‹ Les conservateurs vengés!Chapitre 7 sur 12 · I.KS «EFICITS · texte numérisé non relu

I.KS «EFICITS

La question des déficits a été amplement traitée par l'honorable M. Atwater, et je n'y reviendrai pas au long.

Seulement il n'est pas un homme qui n'ait regretté la conduite injuste de nos adversaires quand ils s'efforcent de convaincre le public que nous administrions avec un déficit normal de $800,000 à i?900,000.

Je me demande quel avantage trouvent ces messieurs pour eux-mêmes, pour le pays à dénaturer les faits, à abaisser des adversaires loyaux et surtout à déprécier le crédit que le public doit reposer dans nos institutions provinciales. Nous sommes restés au pouvoir cinq ans et demi. Eh ! bien, les chiffres officiels sont là contrôlés par les mêmes officiers du Département du Trésor : tout le monde peut en prendre connaissance. Pourquoi nos adversaires s'acharnent-ils à nous représenter sous un jour faux ?

Avec mille embarras nouveaux surgissant à chaque pas sur notre marche, avec des réclamations innombrables se chiÔrant dans les deux millions, que nous n'avons pas toutes réglées puisque celle de Dussault est encore là à attendre l'action de la Chambre, nous sommes arrivés en mettant dans un compte commun les dépenses extraordinaires et les dépenses ordinaires à transformer du tout au tout la face de nos comptes publics.

Mais, jetez donc un simple coup d'oeil sur l'Etat A du discours de M. Marchand de 18G9, (P. 42), et vous ne pourrez vous empêcher de manifester à notre endroit un esprit de justice que nous n'avons ]ias trouvé, cette fois, chez l'honorable Premier Ministre, dans sa presse, salariée d'ailleurs, pour nous injurier, dans les discours de certains de ces collègues.

La province de Québec a droit au moins à ce qu'on respecte son beau nom parfois si injurié par le fanatisme ; elle a droit à ce qu'on ne la représente pas sans cesse entre les mains d'administrateurs peu scrupuleux ou ineptes. La province de Québec est notre patrie commune, nous devons tous la respecter dans ses institutions et dans ceux de ces hommes publics qui ont le souci de leurs fonctions.

Or, je dis que nous n'avons pas été traités loyalement quand on nous représente comme ayant administré avec une dépense ordinaire de $4,907,281.71 contre $3,923,238.70 de recettes.

On feint d'ignorer les années précédentes pendant lesquelles nous avons dépensé moins que les ministres actuels, tout en ayant à faire face à des obligations énormes.

Nous aurions pu, M. Hall aurait dû, en face du peu de bonne foi qui accueille notre franchise, faire séparément le compte des dépenses ordinaires, comme au temps de M. Shehyn, et des dépenses extraordinaires.

Nous aurions eu alors des résultats merveilleux, à montrer à nos amis, et avec des Si et des Quand, comme ceux de M. Dufïy, arriver à des surplus incroyables comme celui qu'il est veim réclamer l'autre jour, sans rire trop démesurément, au montant réel de $7-16,959.13, pour l'année 1898-1899.

Mais à quoi bon toutes ces manipulations de chiôVes pour apprécier le mérite des administrateurs de la chose publique.

Il n'y a en tout cela qu'une question : la dépense publique a-t-elle été contrôlée avec vigilance, économie et probité.

M. Dufiy peut-il nous contester ces mérites? îTon. L'essaicrait-il, que les chiffres et les faits l'écraseraient.

Il parle de position difficile, de suppression de revenu, que ne songe- t-il un peu à notre situation en décembre 1891.

CE OKFiciT l>E !i(984,043.01

M. Duffy, comme les orateurs et les journalistes à gage de son parti, nous reproche sans cesse notre déficit de $984,- 043.01 pour l'année 1896-97.

Ici même je suis prêt à soutenir la comparaison entre les deux administrations, pour cette année 1897, lapins coûteuse de notre régime, à cause des élections, et l'année du merveilleux surplus.

