SCÈNE V
CLIJNDOR, DAMON, MAROT.
CLiNDOR. Bonsoir, Monsieur Damon. '
DAMON. Je vous rends le bonsoir.
cuNDOB. Je suis, mon cher voisin, ravy de vous revoir.
MABOT , l>as, ISIoy, j'en suis fort fasché !
DAMO>'. Qu'avez- vous à me dire?
CLINDOR. Un trait des plus plaisans, qui vous fera bien rire.
MAROT. Ah ! le grand babillard.
DAMON. Surquoy?
CLINDOR. Sur les jumeaux,
Qui sont aussi galans que ressemblans et beaux. MAROT, à part. Rompons cet entretien sans tarder davantage ,
Ou tout seroit pprdu {haut). Dans vostre voisinage
Et dans vostre maison Ton vous cherche partout ;
L'on a dans le quartier couru de bout en bout. CLINDOR. Mais quel sujet encor met tant mes gens en peine .^
Timandre est-il venu faire quelque fredaine ? MAROT. Vostre grande cassette et vostre coffre-fort
Se sont trouvés ouverts , et Séline craint fort
Qu'on ait fouillé dedans.
CLINDOR. J'y cours en diligence.
Monsieur, excusez-moy, la chose est d'importance.
Je m'en vais avec luy pour sçavoir ce que c'est : Comme mon allié j'y prends grand intérest. à Danton. J'ay quelque chose aussi d'important à vous dire. Que seroit-ce.? dismoy.
Venez-vous point d'écrire Et fermer quelque lettre ?
Ouy, tout présentement.
C'est qu'on sent le brusié chez vous horriblement. Pour de cet accident apprendre l'origine , Nous avons visité chambre, grenier, cuisine , Tout le logis enfin, hors vostre cabinet Dont vous avez la clef.
J'ay la clef, en effet; Tous mes papiers sont là : je tremble à ta nouvelle. MÀBOT. N'auriez- vous point, Monsieur, mal éteint la chandelle ? DAMON. C'està quoy je pensois; j'y vais voir promptement.
DAMON
MABOT, DAMON.
MABOT.
DAMOiy.
MABOT.
DAMON