‹ Les confessions de Fréron (1719-1776): sa vie, souvenirs intimes et anecdotiques, ses penséesChapitre 14 sur 213 · Opuscules' de Fréron, tome I, page · texte numérisé non relu

Opuscules' de Fréron, tome I, page

revivre les Harduins et les Bougeants. Les Maupertuis, les Saint-Foix, les Duclos, les Trublets et les £0 Blet ter tes auraient peut-être, dans leurs compatriotes , des imitateurs qui marcheraient sur leurs traces glorieuses 1 . »

Ce fut en travaillant aux diverses feuilles de l'abbé Desfontaines, — notamment aux Observations sur les écrits modernes et aux Jugements sur quelques ouvrages nouveau® > — que Fréron se lia d'amitié avec Grébillon père, Roy, Piron, Louis Racine, Gresset, l'abbé d'Olivet, Fontenelle, Montesquieu, Destoucbes, Saint-Foix, l'abbé Prévôt, Boissy et tant d'autres littérateurs, dont il appréciait les talents si divers *.

Mais l'homme dont le caractère et les écrits lui étaient le plus sympathiques, c'était l'abbé Desfontaines, à la mémoire duquel il écrivait ces vers, dès les premières pages de ses Opuscules, en 1753 :

« Et toi qui d'une plume à ton repos fatale

Eus le courage de t'armer;

Toi qu'une exécrable cabale,

De tes talents sombre rivale,

Voudrait en tous lieux diffamer :

Moderne Photius 8 , observateur solide,

1. Lettres sur quelques écrits de ce temps, 1749, tome I, page» 259 et 260.

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