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Les consultations entre médecins au XIVe siècle

Daremberg, dans son Histoire des Sciences médicales, dit qu’au XIII® siècle, l’habitude des consultations entre médecins se répand; mais il est probable que cet usage a existé dans les civilisations antérieures. Il y a toujours eu des maladies graves, des diagnostics difficiles, des responsabilités considérables, pour lesquelles la réunion de plusieurs médecins devenait nécessaire; il y a toujours eu des malades occupant une situation considérable, qui voulaient être soignés par plusieurs praticiens à la fois.

Les consultations entre médecins ou entre chirurgiens (les conditions sont les mômes dans les deux cas) n’ont donc pas toutes le même point de départ, ni le même but, mais la manière dont elles doivent se tenir est toujours la même : il faut reconnaître ce qu’a le malade, discuter sur ce point et sur le traitement à formuler.

Sur ce sujet, l’antiquité et le moyen âge nous fournissent peu de documents. L’ouvrage de Mondeville (1)

(1) Chirurgie de maître -Henri de Mondeville, chirurgien de Philippe le Bel, composée de 1306 à 1320, traduction française avec des notes, une introduction et une biographie, publiée

est jusqu’aujourd’hui celui qui en renferme le plus.

Mondeville, en effet, n’écrit pas seulement sur la chirurgie ; son livre a par certains côtés les allures de « Mémoires ».

Nous dirons d’abord que la chirurgie et les chirurgiens étant alors déconsidérés, notre auteur veut relever et la science et la pratique. Aussi attaque-t-il vivement et les charlatans et ceux qui les soutiennent, les graSids et les riches.

Sous Philippe le Bel, l’argent était rare, le médecin et le chirurgien surtout n’étaient pas payés, même par le Roi. « Je n’ai jamais trouvé, dit Mondeville, d’homme assez riche ou plutôt assez honnête, de quelque condition qu’il fût, religieux ou autre, pour vouloir payer ce qu’il avait promis, sans y être forcé ou qu’on l’en pressât. »

Sa rancune contre ces malades est telle qu’afin de les obliger à payer des honoraires convenables, il excuse et conseille même des moyens que nous repoussons aujourd’hui sans hésitation. Quant à ces moyens, s’il en parle au déclin de sa vie, il ne les a pas mis en pratique, car il n’avait pas recueilli de fortune. Seulement, le fait qu’un chirurgien du Roi ose parler comme il le fait sur un sujet si délicat, jette un jour singulier sur la société d’alors et sur son désarroi; d’un autre côté, ce qu’il dit ne peut être généralisé et s’applique surtout à l’époque à laquelle il vivait.

Je me suis arrêté un moment sur ce point à cause de l’importance de l’œuvre de ce chirurgien, et pour montrer qu’en la lisant, il faut songer au temps auquel Mondeville écrivait ; autrement on risquerait de mal interpréter.

Ceci dit, voyons comment Mondeville, il y a six cents

sous les auspices du ministère de l’Instruction publique, par

E. Nicaiso, avec la collaboration du D'' Saint-Lager et de

F. Chavannes. Paris, 1893, F. Alcan, xxxiii-903 p., gr. in-8®.

ans, exposait la manière de tenir une consultation. Sa description est à peu près le récit de ce qui se passe aujourd’hui, ce qui ne peut manquer d’être remarqué, étant donné les opinions parfois erronées que nous nous faisons sur la pratique des anciens.

Manière de tenir Içl consultation. — « D’abord on doit discuter sur la maladie présente, en examinant attentivement et en palpant, parce que, comme le dit Haly, le diagnostic du chirurgien s’établit par le toucher avec la main et par l’observation avec l’œil. Tous les consultants font l’examen l’un après l’autre. Ensuite, si le cas le demande, ils examinent de nouveau le malade tous ensemble, se montrant réciproquement les signes de la maladie et les considérations particulières remarquables qui dépendent, soit de la maladie, soit du malade. Puis, l’un d’entre eux, celui qui est le plus élevé {magis authenticus), surtout s’il est médecin, dit au malade : Seigneur, nous voyons bien ce que vous avez, cela nous paraît clair et vous devez Ravoir pleine confiance et vous tenir en joie, car nous sommes ici tant et de telles gens, que nous suffirions à un roi, et que le plus jeune d’entre nous pourrait suffire à établir, poursuivre et mener à bien votre traitement.