Je dirai d'abord que le gouvernement Flynn ne s'éloigna pas des grandes lignes de ses deux prédécesseurs et que M. Atwater montra autant de sollicitude que MM. Hall et Taillon pour le bien public, et s'il venait jamais à laisser cette Chambre on le comblerait d'éloges parce qu'ici, ce sont toujours les absents qui ont raison.

Nous avons réglé, à l'approche des élections tout ce que nous avons pu régler de réclamations pendantes.

L'expérience que nous avions eu du régime Mercier nous faisait un devoir de laisser le moins possible de comptes en arrière, et nous avions toutes les raisons du monde de reposer plus de confiance en nous-mêmes qu'en nos adversaires. Ce que nous avons réglé durant cinq années nous l'avions réglé sans pot-de-vin, avec justice et finalement. Nous étions loin de supposer que l'aftaire Dussault, tenue par nous comme définitivement réglée, serait ressuscitée d'entre les morts pour donner de la pâture nouvelle aux débats de cette Chambre.

De plus, je ne nierai pas et personne ne niera, à moins que ce ne soit uti naïf ou un hypocrite que tout exercice de campagne électorale ne peut être justement comparé à un autre exercice, parce que les ministres pris ailleurs ne peuvent presser la collection et qu'ils sont tenus par les vices du système électoral même à délier plus grand le cordon de la bourse.

Ces explications préliminaires données en toute franchise et même avec quelque peu de naïveté, arrivons à la comparaison.

1" Nous n'avons touché de recettes ordinaires en 1897 que $3,923,238.70, contre 14,201,000 en 1898-99, ce qui restera environ la recette ordinaire telle qu'établie par nous sans que le gouvernement ne fasse aucun eftbrt pour forcer la collection : soit une diftérence dans la recette de $ 277,000 00

2" Nous devons retrancher le montant payé pour les élections qui est d'une nature extraordinaire 75,879 60

Nous devons retrancher le paiement du prix de vente de la propriété de la Grande Allée qui a été inclus dans les opérations ordinaires d'où résulte le déficit de $984,- 043.01 30,000 00

Nous avons fait des travaux publics au montant de $176,832.28 dont le coût comparé au coût des Travaux Publics de la grande année du surplus, $11,000, laisse en notre faveur 165,832 28

Le gouvernement a supprimé une vente de limites qui devait avoir lieu le 15 juin 1897 et nous rapporter au bas mot $150,000, revenu que de tout temps on a placé parmi les recettes ordinaires de la province, soit. . 150,000 00

Monument Champlain, dépense extraordinaire ou spéciale 2,000 00

Ouvrage " Municipalité et paroisse, " extraordinaire 4,500 00

Révision du Code de Procédure (extraord.). 18,500 00

Réclamation Amiot (extraordinaire) 4,000 00

Réclamation Dussault do 14,578 77

Waterous do 2,178 15

Séquestre chemin de fer Baie des Chaleurs,

(extraordinaire) 5,973 55

Fonds de secours pour les Indes (extraord.) . 4,000 00

Nous avons dépeusé en 1897 de plus que M. Marchand en la grande année de 1898-99 :

Pour la colonisation $169,900 00

contre 136,243 00

Soit en notre faveur $33,657 00

Pour agriculture $230,795 75

contre.... 175,418 26

Soit en notre faveur 55,377 49

Pour instruction publique $394,260 00

contre vous les grands amis

de l'éducation 375,143 28

Soit 19,117 72

pour nous, le parti de la réaction.

Qu'on additionne bien ces difiérentes sora-

mes : elles forment un total de 8852,093 58

ce qui efiace à $131,950 près, le déficit que l'on sert en épouvantail aux contribuables de cette province pour les tromper sur notre compte et les ameuter contre nous.

Et ce déficit apparent de $131,950 disparaît bien vite quand on lui oppose en réclamations dues avant le 1er juillet 1899:

r Affaire Dussault $26,194 64

2" Colonisation 28,077 42

3*^ Arpentages 58,612 47

4° Agents des terres non payés 1,858 68

5" Arrérages touchés d'Ottawa mais dus

pour 1895-96, 1896-97, 1897-98 42,337 86

Total $157,081 07

à retrancher de la recette totale de 1898-99.

