‹ Les conservateurs vengés!Chapitre 9 sur 12 · KEOLi: I>E M. HARCHA.lfD · texte numérisé non relu

KEOLi: I>E M. HARCHA.lfD

M. Duffy s'est efforcé d'expliquer la règle posée par M. Marchand de ne pas reporter sur l'année suivante des dettes attribuables à l'exercice qu'il s'agit de liquider.

Je ne puis concevoir qu'un homme sérieux ait recours à de telles arguties, et 'certes je n'aurais pas pensé que les conservateurs dussent sitôt être vengés de l'injustice criante commise par M. Marchand d'avoir mis à notre charge tout ce qu'il lui a été possible de trouver de dettes de toutes sortes, pour grossir, ou plutôt pour créer une partie du déficit qu'il leur reproche pour 1896-97.

M. Duffy nous dit que c'était notre coutume et que M. Marchand la suit. Dans ce cas pourquoi nous en a-t-il enlevé le bénéfice en 1897, puisqu'il devait la rétablir en 1898, un an après. Il est difficile de montrer plus de mauvaise foi et de duplicité.

Je ue m'arrêterai pas davantage aux explications boiteuses que donne M. Duffy de la conduite de M. Marchand ni à discuter les chiffres qu'il torture pour faire voir que ces messieurs ont dépensé moins que nous. Ils s'ingénient à comparer leur administration avec la nôtre en prenant comme base l'année de leur surplus de $15,000 et l'année 1896-97 dont ils sont partiellement responsables. J'ai fait voir la déloyauté de ce procédé. Je suis convaincu que le public

ratifiera ce jugement et tiendra compte plutôt des quatre années précédentes dont nous sommes entië rement responsables et qui sont toutes à notre louange si on les compare à l'administration Mercier et même à l'administration Marchand qui a tout négligé pour arriver à ce ridiculus mus qu'on peut appeler un surplus putatif.

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