« Ensuite, il l’interrogera sur les circonstances de sa maladie, lui disant : Seigneur, ne vous déplaise et ne l’ayez en mauvaise part : Quand votre maladie a-t-elle commencé? Et qu’ainsi de suite ü lui pose plusieurs questions, comme on l’a indiqué au 45® Contingent (1)

(1) Mondeville, en cet endroit, parle de la nécessité de poser un certain no.mbre de questions au malade ; le plan qu’il recommande pour l’interrogation est à signaler, quoiqu’il date de six siècles. L’auteur prend comme exemple de maladie qui oblige le chirurgien à poser de nombreuses questions, la maladie des articulations, dans laquelle bon gré mal gré, en plus

qui se rapporte aux Indications données 'par le malade.

« Quand toutes les questions que le cas exige ont été posées avec soin au malade, les consultants sortent de sa chambre et entrent dans une autre où ils seront seuls, car dans toute consultation les Maîtres disputent entre eux afin de mieux discerner la vérité, et parfois, grâce à la discussion, ils en viennent à des termes qui feraient croire à des assistants étrangers, qu’il y a discorde ou lutte, et c’est le cas quelquefois.

(( Ensuite, celui qui est le plus âgé, le plus éminent, ou le plus illustre, s’il y en a un, comme serait un médecin du roi ou du souverain pontife, proposera aux autres que l’on parle l’un après l’autre, et si tous se taisent, comme ils le doivent devant lui, il prendra lui-

de tout ce qu’il pourrait reconnaître et saisir par lui-même et par son art, il doit faire au malade 14 questions :

1° Combien y a-t-il de temps que ce mal a commencé ?

2° Quel est le membre dont il souffre? Souffre-t-il dans plusieurs ?

3® Par quel membre a-t-il commencé ?

4“ S’il se transporte quelquefois ou souvent d’un membre à un autre;

5“ S’il en connaît la cause ; un coup, le froid, ou la chaleur;

6® S’il en a déjà souffert;

7° Si le mal le tourmente sans cesse, de la même manière et uniformément;

8° Quoi le fait le plus souffrir ; le chaud ou le froid?

9° S’il a pris à ce sujet quelque conseil;

10° Dans le cas où il en aurait pris, si le conseil lui a fait du bien ou non;

11° S’il sait ce qu’on lui a fait;

12° S’il veut s’en remettre à l’avis des hommes habiles;

13® S’il veut supporter tout ce qu’ordonne l’art, cautères et autres traitements, s’il le faut ;

14° Dernière question, s’il veut dédommager convenablement le chirurgien pour ses remèdes, sa science et sa peine.

L’ordre suivi dans les interrogations est à peu près celui que l’on suit aujourd’hui; on retrouve, dans la dernière question, les mœurs de l’époque et la préoccupation nettement énoncée du chirurgien, au sujet de ses honoraires.

même la parole et les questionnera tous, les uns après les autres, en commençant par le plus jeune et le moins renommé, et ainsi de suite, montant toujours de l’inférieur au supérieur. Si, en effet, le’ plus âgé ou les plus âgés parlaient les premiers, les plus jeunes ouïes moins considérables n’auraient rien à ajouter, et ainsi la consultation serait nulle, tandis que quoi que disent les plus jeunes, il est loisible aux plus âgés, et cela n’est pas sans valeur, de régler, d’ajouter, retrancher, détruire oü approuver.

« Qu’il demande donc à tous, dans l’ordre qu’on vient de dire, quelle est la maladie présente, comment elle se nomme, suivant l’expérience des hommes experts, quels sont les auteurs qui en font mention (1) et dans quelle partie de leurs ouvrages. Une fois la réponse donnée, qu’il demande si le mal est curable ou non, et dans

le cas où il le serait, par quel moyen.