C'est-à-dire que si nous avions administré à la façon de M. Marchand, si nous n'avions pas eu de grands travaux à exécuter ni de grandes réclamations à régler, si nous avions négligé les œuvres essentielles du pays, si on n'avait injustement mis à la charge de 1897 des comptes payables pour

1898, si la collection du mois de juin 1897 n'avait pas été négligée intentionnellement par nos adversaires, nous obtenions un résultat autrement favorable que le résultat obtenu par M. Marchand en 1898-99, et nous avions un surplus de $10,951.89 au lieu d'un déficit de $984,000 ce qui donnerait le résultat suivant pour l'année du surplus de M. Marchand :

Recettes totales 1898-99 $4,249,589 99

A retrancher comme indûment imputé à cet

exercice $ lô7,081 07

Recettes régulières 1898-99 $4,092,508 92

Contre la dépense 1898-99 $4,23 1,410 81

Déficit réel. . . . , $ 141,901 89

Contre déficit réel des conservateurs en 1896-97 suivant les méthodes du gouvernement Marchand, Stephens, Dutfy, de. . . $ 131,950 00

Soit en faveur des conservateurs surplus de. $ 10,951 89

dans la comparaison entre l'année du grand déficit de 1896-97 et l'année du minuscule surplus de 1898 99.

Voilà bien l'histoire comparée et vraie du surplus de M. Marchand : c'est un surplus renversé en déficit.

On nous dit que nous ne devions pas faire de travaux extraordinaires, suivant l'exemple de M. Daffj.

Heureux M. Dufty qui n'a pas à faire de travaux extraordinaires ? Mais pourquoi ?

De deux choses l'une : il n'y en a plus à faire ou il n'en veut pas faire.

Dans le premier cas, nous aurions donc exécuté tout ce qu'il y avait à faire dans la province, de chemins de fer, d'édifices et de divers autres grands travaux,* et il devrait nous en remercier.

Dans le second, le pays admettra-t-il qu'un ministre des Travaux Publics doive négliger d'accomplir les travaux strictement urgents. Si c'est cela que l'on veut, pourquoi un ministre des Travaux Publics ?

WOTKE SITUAT10x\ E^' 1891

Nous avons imposé des taxes. Mais ignore-t-on que la dépense annuelle était de $1,500,000, en mo^^enne, en 1891.

Ces taxes n'ont guère dépassé $500,000, et le reste nous avons dû le demander aux économies, aux retranchements.

Et quels ont été les résultats : en comptant les dépenses extraordinaires, même les remboursements des dépots de compagnies de chemins de fer avec les dépenses ordinaires ?

Pour 1889-90 un déficit sous Mercier de |1,380,569.18.

Po.ur 1892-93, sous les conservateurs, un déficit de $24,- 828.00, soit en notre faveur, $1,355,741.19.

Que M. Dufty nous parle donc déficit maintenant. Que l'on retranche si l'on veut le montant des taxes nouvelles, près de $500,000, nous restons avec des économies et des retranchements au montant de plus de $900,000 sur l'année 1889-90 de M. Mercier.

Pour 1890-91, déficit sous M. Mercier de $1,144,236.06.

En 1893-94, déficit sous les conservateurs $230,202.28 ; soit à notre avantage, entre ces deux années, $1,214,034 sur lequel en retranchant les taxes nouvelles de $518,406 nous resterions encore avec $695,628 à notre crédit.

Enfin, prenant l'année 1891-92 sous M. Mercier le déficit est de $1,742.651 ; en 1893-94 nous avons un déficit de $162,661, et des taxes nouvelles au montant de $487,398.45 pour 1894-95.

Ce qui nous laisserait un avantage de $1,092,592 sur nos adversaires dans la comparaison de ces deux années.

En 1895-96, notre déficit n'est que de $55,673.61, ce qui est presque une quantité négligeable à côté des déficits colossaux de l'administration Mercier.

