‹ Les confessions de Fréron (1719-1776): sa vie, souvenirs intimes et anecdotiques, ses penséesChapitre 79 sur 213 · Ibid., page · texte numérisé non relu

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naissait si bien son art, a souvent négligé ses dénoûments.

Je suppose qu'une personne digne de foi me dise de quelqu'un qui est très-éloigné de s'avancer : « Il fera fortune dans deux ans. » La fortune de cet homme est prévue ; j'en suis presque sûr; je la vois faite au bout de deux ans; ce n'est pas là ce qui m'inquiète. Mais, je demande sur-le-champ, comment cet homme fera sa fortune; je veux savoir par quel manège, par quel chemin, par quels degrés il parviendra; quels concurrents il faudra qu'il écarte, quels ressorts il fera jouer, quelles contradictions il aura à essuyer : voilà ce qui pique ma curiosité. Il en est ainsi d'une pièce de théâtre.

Votre dénoûment peut donc être prévu. Mais, si vos incidents ne le sont pas, si vous faites naître des obstacles imprévus à la fois et naturels, et que votre héros ou votre héroïne les surmonte habilement, vous réussirez 1 .

Pour être poëte, il ne suffit pas de faire des vers harmonieux, de penser ingénieusement; il faut savoir peindre, pour ainsi dire, ses pensées 8 .

Les traducteurs doivent choisir leurs originaux; le mérite de l'auteur qu'ils rendent dans une autre langue

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