« Prenons, dit Mondeville, un exemple simple dans la chirurgie, pour faire mieux voir la chose : s’il s’agit de traiter un apostème (tumeur) dans un lieu charnu, dans l’épaule ou la fesse, le médecin recherchera de quelle matière ou humeur il est formé : si c’est par du sang, par exemple; il s’informera de la maladie, de son début, de sa croissance et demandera ensuite si une évacuation est convenable, et étant donné qu’elle l’est, de quelle sorte elle doit être : une saignée par exemple? Si oui, à quelle place, dans quel membre, sur quelle veine, quand et où il faut la pratiquer, car on la pratique diversement, selon les diverses saisons, les habitudes du patient et même selon

(1) Ceci encore est une caractéristique de l’époque; même ceux qui étaient instruits et avaient de l’expérience n’osaient s’appuyer sur leur opinion personnelle, il fallait toujours invoquer un ancêtre, Galien ou les Arabes, c’était le principe d’autorité. Mondeville y cédait, d’ailleurs, moins que les autres, ainsi que le prouve la lecture de son livre si suggestif.

l’ëtat de la lune et des corps célestes, et ainsi d’une infinité de choses. »

Telle est la consultation régulière, décente, mais les choses ne se passent pas toujours de semblable façon.

Avant de reproduire ce que dit Mondeville sur les incidents des consultations, je veux exposer les sages préceptes qu’il pose pour la consultation à distance. Il consacre tout un Notable à cette question; c’est là un point important, quand on songe qu’à cette époque et dans les temps qui ont suivi jusqu’au xvi® siècle, il arrivait souvent que le médecin donnait son avis sans se déplacer, sans voir le malade, en examinant les urines et faisant quelques interrogations au messager (1). Il est inutile de donner tout ce que dit Mondeville, mais seulement les parties principales de son chapitre, laissant les arguments qu’il tire des auteurs qui l’ont précédé. C’est un des caractères de cette époque, comme je l’ai fait remarquer plus haut, que les auteurs en général, appuient leur opinion non principalement sur leur propre expérience et sur leurs propres études, mais sur les ouvrages de Galien et de quelques auteurs arabes.

Chez quelques-uns, le respect des ancêtres est absolu, rien ne peut être, en dehors de ce qu’ils ont dit. Monde-

(1) Déjà à cette époque les médecins et les chirurgiens renommés se déplaçaient, pour aller voir les malades, malgré la difficulté des communications : Lanfranc, Mondeville et Guy de Chauliac nous en donnent des preuves. Il y avait d’autres médecins, des physiciens, clercs, chanoines, comme étaient pour la plupart les maîtres régents de la Faculté de Paris, que leur dignité empêchait de visiter les malades et qui donnaient leurs consultations en interrogeant le messager du malade et analysant les urines de celui-ci. Cette coutume disparut peu à peu après la réforme du cardinal d’Estoute ville en 1452, qui obligea les nouveaux docteurs régents, qui ne recevaient plus de prébendes de l’Église, à s’occuper activement de clientèle. C’est de là que date la lutte de la Faculté contre les chirurgiens.

ville s’est élevé hardiment contre ce principe, mais il en subit parfois Tinfluence et il appelle aussi à son aide Galien ou les Arabes.

Voici ce qu’il dit sur la consultation à distance : « On nous demande fort souvent conseil, à nous chirurgiens, sur le traitement de maladies que nous n’avons pas vues ni ne pouvons voir, à cause de l’absence et de l’éloignement des malades qui ne peuvent être transportés, tandis que nous ne pouvons non plus nous rendre auprès d’eux. Dans ces conditions, il n’est ni sûr ni conforme aux préceptes de l’art et d’une bonne conscience, de formuler une prescription de traitement curatif, pour des maladies difficiles à guérir, comme en cas de cancer, de fistules, etc. Il est permis toutefois, après s’être légitimement excusé, de prescrire un traitement palliatif. Dans les maladies faciles à guérir, dans les petites plaies récentes, par exemple, dans les furoncles, apostèmes, légères contusions, etc., on peut donner une prescription curative à des personnes absentes.

