année littéraire, 1762, tome I, pages 126 et · texte numérisé non relu

V Année littéraire, 1762, tome I, pages 126 et

Le vil intérêt, l'amour de la considération, la manie d'exciter un bruit qu'on prend pour la gloire : telles sont les sources empoisonnées d'où découlent tant de sottises dans les sciences, comme dans la littérature la plus légère 1 .

Lorsqu'on s'élève contre la philosophie, on l'envisage alors du côté des abus; il est certain qu'ils n'ont jamais été plus évidents ni plus multipliés que dans ce moment-ci.

Mais la philosophie est-elle liée h la morale la plus sage, à cette morale qui fait la base de la législation; est-elle, en un mot, la source des vertus? nous lui devons des respects, nous la regardons comme la plus estimable des connaissances humaines 2 .

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