CHEMINS DE FER
} Un mot des chemins de fer avant que je parle de l’instruction publique.
} J'ai toujours favorisé la construction de chemins de fer : dans la Province, et reconnaissant que l’initiative privée, chez | nous, n’est pas assez impulsive ou assez stimulée par l’appât | des profits pour se jeter dans ce genre d’entreprise, j'ai tou- | jours cru nécessaire l'assistance des gouvernements.
| J’admets qu’il y a eu énormement d’abus par suite du } manque d’études générales dy pays au point de vue de la | nécessité et de la viabilité de ces entreprises, au point de vue
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du degré d'importance ou d’indispensabilité des différentes | lignes. | On eût dû, dès l’origine, procéder comme en France avant À
de lancer le gouvernement dans la politique de subventions li
‘et décréter certaines lignes comme d’importance nationale, à d’autres comme d’importance secondaire, mais il est trop à tard et contentons-nous de songer à l’avenir. ;
Il y a des lignes de chemin de fer indispensables à la colo nisation ; je dirai du côté de la Gaspésie, peut-être de Témis couata, et dans tous les cas, dans le nord de la Vallée d'Ottawa, de Labelle ou Témiscamingue, ligne d’importance ! égale à la ligne d'Ottawa à Québec au point de vue de la | colonisation, de l’exploitation de certaines mines, de nos | forêts et de nos ressources sportiques.
Le gouvernement a tout rejeté : il n’a pas même fait des : démarches qui n’auraient pas coûté un sou au Trésor et | auraient pu engager des compagnies sérieuses dans ces entreprises.
Rien, de rien n’a été fait et quand M. Duffy vient nous dire que le Grand-Nord doit quelque chose à son gouvernement, je dis non, il ne lui doit rien du tout, il doit tout aux conservateurs, combattus là même par certains de nos adversaires.
L’honorable Commissaire des Travaux Publics se trompe également—et cela peut nous surprendre doublement puisqu’il s’agit de son département—quand il dit que “ les chemins du Pontiac et de la Gatineau sont en voie de construction rapide.”
Pas un mille de ces chemins n’a été construit de par la politique du gouvernement. Et comme question de fait, ils sont arrêtés l’un et l’autre en plein champ : le premier comptait 71,000 millcs le 80 juin 1897 ; le 80 juin 1899, il comptait 71,000 ; le second 544 en juin 1897, 56.50 en 1893, et en 1899 il n’a pas raccourci, il compte encore 56.50.
Comment un ministre de la Couronne peut-il se sentir assez de courage pour avancer un fait que tous les rapports officiels contredisent, c’est ce que je ne puis comprendre. Il devrait suflire à l'honorable Monsieur de se vanter de ce que fait son gouvernement et encore davantage de ce qu’il ne fait pas, sans qu’il vienne, par-dessus le marché, se vanter ou vanter son gouvernement de ce que les autres font ou ne-font pas.
cnct D: cutes