« On rirait bien des chirurgiens, dit-il, si pour la moindre maladie, comme pour une grande, il fallait que le patient comparût personnellement devant eux.

« Enfin, ajoute-t-il, peut-être les envoyés de gens gravement malades nous diront qu’ils connaissent aussi bien que le patient lui -même toutes les particularités de la maladie, mais ce n’est pas possible, car personne ne saurait tirer du malade des renseignements aussi appropriés et aussi utiles au cas particulier que le chirurgien traitant. Le patient ne serait pas [attentif aux questions, si elles ne lui étaient pas faites par le chirurgien. De plus, si les messagers rendaient compte exactement de l’état du malade, tel qu’il était la veille, ce qui même n’est pas possible, ils ignoreraient complètement ou en partie f état présent, car il a déjà changé dans l’intervalle. »]

Dans ce qui précède, nous voyons les choses se passer correctement, à peu près comme de nos jours, mais avonsnous dit il n’en est pas toujours ainsi, et l’on trouve dans Mondeville quelques renseignements qui se rapportent alors aux mœurs du xiv® siècle.

Il nous montre combien il y a de gens qui choisissent leur médecin sans s’inquiéter de savoir s’il est instruit et expérimenté; d’autres ne sont pas satisfaits s’ils n’ont autour d’eux tous les chirurgiens possibles.

" « C’est souvent le cas de certains Parisiens qui, dans leurs maladies, convoquent quantité d’hommes de diverses sectes pour qu’ils tiennent une consultation. »

' Il y en a qui croient que plus les chirurgiens sont nombreux, plus ils guériront vite le malade, comme par exemple dix maçons qui travailleraient tous à un mur le feraient autant avancer en un jour, qu’un seul maçon en dix jours. — Les malades qui savent distinguer, entre les chirurgiens, celui qui a le plus d’instruction et d’expérience , préfèrent n’avoir qu’un chirurgien ; c’est le conseil que donne Mondeville.

Mais si des complications surviennent, en particulier la fièvre du quatrième jour (1), il sera préférable d’appeler deux chirurgiens, « et si possible qu’ils soient amis, de la même secte, de la même opinion ; si l’on n’en trouve pas de tels, on en prendra un troisième afin seulement qu’il établisse l’accord entre les deux premiers, après la discussion ».

Mondeville n’est pas partisan du grand nombre des consultants; il trouve à ces réunions nombreuses, aux-

(1) Le plus souvent, dit Mondeville, la fièvre qui accompagne les plaies est éphémère, mais parfois elle se change en fièvre de suppuration, ce qu’il faut redouter quand la fièvre se prolonge au delà de quatre jours. C’est pourquoi notre auteur fait intervenir cette limite de quatre jours, pour savoir s’il est né- • cessaire d’appeler un autre chirurgien.

quelles, par sa situation de chirurgien du roi, il assistait souvent, beaucoup d’inconvénients et peu d’avantages pour le malade.

Il fait alors une comparaison irrévérencieuse, comparant le malade à un chien, et les chirurgiens aux poils de l’animal : « Nous sommes, dit-il, comme les poils du chien, plus ils sont longs et grands, plus ils nuisent à la bête, parce qu’ils la surchargent, que les puces s’y cachent en grand nombre, et enfin que la longueur des poils ne lui est d’aucune utilité, puisqu’il meurt rarement de froid. »

— Plus nous sommes nombreux, ajoute-t-il, moins chacun se sent responsable. Chacun dit qu’il ne lui incombe pas une plus grande part du traitement qu’aux autres. Ainsi, plus le malade a de médecins, plus il se trouve en avoir peu ou point; si l’affaire va mal, chacun s’excuse et se tient pour absous. C’est pourquoi il arrive souvent que les malades riches sont moins bien traités que les pauvres, à cause du grand nombre de médecins qui sont autour d’eux.

