‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 115 sur 325 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DORAME, CRISPIN.

DOBÀME, entrant. Un homme en mon logis! qui ïy peut attirer? c B1SPIN. Mais dois-je croire ?. . . Ah Ciel ! que faire ? c*est Dorame. DOBAME, à part. Ma présence luy cause un peyi de trouble en Famé.

N'est-ce point un voleur? Que faites-vous icy? CBispiN. Hé... De ce que j'y fais qui vous met en soucy? DOBAME. Insolent, apprenez qu'icy je suis le maistre. cbisi4n. Je u'avois pas^ Monsieur, l'honneur de vous connoistre;

J'ay tort d'avoir parlé... comme j'ay répondu ,

J'en demande pardon.

dobamb. Mais céans que fais-tu?

Répons. CBispiN. Je n'y fais rien, Monsieur, je me retire.

DOBAME, te prenant au collet.

On ne sort pas ainsi.

CBISPIN. ' Mais...

DOBAME. Non, il me faut dire

Le sujet qui te porte à te rendre chez moy. CBISPIN. Monsieur... Monsieur...

D0R4IIE. Hé bien?

CRisprw. Tout franc, voyez- vous...

DOBiiMB. Quoy?

CRIS PIN. Enfin je suis... suffit.

( // veut s^eji aller. )

DORAME, Varrestant, Ce n'est pas là répondre.

Ton soin à m'échapper ne sert ^u'à ta confondre, Et tes yeux me font voir les regards d'un voleur ; Mais tu seras pendu.

CRisPiN. Je suis homme d'honneur

DORAME, le tenant. Holà, quelqu'un, holà!

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