‹ Les confessions de Fréron (1719-1776): sa vie, souvenirs intimes et anecdotiques, ses penséesChapitre 172 sur 213 · Ibid., tome V, pages 110 et · texte numérisé non relu

Ibid., tome V, pages 110 et

dente, on ne peut pas penser à tout, et ce qui coûte le plus dans tout ouvrage n'est pas l'entrée, mais la sortie i.

Un souverain ne doit point se livrer à un goût déterminé pour une science particulière; il doit avoir une connaissance de toutes, sans les approfondir. Son génie, ainsi que le soleil, doit parcourir les immenses contrées des arts sans s'arrêter sur aucune. C'est une divinité bienfaisante; il préside, et l'on agit sous ses auspices; il est fait pour inspirer et non pour exécuter 2 .

Malherbe disait qu'un bon poète n'était qu'un bon joueur de quilles, et qu'il n'était pas plus utile à l'État. Il se trompait : un État peut sans doute être tranquille sans les arts d'agrément; mais, il ne sera grand que par

eux 8 .

Le laurier est la récompense du grand capitaine et du grand poëte; le même char les conduit h l'immortalité; les mêmes éloges consacrent leurs noms dans nos fastes. Les muses reconnaissantes aiment surtout à célébrer leurs favoris dans le langage divin qu'ils ont

1. L' Année littéraire , 1757, tome VII, page 45. 2- Ibid., pages 78 et 79.

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