D’un autre côté, le grand nombre des consultants V

trouble le chirurgien traitant et l’empêche de suivre sa pratique habituelle. S’il ne tient pas compte des observations des autres, on le considère comme un homme désagréable, orgueilleux, intrigant.

Le chirurgien expérimenté emploie, lorsqu’il est seul, certains procédés qu’il ne révélera que difficilement aux autres (chacun garde ses secrets et chacun à cette époque prétendait en avoir), ou bien il craint que l’on rejette son remède, ainsi que font quelques-uns, qui cependant gardent bonne note du moyen pour s’en servir à l’occasion. Ou encore, si son remède est accepté, chacun voudra y ajouter quelque chose, le premier des roses, le second du mélilot, le troisième de la camomille; de sorte que le médicament perdra sa vertu, et que le chirurgien

n’atteindra pas le but qu’il se proposait et sera alors diffamé par ceux-là mêmes qui ont gâté son remède. Enfin, quand le chirurgien expose aux autres qui les ignoraient les conclusions auxquelles son expérience le conduit, ils disent tous : C’est ce que j’ai observé depuis longtemps et c’est‘ce que je voulais dire.

Il est encore un [autre argument, d’après Mondeville, contre la grand nombre de médecins, c’est qu’en réalité un médecin expérimenté se trompe rarement, tandis qu’il est impossible, lorsque plusieurs médecins sont réunis, qu’ils soient tous d’accord sur la cause de la maladie, sur sa nature, sur les symptômes et le traitement, car autant de têtes, autant d’avis. Si par hasard ils sont d’accord, quoique voulant atteindre le même but, ils différeront sur les détails : si l’un propose de la mauve par exemple, dans le traitement d’un apost.ème à mûrir, l’autre qui voulaiÇdire la même chose, proposera de l’althea, le troisième de la branche ursine et ainsi des autres, quand ils seraient mille ; alors on mêle tout cela dans un même médicament, quoique la mauve seule eût mieux valu.

Enfin, pour montrer le désir que l’on a quelquefois d’avoir l’air de faire quelque chose, Mondeville rapporte dne petite anecdote. Dans une consultation, plusieurs médecins de Paris, et des meilleurs, venaient de formuler avec soin une ordonnance de sirop, survient un autre médecin qui était en retard : après avoir examiné attentivement l’ordonnance, il ajouta une fève, et comme les autres manifestaient une grande surprise : « Moutons et bœufs que vous êtes, pourquoi me regardez-vous avec cet air étonné {Oves et hoves, quîd admiramini aspicienfes) ? Avec quelle conscience prendrais-je ma part du salaire, si je ne mettais quelque chose dans le sirop. »

Si les consultants ne se disputent pas pour quelque

objet déterminé, ils se disputeront uniquement par jalousie ou par haine, et du moment où l’un dira quelque chose de raisonnable et de conforme à l’expérience, bien que diacuu Feût dit ou voulu dire s’il eût été seul, aussitôt tous se dressent l’un après Tautre et tombent d’accord pour dire le contraire de ce qui a été proposé.

Mondeville nous présente donc les consultations sous deux aspects différents. Dans le premier tableau, c’est la consultation typique, correcte; dans le second nous voyons apparaître les luttes journalières, les rivalités, les jalousies dont il accumule en quelques lignes quantité de variétés.

Sous ce rapport, les hommes du xiv® siècle ressemblaient singulièrement à ceux des époques qui ont suivi, seulement le xiv® siècle était plus brutal, moins soucieux des formes délicates. Néanmoins, toutes les remarques faites par Mondeville se retrouvent dans le chapitre des Consultations entre médecins, du livre publié en 1892 par Juhel Renoy sur les Devoirs du médecin.

Paris. — Typ. Chamerot et Renouard, i9, rue des Saints-Pères. — 31668.

Directeur : M. Charles RICHET

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