‹ Les confessions de Fréron (1719-1776): sa vie, souvenirs intimes et anecdotiques, ses penséesChapitre 42 sur 213 · Voyez ces vers dans Y Année littéraire, 1759, tome VJ · texte numérisé non relu

Voyez ces vers dans Y Année littéraire, 1759, tome VJ

« Mon fils doit tous les ans un tribut au roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar, pour l'honneur qu'il lui avait fait de le tenir sur les fonts de baptême, et pour les bontés touchantes que lui témoigne Sa Majesté lorsqu'EUe vient à Versailles, et qu'Elle veut bien lui permettre de voir un parrain, dont il est déjà tout fier. C'est cette petite vanité enfantine, dont je suis souvent témoin, que j'ai tâché d'exprimer dans les vers qu'il a présentés cette année au plus heureux des rois, au plus digne d'être l'un et l'autre ! »

« Puissé-je — disait-il, en 1760, — lorsque mon fils aura atteint son cinquième lustre, le mener encore à Versailles faire sa cour à son auguste parrain, qui vient tous les ans dans cette saison jouir de ses propres vertus, de son humanité, de sa bienfaisance, de lui-même, dans les bras d'un gendre adoré, d'une reine aussi chère à la France qu'à l'auteur de ses jours, et d'une postérité charmante ! 2 . »

Fréron n'eut pas le bonheur de réaliser son vœu ; seize ans après, il expirait de chagriq, et bientôt une révolution sans exemple comptait son fils au nombre des régicides du petit-fils de son royal bienfaiteur, dont il

pages 70 et 71; 1760, tome VI, pages 91 et 95; 1761, tome VI, page 355 ; 1762, tome VI, pages 285 et 286 ; 1763, tome VI, pages 191 et 192.

Page 1