‹ Les contemporains de Molière:Chapitre 170 sur 325 · RÉCIT AUX DAMES · texte numérisé non relu

RÉCIT AUX DAMES

Je suis cette Reyne du monde, Le séjour de la gloire et des justes plaisirs,

Le centre des plus beaux désirs,

Paris enûn où tout abonde ; Et de tant de grandeurs vous me voyez sortir Pour n'avoir soin que de vous divertir.

Je ne viens point, fîère et pompeuse, Etaler à vos yeux ces illustres conseils

?Iy ces foudroyans appareils

Qui domptent le Rhin et la Meuse* ;

De ces nobles soucis vous me voyez sortir

Pour n'avoir soin que de vous divertir.

].es plus plaisantes de mes rues.

Par des chemins nouveaux et qu'aucun n'a tenus,

Vont faire, sous des noms connus.

Voir des merveilles inconnues ; Je leur quitte la place, elles s'en vont sortir Et n'auront soin que de vous divertir.

ENTRÉE L La rue des Francs- Bourgeois*.

LES FBANCS-BOUAGEOIS AUX DAMES.

Malgré le désordre et l'abus Qui règne en ce siècle confus,

' Alltiftion aux récentes campagnes de Condé en Flandre et de Turenne en Allemagne.

> Il t'agft probablement de la rue des Francs-Bourgeois au Marais, la plus importante de toutes celles qui s*appelaient ainsi. Elle avait pris ce nom, au

Nous conservions nostre franchise ; Maïs nous n'avons pas grand ennuy

De la perdre aujourd'huy,

Puisque vous Tavez prise.

ENTRÉE n.

La rue des Mauvais-Garçons*.

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