M. Dufiy a-t-il bien fait la comparaison entre l'administration Mercier et la nôtre avant de nous reprocher nos déficits, et peut-il prétendre juger nos quatre années, de 1892 à 1896, par l'année finissant le 1''' juillet 1897, alors que nous n'avons eu ni le contrôle de la perception du dernier mois qui est le meilleur au point de vue du revenu, ni le contrôle des paiements à eflfectuer et dont on a chargé cette fin d'exercice afin de décharger l'année suivante pour la glorification du parti libéral.

Je viens de faire toucher du doigt les économies que nous avons réalisées sur le régime Mercier.

Que M. Dufty, essaie d'en faire autant vis-à-vis de nous : une comparaison impartiale l'écrasera.

Qu'il nous montre les économies de l'honorable Trésorier dans les opératioDs ordinaires. Il n'en a fait aucune.

En 1898-99, l'année du surplus il dépensait §4,201,023.21, en 1893 nous dépensions $4,190,522.85 ; en 1894, $4,267,746 ; en 1895, $4,195,727.44 ; en 1896, $4,099,707.00.

En 1898-99, l'année glorieuse, le standard du ministère, M. Duiïj dépensait $11,000 pour travaux publics extraordinaires, et il se trouvait avoir un surplus !

Or, en 1893, nous avons dépensé, en travaux publics extraordinaires $342,792.90 ; si nous n'avions dépensé que 811,000, nous aurions donc eu un surplus de $331,000 ! En 1894, il y a eu $890,955.24 de travaux extraordinaires, et nul doute qu'en réduisant cotte somme à $11,000, nous avions un dodu surplus de $379,000. En 1895, les travaux publics ne nous ont coûté que $152,490.01, ce qui, moins les $11,000 de M. Duffy, nous donnait un excédant de $141,000 ! Enfin, en 1896, la dernière année, sous notre contrôle entier, ces travaux ont absorbé $58,485.34, lesquelles, moins $11,000, laissaient un surplus de $47,000 au crédit des conservateurs !

La dernière année à propos de laquelle on fait tant de bruit nous a coûté en travaux extraordinaires $176,832.28, que l'on a bien droit de faire valoir contre les $11,000 de M. Du% en diminution du déficit de $984,000.

Voit-on bien maintenant comment on fabrique des surplus : on se croise les bras et les surplus croissent comme des champignons.

Reste à savoir si le pays s'en portera mieux.

Je pourrais faire la même comparaison pour la colonisation et l'agriculture, mais cela me mènerait trop loin pour le moment.

Et malgré toutes ces diminutions dans les services essentiels au développement du pays, le gouvernement est resté en dessus de la dépense des conservateurs, durant les quatre années dont ils sont responsables.

Où donc est ce travail sérieux de retranchement et d'économie ? il n'existe nul part, puisque les ministres ont dépensé en l'année du surplus plus que nous pendant chacune de ces quatre années.

Qu'on le prenne au point de vue de la dette, de la taxe, de nos déficits, la conduite des conservateurs est irréprochable et il en découle clairement qu'ils ont diminué la dette, qu'ils

ont fait face aux terribles déficits légués a eux par Mercier, par une économie sage et vigoureuse et que s'ils ont eu des travaux énormes à opérer ils sont restés, .dans tous les cas, bien au-dessous des libéraux, même dans les dépenses ordinaires de l'administration.

M. Dutiy est tombé simplement dans la note comique quand il leur reproche d'avoir augmenté la dette publique de $3,869,86.10 et la dette consolidée de $9,021,334.07 quand il leur reproche des déficits imputables aux grands travaux publics, c'est-à-dire an capital non aux dépenses ordinaires d'administration.

