XIV PREFACE
Fréron nous offre dans sa vie ainsi que dans son œuvre,
L'accord d'un beau talent et d'un beau caractère;
il fut, il est resté un caractère digne d'être étudié, et dont l'examen, loin de l'amoindrir, comme cela n'arrive, hélas! que trop souvent, le grandit encore.
Fréron n'a besoin que de la vérité ; cette vérité nous l'avons cherchée dans ses nombreuses feuilles où, pendant près de trente ans, il a tenu ses lecteurs au courant de ses impressions et de ses appréciations des œuvres littéraires et polémiques de son temps. Groupant, — selon l'ordre chronologique, — tous ces fragments et les soudant entre eux, nous sommes arrivés à recomposer les Confessions, ou, comme disent les Anglais , Y autobiographie de Fréron. Nous n'avons pas besoin d'insister sur l'intérêt, le charme, l'instruction qui résultent d'un essai de ce genre; dans lequel se reflète, — ainsi qu'en un miroir fidèle, — la figure du critique dont jusqu'ici on ne connaissait que la caricature.
« N'a pas des ennemis qui veut, » a-t-on dit avec raison.. Pour bien apprécier un homme, il