JLF. CABINET j»IAKCHA:ND

Monsieur Duffy pour mieux faire ressortir la grandeur deson héros, nous le présente entouré de difficultés qu'on dirait insurmontables et dont la mention est de nature à jeter les croyants dans les transports de la plus vive admiration : Arma vinunque cano^ je chante le héros qui, au milieu de tant d'obstacles, a relevé la province ! Ce qu'il lui a fallu d'habileté, de courage et d'aptitudes géniales pour les afifaires et les finances ! Tantœ molis erat romanam condere gentem — se dit-on malgré soi, en songeant à l'auteur de notre restauration et au barde qui le chante.

Tâchons de rendre à sa taille naturelle celui que l'on veut placer au-dessus des Joly, des Chapleau, des Mercier et faisons bien voir quel chalumeau de paille sert à porter aux échos les accents lyriques du Commissaire des Travaux Publics.

La tâche de M. Marchand était des plus difti elles, ditesvous.

En quoi ?

—On lui enlevait des taxes, au montant de $272,000 ; l'intérêt sur le chemin de fer du Pacifique était diminué de §32,- 214 ; l'intérêt de la dette augmenté de §60,000 ; les subventions à l'instruction publique portées à 850,000 de plus ; la réorganisation des départements devait nous coûter §16,000 de plus, et enfin, le nombre additionnel des aliénés allait nous entraîner une dépense de §22,000 de plus qu'avant. Et ce

sont là les difficultés dont s'est trouvé entouré le héros du poème lyrique de l'honorable Commissaire des Travaux Publics !

Mais qu'eut-il donc dit, si au lieu de M. de Boucherville M. Marchand eut été appelé à succéder à M. Mercier.

Au lieu d'une dépense ordinaire de $5,165,049.43 nous lui laissions une dépense ordinaire normale de $4,099,707.52 en 1896, et au lieu d'un revenu ordinaire de §3,750,813.34, en 1891 nous lui procurions un revenu ordinaire de $4,236,015.14 ■en 1897-98 même après avoir aboli certaines taxes.

Il héritait de $163,455.28 de taxes sur les successions ; la <iiminution de $32,000 sur l'intérêt du Pacifique était compensée par les $34,000 qu'il retire de la conversion de la dette ; l'intérêt de la dette $60,000 se trouvait plus que rencontrée, ainsi que l'augmentation du dépenses provenant de la réorganisation du parlement et de l'entretien des aliénés 3)ar la taxe sur les successions. Et enlin les $50,000 pour l'instruct'ou publique étaient une bagatelle puisque M. Âlarchand s'était fait tort de porter ce crédit à $200,U00 !

D'ailleurs M. Marchand n'était-il pas au-dessus de toutes ces misères lui qui avait prouvé clair comme les rayons du plus brillant des soleils, qu'en 1893 les conservateurs ayant à faire face à plus de dix millions d'engagements Mercier et à des délicits annuels de $1,500,000 pouvaient parfaitement se tirer d'affaire sans emprunter et sans taxer ! (Journaux de la Chambre 1893, pp. 325, 326, 327).

M. Duffy l'ignore peut-être, car s'il eût connu ce détail il n'aurait pas trouvé si grandes les difficultés qui entouraient M. Marchand ni si abracadabrants les triomples qu'il a remportés dans Tarêne de la finance.

Quoi ! si nous pouvions, en 1893, avec les charges que je viens de mentionner, ramener la dépense ordinaire à $3,000- 000 quand nous l'avions prise à $5,000,000, combien plus aisément M. Marchand pouvait sortir d'embarras avec une dépense ordinaire de $4,099,707 eu 1896 et une recette normale de plus de $4,300,000.

Et si M. Marchand a droit à l'admiration des générations présentes et futures pour avoir maintenu l'état de la recette et de la dépense au même niveau que nous, du moment qu'il ne s'engage dans aucune entreprise quelconque, quels droits n'avons-nous pas à la gratitude de la population pour avoir

diminué de $800,000 la dépense ordinaire de l'administration de cette province ?

Nous ne tenons pas à poser en régénérateurs de l'administration, en sauveurs du peuple, mais nous tenons à l'estime de nos compatriotes et au bon nom du parti conservateur que nul d'entre vous, Messieurs de la droite, n'êtes de force à ternir.

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